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FACE A FACE AVEC LE BOUCHER DE KIGALI: ANTOINE ROGER LOKONGO JOURNALISTE CONGOLAIS INDEPENDANT BASE A LONDRES RENCONTRE PAUL KAGAME
Le Président Rwandais Paul Kagame, responsable de crimes contre l’humanité au Rwanda son propre pays ainsi qu’en République Démocratique du Congo, a paradoxalement été invité par le “Centre d’Etudes des Droits de l’Homme” de London School of Economics (Institut Commercial de Londres) le 4 octobre 2007 pour donner une conférence sur le thème: “Les Défies du Développement durable et la Sauvegarde de l’Environement en Afrique: Le cas du Rwanda”.
Tout au long de son exposé, Kagame n’a fait que repeater - comme on s’attendait – le même mantra du génocide de 1994 au Rwanda.
“Quatorze ans après ce drame, nous nous sommes efforcés à reconstruire un Rwanda prospère et un peuple réconcilié ave soi-même après des années de mauvais leadership [sous Habyarimana], ce qui a abouti a un génocide pendant lequel un million de Tutsi ont été tués. Nous avons rétabli les institutions démocratiques, et augmenté le secteur privé pour que le Rwanda puisse effectivement jouer un rôle efficace dans la Région des Grands Lacs, en Afrique et au niveau mondial,” a déclaré en substance le Président Rwandais.
Le Président Kagame a fait savoir que son gouvernement a décrété des lois sur l’environement et sur la conservation de la nature en vue de protéger la biodiversité et les resources naturelles rwandaises. Kagame a annoncé à cet effet que son government va par conséquent organiser une conférence internationale sur ce sujet à Kigali l’année prochaine.
C’était inacceptable d’écouter le même Kagame qui a systematiquement pillé les resources naturelles, minérales, la faune et la flore de la RDC, se dépeindre comme un grand environementaliste. J’ai donc saisi l’opportunité m’ayant été donnée juste après la présentation présidentielle, pour poser une question à l’homme fort de Kigali. Notez que je suis resté dans la même salle que le boucher de mon peuple. Ma stratégie etait de ne pas lui laisser l’occasion de continuer à duper son audience, et puis par la suite organiser une manifestion à l’extérieur pour faire d’une pierre deux coups. Je me suis dit que je vais prouver à cet homme que les Congolais sont plus civilisés que lui en étant dans la salle et par cet acte lui “restituer son humanité” (pour paraphraser le Président Mugabe parlant de Ian Smith, le premier ministre blanc de l’anciènne Rhodesie qui a massacré 50.000 Zimbabwéens avant l’indépendance et a emprisoné Robert Mugabe pendant 11 ans).
Prenant la parole, j’ai commencé par m’adresser au modérateur, le Professeur Conor Gearty, exprimant mon étonnement sur le fait la prémière conférence de “Centre d’Etudes des Droits de l’Homme” soit donnée par un homme qui est responsable de crimes contre l’humanité. J’ai rappelé a l’audience comment je me tenais souvent devant le bâtiment de London School of Economics pour mener une campagne contre cet homme (Paul Kagame) que vous avez maintenant invite ici pour parler de la paix, des droits de l’homme, du développement et de l’environement!
“Il n’y aura jamais de paix ni de développement dans la Région des Grands Lacs, au Rwanda, au Congo et ailleurs dans le monde sans justice. Vous savez bien que notre région vient d'être devastée par les activités criminelles et terroristes de Museveni et de Kagame,” ai-je declaré.
Je me suis tourné vers Paul Kagame et lui ai posé la question suivante:
“Vous, (en anglais on peut tutoiyer quelqu’un sans s’en rendre compte car le “you” peut a la fois signifier “Tu” et “vous”), quand est ce que vous allez demander pardon à votre propre peuple Rwandais pour l’avoir soumi aux viols, massacres, tuéries et genocide? Vous avez envahi le Rwanda à partir de l’Ouganda et vous avez massacré beaucoup de gens. Et puis vous avez tiré sur l’avion d’Habyarimana, ce qui constitue un acte terroriste [ici le modérateur a menacé de me rétirer la parole si je ne pose pas directement ma question mais j’ai demandé un sursis d’une minute]. Par cet acte vous avez fait déclenché un cycle des massacres et des tuéries qui a coûté la vie a plusieurs Hutu et Tutsi confondus. Vous avez procédé à envahir le Congo et vous avez violé et tué plus de 5 millions de Congolais et pillé systématiquement les richesses naturelles et minérales de ce pays. Voici donc ma question:
“Est-ce qu’il vous parvient, Monsieur Kagame, de dormir tranquillement pendant la nuit [éclat de rire de l’audience] faute d’une conscience tranquille après avoir tué des millions et des millions de personnes? Et quand vous ne jouirez plus de l’immunité présidentielle et du soutien des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, êtes-vous preparé à être jugé et à répondre aux crimes contre l’humanité que vous avez commis au Rwanda tout comme au Congo?”
