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Regardez-le ici! Mais attention! Ce film contient des mensonges, surtout à propos de Lumumba!

 
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Les Echos de Kinshasa - Mise à jour quotidiènement - parce que "le journalisme n'aime pas le silence!"

Bernard Kouchner a frôlé l’humiliation à Kigali! - Info UCDP

En visite officielle au Ruanda, le Ministre Français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui a récemment boudé publiquement de serrer la main du guide de la révolution lybienne Mouammar Kadhafi en visite officielle en France, a paradoxalement serré très chaleureusement la main du plus grand dictateur criminel africain, le Président ruandais Paul Kagame. Probablement obnubilé par la propagande faite des délires de persécution relative au génocide de 94 dont le dictateur ruandais use comme fonds de commerce pour tromper l’opinion international, Bernard Kouchner était tellement envoûté par la commisération fondée sur les mensonges qu’il a omis d’exiger la pratique du droit de l’homme à Kagame! Bien au contraire, le Ministre français s’est retrouvé en position d’accusé et il a même failli se mettre indûment à genoux au pieds du dictateur sanguinaire ruandais, pour demander pardon au nom de la France pour le génocide de 94! Pour l’UCDP, la France n’a rien à se reprocher sur cet événement tragique pour lequel le dictateur ruandais Kagame et sa bande de criminels tablent pour faire oublier leurs crimes!

Dans un entretien d’Anna Gillberg avec Jean Kalama-Ilunga, coordonnateur de l’UCDP , publié par le site www.deboutcongolais.com en 2004, l’extrait ci-après met en exergue la responsabilité flagrante de Paul Kagame sur le génocide de 94 en étant qualitativement comme le facteur déclencheur pour avoir ordonné personnellement la destruction terroriste de l’avion du feu Président Juvénal Habyarimana!

« « « …. A. GILLBERG : Effectivement, le cas flagrant de la République Démocratique du Congo, empreint de zones d’ombres quant aux commanditaires, nous interpelle tous et suscite des interrogations auxquelles on ne veut toujours pas donner de réponses plausibles ! A ma connaissance, plus ou moins 4 millions de congolais sont morts, victimes de l’agression contre la République Démocratique du Congo par 3 pays voisins à savoir le Ruanda, l’Ouganda, le Burundi sous l’indifférence scandaleuse de la communauté internationale devenue complice passive et qui constitue un barrière pour que la vérité soit révélée et que la justice soit rendue aux 4 millions de victimes congolais! Paradoxalement, d’une part, 500 mille à 800 mille victimes du génocide de 1994 au Ruanda sont depuis dix ans l’objet d’une commisération internationale frisant l’hypocrisie d’autant plus qu’elle est utilisée abusivement par le pouvoir en place au Ruanda comme outil de chantage servant à remettre au pas la communauté internationale chaque fois qu’elle tente de se réveiller pour jeter un œil sur les délits criminels et de pillage perpétrés en R.D.C. principalement sous l’instigation du Président Ruandais Monsieur Paul Kagame ! D’autre part, des institutions de transition, particulièrement désopilantes de mon point de vue, composées de bric et de broc à savoir des criminels de guerre, des pilleurs… pour bidouiller une apparence de résolution de conflit sont imposées aux Congolais ! Monsieur Kalama, après ce conflit quelles peuvent être pour vous les perspectives d’avenir pour les pays des Grands Lacs ? Etes-vous d’avis que les élections constituent la panacée pour le règlement de la crise multiforme imposée à votre pays, la R.D .C. ?

Jean KALAMA : Je partage votre lecture sur la reconstitution de la tragédie congolaise depuis 1998 que vous venez de résumer avec brio et je vous félicite pour l’effort de compréhension que vous avez fourni, cela nous évite de perdre du temps sur de longues séances d’explications ! Pour répondre à la question posée, je tiens à préciser qu’il serait irresponsable de se hasarder dans une présentation des hypothèses qui ne serait que simplistes si elles ne tiennent pas compte de la profonde complexité de la situation consécutive à l’amalgame et à la confusion délibérément installés dans la région des Grands Lacs principalement en R.D.C. où les congolais sont interdits de finalité commune de référence! En fait, cette situation brouille toute lisibilité sur l’échiquier politique en R.D.C. essentiellement et, par conséquent, elle ne facilite pas la construction de la base analytique et historique en vue de l’élaboration des hypothèses cohérentes et pertinentes pour l’avenir!.......

