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Laurent Désiré Kabila, vrai démocrate et vrai homme d'Etat
Par Antoine Roger Lokongo
Kinshasa, 27.09.2001 | Politics
A la veille de la tenue du dialogue inter-Congolais qui débutera le 15 Octobre prochain à Addis-Abeba, rien n'indique que tous les espoirs soient permis quant à la récupération totale par la RDC de son intégrité territoriale et sa souverainété nationale, le rétrait inconditionel des troupes d'agression, la libération imminente du peuple Congolais de l'esclavage, de l'occupation, des massacres, des viols et des pillages systematiques de nos richesses par la coalition Ougando-Rwando-Burundaise, soutenue par des superpuissances bien connues et avec la complicité des soit-disant rébelles Congolais, et enfin un nouvel ordre politique en RDC. Mais de quel nouvel ordre politique s'agit-il?
Nous ne devons jamais perdre de vue que la guerre d'agression que le peuple Congolais subit lui a été imposée justement pour le forcer à couper court avec le nouvel ordre politique et le processus de démocratisation entamés après la libération du 17 Mai et freiner ou complètement briser son élan. Le peuple Congolais n'oubliera jamais les efforts que le feu Président Laurent Désiré Kabila a fournis et les fruits que le peuple a récoltés au cours de la prémière année du pouvoir nationaliste: la sécurité rétablie, l'Etat rémi sur pied, la monnaie stabilisée, l'économie rélancée et le bien-être de la population assuré. Pour cela, Mzee Laurent Désiré Kabila n'a pas seulement forcé l'admiration au niveau international, mais aussi et surtout fait école en montrant à ses compatriotes que rien qu'avec les moyens dont il a disposé et, sans tendre la main à qui que ce soit, il a pu rédresser la nation sur tous les plans.
Le peuple Congolais garde jalousement ce souvenir qui doit demeurer un point de référence à ce moment important de notre histoire (je sous-entend le dialogue inter-Congolais) parcequ'il s'est senti enfin organisé, mobilisé dans le cadre des CPP et des FAF afin de prendre son destin en main, et par conséquent, s'est vu confié des pouvoirs qui pendant plus de 32 ans n'appartenaient qu'aux tenants d'un régime compradore, dictatoriale et kleptocratique qui prétendait réprésenter les intérêts du peuple alors qu'il constituait tout simplement un instrument de pillage des richesses du pays au profit de la classe politique et des pays étrangers tout en surveillant le peuple et le contrôlant en même temps pour qu'il ne se soulève pas contre cet état de choses.
Cette nouvelle conception du pouvoir ou cette type de démocratie directe et populaire (l'antithèse de la députation) qui exige à ce que le peuple soit le maître de son propre destin, une fois enracinée, le moment que le peuple congolais soudait son unité et se mûrissait politiquement, allait premettre à la RDC de rompre avec un passé honteux et s'assumer complètement comme une nation qui croit en elle-même, donc totalement libre et indépendante. C'est pourquoi elle a été immédiatement combattue par ceux qui n'ont pas cessé de bloquer le dévelopement de la RDC à toutes les occasions. Ils avaient certainement pas peur d'un changement inevitable dans la culture politique en RDC à tel point qu'ils ont « ourdi des complots et déclenché une campagne systematique de disinformation et d'intoxication médiatique destinée à maintenir à genoux notre peuple longtemps humilié afin de freiner le processus de sa libération », pour ne pas réprendre cette phrase du feu Président Laurent Désiré Kabila lui-même.
Le Mzee a certainement inspiré une ère nouvelle de la naissance républicaine, de la redémocratisation, de la reconstruction nationale. Pendant son discours d'investiture, il a souligné que la démocratisation est et demeure l'affaire du peuple et non l'affaire des créateurs d'hommes politiques qui ont toujours oeuvrés à chaque tournant de l'histoire de notre pays pour que leurs agents soient intégrés dans l'appareil de l'Etat Congolais.
Le nouveau gouvernement desormais réconnu par tous les pays du monde n'a pas donc cédé pour ainsi dire aux préssions extérieures d'organiser à la hâte et sans délai des élections présidentielles et législatives (ou d'octroyer la nationalité Congolaise indistinctement à qui que soit) estimant qu'il fallait d'abord doter le pays d'une Constitution qui ne pouvait être issue que d'une Assemblée Constituante chargée de ~fixe les nouvelles règles du leur démocratique en RDC pour ne pas assumer la continuité du régime antérieur. C'est dans ce sens là qu'il faut comprendre l'interdiction des activités de plus de 400 partis ou formations politiques basés uniquement à Kinshasa pour distraire et diviser le peuple. Le Président Laurent Désiré Kabila a par la suite tracé un calendrier précis qui allait déboucher sur des élections législatives et présidentielles:
le 30 juin 1997: Annonce par le Chef de L'Etat de la prochaine Commission Constitutionelle chargée d'élaborer un avant-projet de Constitution;
juillet 1997: désignation du président de la Commission constitutionelle;
août 1997: formation de la Commission Constitutionelle;
le 1er septembre 1997: installation solennelle de la Commission constitutionelle;
le 1er mars 1998 : remise au chef de l'Etat du projet de la Constitution acompagnée des rapports circonstanciels des travaux ;
août 1998: convocation à l'élection des députés à l'Assemblée Constituante ;
juin 1998: élection à l'Assemblée Constituante,
le 30 juin 1998: remise au chef de l'Etat et du gouvernement de la nouvelle Constitution de la RDC ;
décembre 1998: éventuel référendom sur la Constitution ;
avril 1999, enfin: les prémières élections législatives et présidentielles.
Notons que même Monsieur Simpson, l'Ambassadeur Américain à Kinshasa à époque a félicité Kabila pour avoir annoncé des élections dans un délai de deux ans en ces termes: « Le Président Kabila est sur la bonne voie, politiquement parlant. Il s'en tient, en général, au calendrier fixé en vue de la démocratisation du pays. Il y a eu des régressions, mais rien d'important. En fin de compte, c'est à l'urne que seront jugé Monsieur Kabila et son gouvernement. »
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