LES REPONSES NON CONVAINCANTES DE KAGAME
En guise de réponse, Kagame a declaré que ma question mérite une simple réponse:
“S’il y a une chose à laquelle je prend plaisir dans ma vie, et bien il s’agit de mon sommeil. Oui, je dors tranquillement pendant la nuit et c’est grâce à moi que les Rwandais sont maintenant à mesure de dormir sans problèmes chez eux. L’orateur a pu compenser ses préjugés avec sa vigoureuse éloquence, mais il doit savoir que l’histoire de notre région n’est pas sacrée. Le Rwanda et le Congo partagent la même histoire coloniale et en dépit des frontières arbitrairement tracées qui nous séparent, des liens de sang demeurent intactes de part d’autre de la frontière rwando-congolaiseet ne seront jamais rompus [se dit du mythe des Banyamulenge].”
“Notre histoire récente a été dominée par les événements du genocide de 1994 au Rwanda et les mauvais leaderships, le manque de bonne gouvernance dans la region qui l’ont précédés. Les problèmes du Congo datent de l’époque coloniale et immédiatement après l’indépendance à cause des mauvais leaders, plus spécialement le régime dictatorial et totalitaire de Mobutu dépuis les années 1960. Le Congo est un pays très riche, mais dépuis l’époque coloniale, dépuis l’indépendance, et même au moment où je vous parle, le Congo n’a jamais été developé et le peuple Congolais n’a jamais bénéficié de ses immenses richesses! Le problème du Congo, ce n’est pas le Rwanda et le problème du Congo, ce n’est pas Kagame. Bien que le Congo regorge d’immenses richesses naturelles et minérales, il n’y a pas d’infrastructures, pas de routes, pas de cliniques, rien! Il n’y a rien! Et le monsieur bon orateur aurait mieux fait d’être [au Congo] et y apporter sans contribution aux solutions à ces problèmes et au changement d’une telle situation, d’un tel statut quo.”
Et Kagame de poursuivre: “ Nous n’avions jamais dit que le Congo est responsable du génocide de 1994 au Rwanda! Non! Nous ne blâmons pas le Congo et nous ne l’avions jamais tenu comme responsable. Mais après le drame, les génocidaires sont allés au Congo et ont joui du soutien de Mobutu Sese Seko. Tout l’arsenal militaire [de l’anciènne armée, les Forces Armées Rwandaises, FAR] et les dignitaires du government d’Habyarimana se sont installés dans les camps de refugiés à l’est de l’ancien Zaire. Et jouissant du soutien de Mobutu, ils s’organisaient et se préparaient à rentrer au Rwanda et nous renverser. Je suis devenu un réfugié à l’âge de trois ans. Je suis parvenu à rentrer au Rwanda quand nous nous sommes organisés nous mêmes, compant sur nos propres efforts. La vie que j’ai menée est une vie de lutte pour la libération de mon peuple. C’est ainsi que nous avions associés les gens qui gouvernent le Congo aujourd’hui à cette lutte. C’est grâce à nous qu’ils sont là, et au pouvoir aujourd’hui. Le Congo et le Rwanda feraient mieux de travailler ensemble pour s’attaquer aux problèmes de développement. S’il y avaient des Congolais qui avaient compri et qui étaient sensibles à nos préoccupations, on aurait jamais arrivé là où on est arrivé.”
“Ceci dit, jusqu’à ce jour, les FDLR sont toujours au Congo. Ils sont entrain de violer, de piller, de tuer et de terroriser la population congolaise. Nous avions envoyé nos forces armées au Congo et elles ont tué et délogé la plus part de ces génocidaires. Nous et le government Congolais estimons que 8,000 FDLR opèrent encore à l’est du Congo. Nous nous sommes efforcés à résoudre ce problème pendant les quatorze dernières années. Le problème s’est bien sure appaisé mais ce problème ne peut completement être éliminé que par le government de Kinshasa et par la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), sinon nous prendrons nos dispositions et nous allons le traiter nous mêmes une fois pour toute (…)”.