A. GILLBERG : En ce qui concerne le processus, quels sont, d’après vous, les facteurs sur lesquels il faut s’appuyer ou qu’il faut éradiquer pour sa réussite ?

Jean KALAMA : Après analyse, sans ambages, je désigne, du point de vue structurelle, l’impunité et, du point de vue conjoncturelle, Monsieur Paul Kagame, le Président du Ruanda comme facteurs nocifs devant être neutralisés pour espérer une réussite du processus ! Kagame est génocidaire au même titre que les’’ interhamwe’’, les milices d’autodéfense hutu et même plus.

A. GILLBERG : Monsieur Paul Kagame dites-vous ?

Jean KALAMA : Sans nulle doute ! Monsieur Paul Kagame, le Président du Ruanda, est bien la personne par qui toutes les tragédies que nous déplorons dans la région des grands Lacs, ont pu être possibles aussi bien au Ruanda qu’en R.D.C. ! Il est génocidaire au même titre que les intiramhwe et même plus ! Je m’explique : Au Ruanda, si le débat de société de nature conflictuelle constituait le plat de consistance quotidien que se partageaient les hutus et les tutsis,et bien que le contexte de conflit armé entre les combattants du F.P.R. ( Front Patriotique Ruandais) et les Forces armées ruandaises prédisposait la population à des réactions violentes de vengeance, les tueries qui ont coûté la vie à des milliers des Ruandais ne pouvaient pas se réaliser sans un facteur déclencheur grave qui a provoqué cette folie meurtrière. Ce facteur déclencheur était l’assassinat du Président Ruandais de l’époque Juvenal Habyarimana dont l’avion en provenance d’Arusha en Tanzanie pour une conférence pour la paix, a été abattu avant son atterrissage à Kigali au Ruanda le 6 Avril 1994!

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour désigner le commanditaire de l’attentat terroriste qui a coûté la vie des Président Habyarimana du Ruanda et celui du Burundi Cyprien Ntaryamira! La manipulation avait tenté de faire croire à l’opinion que c’étaient tantôt les Français, tantôt les Belges, ensuite les dignitaires hutus, soi-disant qu’ils étaient mécontents du fait que le Président avait accepté de céder une part importante du pouvoir aux insurgés tutsis ! Mais aujourd’hui, les langues se délient ! Des Tutsis, combattants de l’A.P.R. (armée patriotique ruandais) bras armé du F.P.R.. de Kagame , exécutants de sales besognes, fatigués d’être manipulés et trompés sur la finalité du combat qu’on leur a imposé de faire pendant des longues années, se sont décidés à tout dévoiler ; ils affirment donc que c’était Monsieur Paul Kagame, l’actuel Président du Ruanda qui avait non seulement donné l’ordre d’abattre l’avion du Président Juvenal Habyarimana, mais qu’il avait, en plus, interdit aux 600 combattants du F.P.R. présents à Kigali au moment des faits d’intervenir pour protéger les Tutsis qui se faisait massacrer ! D’ailleurs, dans un mémorandum interne de l’O.N.U., Michael Hourigan, enquêteur des Nations Unies, a confirmé que cet attentat était l’œuvre d’un commando tutsi de l’A.P.R. sur ordre de Kagame !

A .GILLBERG: Quel regard portez-vous sur les accusations et l’acharnement du président ruandais Paul Kagame contre la France lorsqu’il la désigne comme responsable du génocide pour avoir formé et aidé les hutus ?

