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Les Echos de Kinshasa - Mise à jour quotidiènement - parce que "le journalisme n'aime pas le silence!"
Face à face avec Ban Ki-moon, Sécrétaire Général de l'ONU - Nous lui posons une question sur la MONUC.
L'Association de l'ONU en Grande Breatagne (UN Association - UK) acueilli vendredi 13 juin 2008, Ban Ki-moon, le Sécrétaire Général de l'ONU en visite officielle à Londres, à l'imposante hémicycle de la Royal Geographical Society.
Mr Ban a prononcé un discours sur le thème suivant: «Les Nations Unies et l'agenda global en expansion». Il est revenu sur les quatre grands défis auxquels l'ONU fait face aujourd'hui, à savoir, la lutte contre les changements climatiques (priorité des priorités de son mandat), la santé pour tous, la lutte contre le terrorisme, l'éradication des armes de destrcution massive dont les armes nucléaires.
A la fin de son discours, Mr Ban était disposé à repondre à quelques questions de la part de l'audience. C'est ainsi qu'Antoine Roger Lokongo, journaliste Congolais basé à Londres (pour le moment) a saisi l'occasion pour poser une question au Sécrétaire Général de l'ONU sur la MONUC.
Antoine Roger Lokongo:
«Mr le Sécrétaire Général,
"La RDC mon pays est l'hote de la plus grande mission de l'ONU aujourd'hui dans le monde, à savoir la MONUC. Je crois que plus de 17,000 casques bleus de l'ONU y sont déployés. Et pourtant il n'ont rien reussi à neutraliser les groupes armés qui terrorisent l'est du Congo, plus particulièrement le Seigneur de guerre Tutsi Laurent Nkunda. Au contraire, les soldats de la MONUC s'adonnent aux viols et abus sexuels contre le mineurs en RDC et echangent des armes contre l'or avec les mêmes miliciens dont ils sont supposés neutraliser commel'a attesté un documentaire de la BBC. Quelle est dorénavant la durée du mandat de la MONUC et qu'est ce qu'elle peut encore accomplir pendant la courte durée qui lui reste?»
La question a été suivie par des applaudissements de la part de l'audience.
En guise de réponse, Mr Ban Ki-moon a déclaré:
La RDC était le premier pays ou j'ai entrepri une visite officielle immédiatement après mon investiture. J'ai rendu visite aux soldats de maintien de la paix qui y sont déployés sous l'étendard de la MONUC, la plus grande mission de l'ONU au monde aujourd'hui. Malheureusement, il y a eu des incidents pendant lesquels les droits de l'homme n'ont pas été proprement protégés et les abus sexuels ont eu lieu. J'ai enoncé une politique de «Tolérance Zero» contre de tels abus et dépuis lors j'ai constaté une baisse vertigieuse des abus sexuels commis par les troupes de l'ONU. Ces abus ont causé une disatisfaction totale vis-à-vis la MONUC. J'ai décidé de repatrier des contigents entiers qui étaient impliqués dans de tels abus. Et parce que le Sécrétaire Général de l'ONU ne peut pas prendre des mesures punitives contre ceux qui se sont rendus coupables de tels abus, j'ai demandé aux gouvernements de leurs pays d'origine de prendre de telles mesures contre eux, ce qui n'est pa satisfaisante pour la communauté internationale, j'en sais bien. Mais il y a un engagement ferme de notre part de ne jamais plus voir de tels abus se répeter.»
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