En guise de réponses à d’autres questions lui posées par d’autres intervenants dans la salle, Kagame a abordé entre autres le problème du retour des réfugiés Rwandais chez eux; sur la candidature imminente du Rwanda (un pays francophone qui est déjà membre de l’East African Economic Community, Communauté Economique des Pays de l’Afrique de l’Est) pour devenir member du Commonwealth qui régroupe en majorité les anciènnes colonies britanniques et la situation au Zimbabwe.
“Nous sommes prêts à accueillir tous les réfugiés Rwandais qui veuelent retourner dans leurs pays d’origine (plus spécialement de la Tanzanie et de l’Ouganda) si certains parmi eux ne portent pas une responsabilité quelconque, de près ou de loin au génocide de 1994 et s’ils ne nourrissent pas l’idéologie génocidaire. Mais la plus part d’eux préfèrent rester en Ouganda et en Tanzanie parce que là, les grandes terres leurs sont disponibles pour cultiver. Le choix leur incombe. Je ne porte aucune responsabilité historique. Ce n’est pas moi qui ai decidé que le Rwanda soit reduit a un pétit pays de par sa superficie ou sa dimension actuelle. Il y des grandes parties des territoires qui appartenaient jadis au Rwanda mais qui ont été arbitrairement rétrocédées à la RDC et a l’Ouganda [pendant la Conférence de Berlin]. La région Ougandaise de Kisoro, par example, de par la culture de ses habitants est facilement identifiable comme étant Rwandais [Attention, Museveni, un Tutsi a grandi à Kisoro!]”, a declaré Kagame.
Là, j’ai intervenu pour dire à Kagame que ce qu’il disait à n’était pas vrai.
“Ecoutez! Il me dit que ce n’est pas vrai! Qu’est ce qu’il connait de l’histoire, lui qui né juste hier?”, m’a rétorqué Kagame.
Voila! Kagame a indirectement fait allusion ici à une idéologie chère à lui et à Museveni: le rétablissement de l’Empire Hima-Tutsi dans la Région des Grands Lacs (expansionisme Tutsi) et leur rhétorique de la “nécessité de la tenue en Afrique d’une “Deuxième Conférence de Berlin pour revoir les frontières actuelles héritées de la colonisation mais tracées arbitrairement par les puissances occidentales au 19eme siecle”.
Neamoins, Kagame a affirmé que le mode de vie des Rwandais est parfaitement en accord avec les peuples de l’Afrique de l’Est, c’est pourquoi le Rwanda est naturellement devenu et demeure membre des pays de la Communauté Economique des Pays de l’Afrique de l’Est.
Kagame a declaré que le Rwanda a ses raisons propres à lui qui le poussent à vouloir joindre le Commonwealth.
“ La résponsabilité nous incombe de faire de notre adhésion au Commonwealth une réussite. Nous devons voir comment cette adhésion va nous servir nous, c’est-à-dire nos intérêts (comme par example faciliter l’octroi des bourses à nos étudiants pour venire étudier ici à London School of Economics); voir comment nous aussi nous allons apporter notre contribution, si modeste soit-elle à cette organisation.
Sur le Zimbabwe, Kagame a declaré qu’il existe des platesformes comme le Nepad, le Peer Review et l’Union Africaine, ainsi de suite… qui exhortent les leaders Africains à la bonne gouvernance et nous rappellent tous que nous portons dans une certaine mesure une résponsabilité commune dans la gestion de nos pays [car une crise dans un pays affecte facilement un autre]. Il y a donc des plateformes où nous engageons un dialogue franc entre nous, ou nous prenons des mesures à la fois collectives et correctives. Dans le cas du Zimbabwe, les efforts ont été déployés par la SADC et l’Union Europenne pour examiner la situation dans ce pays. Le Président Thabo Mbeki a été chargé par la SADC d’engager une médiation entre le pouvoir et l’opposition. Mais si changement il y aura au Zimbabwe, il devra venire de l’intérieur. C’est l’affaire des Zimbabweens.”
Et Kagame de conclure: “Je sais je ne vous ai pas satisfait dans ma reponse à votre question sur le Zimbabwe, mais pour le moment, limitons-nous là-bas (…)!
Attention! Qui a bu boira! Ils peuvent l’utiliser pour envahir le Zimbabwe comme il l’ont utilisé pour envahir le Congo. Mais le Zimbabwe, membre à part entière de la SADC, n’est pas un marche-pied de qui que soit qui et il est preparé à toutes les éventualités.