Jean KALAMA : Les accusations et l’acharnement de Monsieur Kagame contre la France est une mascarade, une fuite en avant qui procède du désarroi d’un individu qui sent se resserrer autour de lui l’étau de la justice ! La victimisation à outrance qu’il a toujours utilisée comme base et outil de la manipulation a fini par perdre toute crédibilité du fait qu’il s’en est toujours servi pour son propre compte au détriment des véritables victimes à savoir les tutsis qui vivaient au Ruanda et les hutus ! Il faut noter, par ailleurs, que son délire contre la France est une vengeance personnelle qui procède de son incarcération pendant 13 heures en 1992 à la préfecture de Paris en France, accusé avec ses amis comme terroristes ! Depuis plusieurs années, Paul Kagame a abusé de la commisération internationale sur le génocide de 94 au Ruanda, dont il en a fait un fond de commerce, pour tromper non seulement la communauté internationale mais aussi tous les Ruandais Tutsis comme Hutus ! Il faut noter aussi qu’après la débâcle consécutive à la disparition inopinée du Président Habyarimana et la débandade militaire des forces armées ruandaises (FAR), l’armée loyaliste face aux insurgés Tutsis de Paul Kagame , ce dernier, en position de force, a ordonné les massacres systématiques et sans discernements des hutus par ses combattants! Ce fait a toujours été occulté ! Ainsi donc, la confusion était telle que Kagame, en position de force, avait facilement occulté la vérité et imposé à la communauté internationale sa fallacieuse version des faits qui condamnait sans appel les hutus ! La France qui entretenait les relations privilégiées d’Etat à Etat avec le régime de Juvenal Habyarimana dont la coopération militaire, face à cette tragédie et devant la démission des Nations Unies, était dans son droit de prendre unilatéralement l’initiative d’organiser en mesure de ses moyens l’opération de sauvetage des populations hutus traquées pour être tuées par les hommes de Kagame dite opération Turquoise! En vue de bien cerner la question, le bon sens nous impose avec le recul de donner une réponse à certaines observations à savoir :

1° Lorsqu’on a estimé le nombre des victimes des massacres de 94 au Ruanda, on a constaté qu’il y avait autant de victimes Tutsis comme hutus ! Et ces derniers étaient qualifiés de hutu modérés sur base des critères obscurs! Sachant que les intiramhwe, la milice d’auto- défense ethnique hutu s’en prenaient aux Tutsis facilement identifiables par leur morphologie : Qui avaient donc massacré la multitude de hutus victimes de cette tragédie ? : Comme je l’avais souligné, Paul Kagame avait bel et bien ordonné à ses combattants d’exterminer les hutus, mais comme il était vainqueur et maître du jeu, il s’était disculpé en faisant comptabiliser ses victimes hutus au crédit des intiramhue !

2° Lorsqu’il était question de rendre compte de cette tragédie, la communauté internationale n’avait retenu et mis en exergue que les massacres de Tutsi en occultant ceux des hutus ! A qui donc avait profité cette distorsion de la vérité ? : A Paul Kagame qui en a fait son cheval de bataille pour s’attirer la sympathie de la communauté internationale, diaboliser les hutus et rouler dans la farine ses frères Tutsis qu’il a trahis en les abandonnant aux massacres pour se intérêts personnels!

3° Au regard de la situation confuse de 1994 au Ruanda, que serait-il arrivé si la France n’était pas intervenue pour sauver les Hutus des massacres à grande échelle qu’avaient entrepris les Tutsis du F.P.R. qui se vengeaient sur ordre de Paul Kagame. D’une part , la France aurait probablement été accusée de non assistance à population en danger du fait de la proximité de ses troupes basées en R.D.C. (Zaïre à cette époque), un délit que méritait plutôt l’O.N.U., et d’autre part, ça aurait peut-être constituer une occasion pour montrer comment Kagame était responsable des massacres des hutus qu’il a poursuivis jusqu’en R.D.C. et qu’il continue à traquer jusqu’aujourd’hui dans le but de les exterminer! Au travers tous ces faits, la communauté internationale doit s’éveiller pour mettre fin aux extravagances criminelles de Paul Kagame, un dictateur cynique et sanguinaire, un individu extrêmement dangereux qui a réussi à tromper tout le monde ! …. » » » » » » » » » » »

