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Le pillage des ressources de la Rdc banalisé et politisé
Par J.Diana G
C'est au lendemain du déclenchement de la guerre que des
voix se sont élevées pour dénoncer le pillage
des ressources naturelles de la Rd-Congo. L'Ouganda et le Rwanda
qui croyaient téléguider le régime L.D Kabila
ont été désillusionnés en constatant
qu'ils avaient affaire à un patriote qui, pour rien au
monde, accepterait de livrer son pays à la razzia. Quand
L.D. Kabila décide de rapatrier tous les soldats étrangers
qui l'avaient aidé à mettre fin à la dictature,
Museveni et Kagame, appuyés par divers groupes d'intérêts,
ont décidé de venir se servir à la pelle.
Ils déclarent la guerre au Congo le 2 août 1998.
Il a fallu que le mal devienne profond pour que la communauté
internationale, cherchant à se faire bonne conscience,
décide d'envoyer une mission d'enquête au Congo.
Le premier panel a fait un travail très important et très
fouillé. Le rapport présenté par la première
commission est objectif. Cela, apparemment n'a pas plu à
ceux qui voulaient utiliser la commission pour régler certains
comptes. Il n'était pas question que les pays agresseurs
soient les seuls incriminés. Le deuxième rapport
est visiblement voulu équilibriste au détriment
de toute objectivité. Il fallait impliquer certains dirigeants
politiques congolais. Mais surtout, il fallait que le Zimbabwe
figure à la même page que le Rwanda et l'Ouganda.
Le deuxième rapport est donc utilisé comme une des
armes pour abattre le régime Mugabe.
Cette instrumentalisation banalise le pillage des ressources
naturelles du Congo et politise à souhait un dossier qui
appelait le bon sens et l'humanité de la communauté
internationale. Dans ces conditions, la Rd-Congo ne peut attendre
une quelconque réparation. Car, le Rwanda et l'Ouganda
qui sortent gagnants dans cette instrumentalisation se diront
qu'ils n'étaient pas seuls à piller la Rd-Congo.
Le rapport de l'Onu pousse la complaisance au cynisme au point
de vouer aux gémonies tous ceux qui se sont trouvés
aux côtés de la Rd-Congo aux moments les plus difficiles.
On peut faire comprendre au Zimbabwe qu'il n'avait pas droit
de faire des affaires avec la Rd-Congo, chasse-gardée de
certaines puissances occidentales qui, pendant des siècles,
ont pillé ce pays sans contrepartie.
En définitive, on veut faire croire au Zimbabwe qu'il
avait tort de secourir le Congo et pour ce geste, il ne devrait
s'attendre à aucune récompense. Que dire du Groupe
Forrest qui se retrouve dans ce rapport comme un cheveu dans la
soupe. En effet, on ne pardonne pas à ce groupe d'être
resté au Congo et de redonner ainsi espoir aux Congolais.
On s'imagine ce que serait le Katanga sans le Groupe Forrest.
Ce
qui est choquant dans cette affaire, c'est qu'il sent la manipulation
à ciel ouvert. Car, lorsqu'on parle du Zimbabwe, on cite
des individus et on ne dit pas dans quelles mines les soldats
zimbabwéens creusent les minerais. De même, on n'étaie
pas les accusations contre le Groupe Forrest qui opère
en Rd-Congo depuis plus de deux décennies. Le texte qui
a été distribué dans les journaux, ne mentionne
ce groupe que dans le titre, le corps de texte est muet. Il n'y
a pas meilleure façon de desservir la Rd-Congo que celle-là.
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