ANALYSE DES REPONSES DE KAGAME
Après la conférence, j’ai organisé un meeting devant le bâtiment de London School of Economics pour dissiper toute confusion possible sur tout ce que Kagame a declaré. Entouré d’une foule des etudiants et la plus part des gens qui etait dans l’audience, jai demandé à mon audience de ne pas se laisser dupés par Kagame, un terroriste protégé par les Etats-Unis et la Grande Bretagne parce qu’il a été leur homme de paille au detriment du peuple Congolais. Je vous avertis que tout menteur vit au dépens de celui qui l’écoute. Kagame c’est un arbre qui cache la forêt. Mugabe est diabolisé dans ce pays à la longeur des journées parce qu’il a lancé la réforme agraire dans son pays au profit des noirs Zimbabwéens et pour avoir deployé ses troupes au Congo pour mettre fin à l’agression anglo-americano-rwando-ougando-burundo-sud africaine contre le pays de Laurent Désiré Kabila, sinon nous ne serions pas à mesure de parler d’un pays qu’on appelle la RDC aujourd’hui. Mais quelqu’un qui traine les crimes contre l’humanité comme Kagame vient librement en Grande Bretagne comme il le veut jusqu’a etre récu par la Reine.
J’ai informé mon audience que Kagame coopèrent avec les FDLR qu’il libère des prisons au Rwanda, les envoit au Congo pour piller les minerais et pour violer et tuer. J’ai cité comme preuve le fait que le Vendredi 28.09.2007 dernier Nkunda a réclamé un “dialogue” avec le gouvernment dans une interview accordée à L'AFP.
“Le CNDP appelle en priorité à "régler militairement la question des FDLR”, at-il declaré.
Nkunda n’a à peine fini son coup de téléphone à l'AFP que trois ex-combattants rwandais dont deux en provenance de son mouvement le CNDP et un ex-combattants FDLR ainsi que deux dépendants, une femme et un enfant, viennent d’être rapatriés ce vendredi au Rwanda. Voilà! Il y a donc des FDLR dans les rangs de Nkunda soutenu par Kagame. Le doute n’est donc pas permis.
J’ai poursuivi mon intervention: “Kagame a declaré qu’il il n’y a rien au Congo, pas d’infrastructures, pas de routes, pas de cliniques, rien! Je vous informe que juste au moment où nous voulions reconstruire notre pays sous la direction de Mzee Laurent Désiré Kabila, les Etats-Unis et la Grande Bretagne -boudant le nationalisme de Mzee Kabila qui a privilègié les intérêt supérieurs du Congo d’abord et avant tout, - nous ont, à travers les armées Tutsi du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, mi le bâton dans les roues en nous imposant une guerre injuste et barbare.”
“Kagame prétend que c’est lui qui a mi ceux qui dirigent le Congo aujourd’hui au pouvoir. Ne le croyez pas. Nous venons à peine d’organiser des élections transparentes, libres et démocratique qui n’ont jamais eu lieu il y a de cela 45 ans dans notre pays et les dirigeants actuels ont été legitimés par le peuple. Le renversement de Mobutu a été le fruit d’une révolution populaire et d’une guerre de libération populaire dirigée par Mzee Laurent Désiré Kabila avec l’appui technique du Rwanda et de l’Ouganda. Laurent Désiré Kabila était à la tête d’une rebellion forte de 47,000 hommes encadrés par 3,000 officiers Rwandais et Ougandais. Avec 3,000 hommes comment pouvaient-ils libérer la RDC, un pays aussi grand que toute l’Europe de l’Ouest? Vous fairez mieux de consulter notre site www.congopanorama.info pour découvrir toute la verité là dessus.”
J’ai informé mon audience que le Congo a gagné contre l’Ouganda a la cour penale internationale et qu’un processus visant à voir Kagame être jugé pour crimes contre l’humanite a été déclenché en Espagne.
J’ai declaré que ce qui s’est passé au Rwanda en 1994 c’etait bel et bien une guerre civile et non une guerre d’extermination des Tutsi par les Hutu. Mais Kagame a depuis lors utilisé le génocide de 1994 comme un fond de commerce.
“Kagame va chez les puissances occidentales et leur dit: “Ou étiez-vous lorsque les Hutu nous ont presque exterminés? Les Occidentaux qui ont preparé Kagame pour jouer un rôle macabre dans notre région, pretendument animés par conséquent d’un sentimentde culpabilité pour avoir laissé faire le génocide, lui demandent pardon, lui donnent des armes ainsi que tous les autres moyens financiers et logistiques pour envahir le Congo, y piller et y tuer. Et ils se taisent.