Plutôt que d’aller exécuter des ronds de jambes devant le dictateur criminel de Kigali qui n’hésite plus à pousser sa roublardise jusqu’à se faire passer pour ’’juif’’, Bernard Kouchner fera bien de faire honneur à la France en alertant la communauté internationale pour qu’elle se mobilise en vue afin de mettre fin aux aventures criminelles de ce dangereux personnage et ses complices en relançant les poursuites judiciaires et en imposant un dialogue national de toutes les forces politiques, sinon la région des Grands Lacs restera en état de déstabilisation permanente! Info UCDP

Alain Juppé : réponse à Bernard Kouchner sur la "faute" de la France au Rwanda

Texte distribué par Texte distribué par Mwalimu Kadari M. Mwene-Kabyana, Ph.D (Dimanche 27 Janvier 2008 - 16:47:01).

Les limites de la Realpolitik

Je comprends bien que la France veuille se réconcilier avec le Rwanda. Le réalisme politique le commande. C'est l'intérêt de notre pays. Mais de là à tomber dans les amalgames de la repentance ou les compromissions de la "realpolitik" , il y a un fossé.

On nous dit qu'au Rwanda, la France aurait commis une "faute politique". C'est trop ou trop peu. De quelle faute s'agit-il? Il faut l'expliquer!

Aurions-nous, par exemple, pris systématiquement le parti d'un camp contre l'autre, des Hutus contre les Tutsis? C'est une contre-vérité.

Pendant la période où j'ai conduit la diplomatie française (d'avril 1993 à mai 1995), nous avons fait tous les efforts possibles pour aider à la réconciliation des Rwandais. Ces efforts ont abouti aux accords d'Arusha II signés le 4 août 1993, qui ont enclenché un processus de transition vers l'union de toutes les parties (hélas! avorté après l'assassinat des Présidents rwandais et burundais en avril 1994).

En son temps, le Président du FPR (Front Patriotique Rwandais), M. Kagamé, avait officiellment adressé ses remerciements à la France pour la contribution qu'elle avait apportée à la conclusion de ces accords.

Aurions-nous "omis" de dénoncer le génocide dont les extrémistes Hutus se sont rendus coupables à partir d'avril 1994? C'est une contre-vérité. J'ai moi-même prononcé le mot de génocide le 15 mai 1994 au Conseil des Ministres de l'Union Européenne, et le 18 mai à la tribune de l'Assemblée Nationale française. Mes déclarations sont publiques.

Aurions-nous fait preuve de passivité alors que la communauté internationale aurait agi? C'est une contre-vérité. C'est même exactement l'inverse qui s'est passé: face à l'incapacité du Conseil de Sécurité des Nations Unies à déployer sur le terrain la force internationale que son secrétaire général, M. Boutros-Ghali, appelait des ses voeux, mais que bloquaient plusieurs grandes puissances, la France a pris l'initiative. Le chef du gouvernement français, M.Balladur, que j'accompagnais, s'est rendu personnellement à New-York pour obtenir mandat du Conseil de mettre sur pied une opération humanitaire internationale sous commandement français.

Ce fut l'opération Turquoise qui a parfaitement accompli la mission qui lui avait été assignée, dans les conditions de temps et de lieu prévues. La présence de l'armée française a permis de sauver des dizaines de milliers de vie et d'arrêter le flux de plusieurs millions de personnes qui fuyaient vers le Zaïre voisin (devenu République Démocratique du Congo). Son intervention est à l'honneur de la France.

Dès lors, de quelle faute nous parle-t-on?

Nous assistons depuis plusieurs années à une tentative insidieuse de réécriture de l'histoire. Elle vise à transformer la France d'acteur engagé en complice du génocide. C'est une falsification inacceptable. La diplomatie française ne devrait pas s'écarter de la voie de la vérité et de la dignité.

Alain Juppé

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