“Kagame va chez les Tutsi rescapés du genocide et leur dit qu’ils lui doivent leur survie aux mains des Interahamwe. Et ils se taisent, lui élisent et toute opposition est par consequent suprimée. Mais la vérité c’est que Kagame a sacrifié plusieurs Rwandais pour s’emparer du pouvoir comme l’a reconnu le Général Dalaire, alors commandant des forces de l’ONU au Rwanda en 1994. Sur base de sa politique de “Imidugu” ou la “Villagisation”, tous les Rwandais de milieux ruraux ont été forcés d’abandonner leurs terres dans ces milieux ruraux et habiter le long des grande routes du pays ou ils seront mieux surveillés par la notoire Local Defence Forces, vigilance oblige. Beaucoup de paroisses Catholiques ont été donc déjà fermées et le milieu rural desert. (qui a recuperé ces terres on ne sait pas!). Les rescapés du génocide se sentent abandonnés à leur triste sort. Les Rwandais ordinaires qui n’ont pas quitté le pays suspectent leurs leaders, revenues tous de l’exil de ne pas s’identifier à eux. En effet, le nouveau regime de Kagame les accuse de complicité avec le government d’Habyarimana.
“Kagame va chez les Hutu Rwandais et leur dit que c’est lui qui a maitrisé ses hommes qui ne juraient que par l’extermination totale des Hutu en guise de vengeance. Ils se taisent et n’osent pas lui opposer. Si les Hutu tentent de se re-organiser politiquement, ils sont immédiatement accusés de “divisionistes”, envoyés en prison ou en exil ou meme assasinés. L’ancien Pasteur Bizimungu qui a dernièrement croupi en prison pour avoir crée un parti politique autre que le FPR en a fait les frais. Kagame a ordonné à ses troupes de massacrer systematiquement tous les Hutu au Congo pendant qu’elles accompagnaient L’AFDL de Laurent Désiré Kabila, ce qui a été fait. Et au Rwanda même, plusieurs Hutu (et plusieurs Congolais deportés de l’Est de leur pays; à l’instar de 80 jeunes d’Uvira qui, en 2001, se sont opposés a l’agression rwandaise et qui demeurent portes disparus jusqu’a ce jour selon l’Agence Catholique Misna) ont éée tués et leurs corps incinérés dans des crematorium contruits pour la besogne dans le cadre de l’Opération “ManPower Duties” soutenue par les troupes américaines dans les bases militaires de Bugasira, Ruhengeri, Byumba, Kibungo et Inyungwe au Rwanda. Le but de l’operation c’était de reduire et ramener la population Hutu à un niveau docile (espace vital faisant défaut). C’est ce qu’a assuré Nick Gordon, alors correspomndant de la BBC au Rwanda dans un reportage qui date ce cette époque. Et dire que toutes ces cranes dans les mausolés au Rwanda sont toutes des Tutsi tués? Ce n’est pas vrai et c’est impossible de verifier, meme scientifiquement.
“Kagame va chez les Tutsi vivant au Congo et leur dit que s’ils ne s’organisent pas, les Congolais qui ne les aiment pas vont les exterminer acr ils ne doivent jamais oubblier jamais ce qui s’est passé au Rwanda en 1994. Ce n’est donc pas une surprise que Kagame a recemment declare qu’il comprenait les raison pour lesquelles Nkunda se bat! Ce n’est donc pas une surprise que l’Economist, un magazine stratégique de Londres a qualifie les Tutsi de “Juifs de l’Afrique”. Fort du soutien anglo-saxon, Kagame a qualifié les Congolais de simples “Ibicucu”, ce qui signifie “les vaut-riens” en Kinyarwanda (ce qui justifie le genocide de plus de 5 millions de Congolais?).”
Je continuais d’éduquer et d’informer la foule jusqu’a ce que le service de securité de l’Université a fait appel à la police. Ils sont venus, ils ne m’ont pas adressé se rendant compteque je ne faisais rien d’illegal! Et quand j’ai vu Kagame quitter avec sa delegation et ses gardes-corps, j’ai crié de toutes mes forces: “Kagame, terroriste, Kagame tueur! Kagame Hitler!”. Ils m’ont regardé, ils ont souri tout en hochant négativement la tête et ils sont partis.
La crise en Rdc: Début des réponses du président Kagamé - « Enseignements et Suggestions » Par Mr. F. W. WANA
Mesdames et Messieurs,
Le début de réponses du président Paul Kagamé à la crise congolaise est riche d’enseignements hélas ! Cette intervention mérite quelques suggestions permettant à éclaircir le débat et nuancer les équivoques sémantiques dont elle attachée.
Le raisonnement du président Kagamé est le suivant :
L’histoire de notre région n’est pas sacrée. Le Rwanda et le Congo partagent la même histoire coloniale et en dépit des frontières arbitrairement tracées qui nous séparent, des liens de sang demeurent intactes de part d’autre de la frontière rwando-congolais et ne seront jamais rompus [se dit l’épopée Banyamulenge].”
Les problèmes du Congo datent de l’époque coloniale et immédiatement après l’indépendance à cause des mauvais leaders, plus spécialement le régime dictatorial et totalitaire de Mobutu depuis les années 1960.
La vie que j’ai menée est une vie de lutte pour la libération de mon peuple. C’est ainsi que nous avions associés les gens qui gouvernent le Congo aujourd’hui à cette lutte. C’est grâce à nous qu’ils sont là, et au pouvoir aujourd’hui. Le Congo et le Rwanda feraient mieux de travailler ensemble pour s’attaquer aux problèmes de développement. S’il y avait des Congolais qui avaient compris et qui étaient sensibles à nos préoccupations, on aurait jamais arrivé là où on est arrivé.”
Ce n’est pas moi qui ai décidé que le Rwanda soit réduit à un petit pays de par sa superficie ou sa dimension actuelle. Il y des grandes parties des territoires qui appartenaient jadis au Rwanda mais qui ont été arbitrairement rétrocédées à la RDC et a l’Ouganda [pendant la Conférence de Berlin]. La région Ougandaise de Kisoro, par exemple, de par la culture de ses habitants est facilement identifiable comme étant Rwandais [Attention, Museveni est né à Kisoro!]”
Il en ressort de cette intervention un certain nombre d’enseignements à la fois :
- Historiques (les frontières arbitrairement tracées dont des grandes parties des territoires qui appartenaient jadis au Rwanda ont étés rétrocédées à la Rdc et l’Ouganda),
- Ethnologiques voire anthropologiques, en ce sens que, (des liens de sang demeurent intactes de part et d’autres de la frontière rwando-congolais et ne seront jamais rompus),
- Géopolitiques (mauvais ou manque de leadership régional dont le président Paul Kagamé veut s’approprier en rétablissant la paix régionale pour cause que, les gouvernements de la Rdc seraient incapable),
- Des frustrations mêlés d’un sentiment d’injustice contre le Rwanda qu’il convient de réparer degré ou de force (Ce n’est pas moi qui ai décidé que le Rwanda soit réduit à un petit pays de par sa superficie ou sa dimension actuelle).
Ces enseignements ont le mérite d’êtres suggestionnés pour nuancer les équivoques sémantiques enfin de parvenir à une compréhension mutuelle.
Suggestions :
Toute proportion gardée, en en croire la sincérité des propos du président Paul Kagamé, tout espoir est permis, si nos gouvernants mettaient de coté l’émotion au bénéfice de la raison, une paix durable naîtra pour l’intérêt suprême des filles et fils des grands lacs africains. D’où l’interjection lancée par le président Paul Kagamé en ces termes : - S’il y avait des Congolais qui avaient compris et qui étaient sensibles à nos préoccupations, on aurait jamais arrivé là où on est arrivé. - Le Congo et le Rwanda feraient mieux de travailler ensemble pour s’attaquer aux problèmes de développement.
Nonobstant, les désidératas du président Paul Kagamé doivent êtres expurgés de toutes équivoques sémantiques enfin de parvenir à une solution partagée de tous notamment ;
- L’histoire coloniale, injuste soit-elle, est une donnée sensible dont il ne convient pas d’extrapoler avec légèreté, au risque d’ouvrir une plaie incurable pour l’humanité toute entière !
Le président Kagamé revient à la conférence de Berlin, à l’origine des tracées arbitraire des nos frontières Certes ! Si faute y est monsieur Kagamé peut-il imputer les conséquences aux congolais ?
Si le souhait du président Paul Kagamé consiste à initier une deuxième conférence de Berlin pour revoir les frontières actuelles héritées de la colonisation, mais tracées arbitrairement par les puissances occidentales au 19eme siècle” alors, que pouvons-vous dire aux peuples blancs des Etats-Unis d’Amériques concernant l’occupation des terres indiennes du contient américains ?
- Certes ! La question du leadership régional peut être évoqué en substance mais, cette question peut trouver de solutions de deux manières notamment ; par le charisme naturel et/ou par la force ! Malheureusement, le président Kagamé a fait un mauvais choix, en optant pour la deuxième solution avec les conséquences désastreuses occasionnées à ce jour.
A l’attention du président Paul Kagamé, il convient de faire remarquer la subtilité sémantique de son intervention à savoir que :
• Son obsession du leadership nous a conduits dans une situation plus qu’inextricable que le mauvais leadership de ses prédécesseurs ! La région des grands lacs vient de connaître la plus grande crise humanitaire que l’humanité a pu connaître depuis la seconde guerre mondiale,
• En faisant appel à ses compétences militaires et sa grande érudition historique, le président Paul Kagamé est parfaitement le mieux lotis pour savoir qu’il y a eu des précédents historiques dans la conquête de leadership en espèce, la conquête hitlérienne en Europe Occidentale,
• Le président Kagamé se doit la lucidité d’appréhender l’évidence selon la quelle que ; la folie de la raison peut produire des monstres comme l’inquisition fut pour la foi ! L’Europe ne fut pas construite avec les idées hitlériennes, ni sous pression d’un quelconque leadership !
Naturellement, si les propos du président Kagamé inspires la sincérité, propos en citation de la quelle : « L’histoire de notre région n’est pas sacrée. Le Rwanda et le Congo partagent la même histoire coloniale et en dépit des frontières arbitrairement tracées qui nous séparent, des liens de sang demeurent intactes de part d’autre de la frontière rwando-congolais et ne seront jamais rompus…Le président Kagamé, serait adhéré à une solution des intelligences et de sagesse qui conduit vers semblablement à l’union et rassemblement des ses frères et sœurs dans un grand ensemble des grands lacs plutôt que, la quête du leadership au sein d’un petit commun diviseur !
Le président Kagamé se doit l’assurance que, les congolais sont sensibles et comprendrons ses préoccupations, à partir du moment où ces dernières sont recentrées dans le cadre de la communauté d’intérêts, et non le contraire.
En suivant le raisonnement du président Kagamé, il donne la triste impression de condamner les résolutions prisent les conférenciers à Berlin, mais paradoxalement, le président Kagamé agis sous influences et conseils des ceux mêmes qu’il prétend nous avoir divisés !
Pour conclure:
Les dirigeants congolais dont le président Kagamé dit avoir aidés pour arriver au pouvoir, de même que, monsieur Kagamé l’a été par le président Museveni, sont prêts à travailler ensemble pour s’attaquer aux problèmes de développement dans la paix et la sincérité.
Fait à Paris, le 10 octobre 2007 - Mr. F. W. WANA.
Le Camarade Iseewanga Indongo-Imbanda ajoute: "Il convient de souligner, dans cet ordre d'idées,que Museveni avait été aidé par Nyerere (Tanzanie) pour conquérir le pouvoir en Ouganda. Nyerere qui, par la suite, n'avait pas fait valoir un quelconque droit de regard sur l'évolution générale de l'Ouganda, moins d'occuper une partie du territoire ougandais ou de piller ses "richesses.. .".
"Travailler ensemble..." implique, présuppose égalité et, surtout, respect mutuel entre les partenaires. .. Ce préalable entre-t-il dans la ligne de conduite, des ambitions de Kagame par rapport à une partie de la RD Congo? - Iseewanga Indongo-Imbanda.
Reaction de l'UCDP(Union de Congolais pour la Défense de la Patrie):
Le Premier Ministre Anglais a choisi de faire ami-ami et de s'afficher publiquement avec un terroriste criminel avéré et qui s'en prévaut, Paul Kagame, le président du Ruanda! Paradoxe, il fait des pieds et des mains pour diaboliser le patriote Mugabe à qui il reproche d'avoir fait justice pour son peuple en lui restituant ses droits et ses terrespar la loi agraire!
Le dictateur tribaliste ruandais est arrivé à Londres où il était accueilli sur un tapis rouge, en guise de reconnaissance pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité en RDCongo et au Ruanda dont la responsabilité lui incombe!
Pour l'affronter, un vrai patriote Kabiliste, en plus, Roger Antoine Lokongo, proche de l'UCDP, avec la force du simba(lion), a affronté face à face, cet ignoble personnage qui a sur sa conscience des millions de morts!
Comble d'ironie, tous les braillards et adorateurs du futile et du mensonge, tous les faux "patriotes" de la onzième heure qui excellent dans la violence, l'intolérance, la haine, tous les vendeurs d'illusions patriotiques qui se baptisent "resistants pour rire", ils ont disparu à l'arrivée de Kagame! Personne pour tenter de tabasser le ruandais Kagame! Des lâches, fourbes qui n'ont même pas osé se déplacer pour brandir même un simple calicot! Et pourtant ils le savainent, ayant été prevenus une semaine avant!
Reaction du Dr. Shungu M. Tundanonga-Dikunda
Public & Policy Affairs Consultant
PF 62 02 45
D-10792 Berlin (Germany):
Où étaient les ruandophiles congolais, qui lynchèrent She et qui terrorisaient les Congolais à Londres et ailleurs en Grande-Bretagne?
Ils ne peuvent pas prétendre qu'ils ignoraient l'arrivée de Kagame à Londres, qu'il parlerait à London School of Economics. Ils ne peuvent pas prétendre qu'ils ne connaissent pas suffisament d'anglais pour pouvoir la conférence de Kagame et que faute de traduction simultanée ou consécutive, ils n'auraient rien compris: où étaient-ils passés?
Ils étaient partout, sauf à cette institution d'enseignement supérieur, qui est considérée comme une des meilleures du monde. Beaucoup ne savent même pas où London School of Economics se trouve: l'anglais qu'on parle dans ce quartier et qu'on y parle dépasse leurs facultés intellectuelles. Où étaient-ils? Où seront-ils aujourd'hui et demain? Kagame ne les a pas reçus. Kagame continue toujours de leur refuser la nationalité ruandaise.
La présence de Kagame à Londres a fait décanter la nébuleuse congolaise en Grande-Bretagne. Banacongo sont devenus ce qu'ils ont toujours été et ce que les Congolais savaient: Banakagame et Banaruanda congolais ou d'origine congolaise.
Nous recevons souvent les messages de représentants de différents partis politiques congolais de l'opposition parlementaire et extra-parlementaire à Londres et en Grande-Bretagne: pourquoi ce silence radio, alors que le député Kisombe jr. (MLC) avait demandé à être reçu par Mme Kabila à Bruxelles et avait été reçu, d'après ces propres déclarations à la presse? La visite de Kagame à Londres a apporté la preuve irréfutable que les noms et les sigles de certains partis politiques congolais sont usurpés par les ruandophiles congolais en Grande-Bretagne. Preuve: She a toujours circulé librement à Kinshasa, siège de tous les partis politiques congolais. Quel intérêt auraient eu un ou plusieurs de ces partis à commanditer une agression contre lui à Londres?
Reaction de Mr Albert Kisonga
J'apprécie la profondeur de la réflexion de notre frère Wembo Wana. Mais ne nous égarons pas du sujet. La politique poursuivie par M. Paul Kagame est raciste, militariste et expansionniste.
Raciste, en ceci qu'elle est fondée sur la supériorité supposée des Tutsi, laquelle leur confèrerait le droit de gouverner les autres.
Militariste, du fait qu'elle sublime la force militaire, privilégie la confrontation armée comme moyen de reglèment des conflits. Son régime est épinglé par la CIA comme le premier, à l'échelle mondiale, en termes de dépenses militaires par rapport à son PIB.
Expansionniste : le noyau des dirigeants tutsi rwandais a toujours voulu étendre les limites territoriales de son pays aux dépens des voisins, bien avant l'arrivée du colonisateur. C'est ainsi que les Rwandais avaient mené des guerres au Burundi, au Kivu et en Ouganda. Cependant, ces expéditions militaires n'étaient pas toujours victorieuses et ne se traduisaient pas nécessairement par l'annexion des territoires. Bien souvent, c'étaient des razzias, qui se résumaient à sémer la mort et à piller, en se retirant précipitamment.
Du reste, ou M. Kagame connaît mal l'histoire de la région ou, plus probablement, il ment à dessein. Par exemple, la région allant de Ruhengeri à Gisenyi ne fut jamais soumise au Mwami du Rwanda avant la colonisation. Ce sont les Allemands qui vont convaincre les principautés locales hutu d'accepter d'être intégrées au Rwanda.
S'il persiste sur ce registre, le Congo serait en droit de réclamer l'Ouest du Rwanda. Jusqu'après l'indépendance, j'ai vu de mes yeux le père de M. Nicolas Kahasha, ancien PDG de l'ONO, traverser deux fois par mois la Ruzizi pour aller dire le droit à Cyangugu, au Rwanda, au nom du Mwami Kabare.
Ne nous faisons pas d'illusions sur les objectifs du pouvoir de Kigali.
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