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Le
Rwanda deploie des nouvelles troupes en RDC
Du
haut de la tribune de la 57eme Assemblée des Nations Unis,
le Président Zimbabwéen Robert Mugabe a rapellé
à la communauté internationale que le mandant du Panel
des experts sur l'exploitation illégale des richesses naturelles
et minérales de la République Démocratique
du Congo tend vers sa fin. En effet, il expire au mois de Décembre
2002. Mugabe a émi son espoir de voir le Panel avoir le courage
d'exposer l'agenda economique des pays qui ont envahi la République
Démocratique du Congo.
Mugabe a saisi cette opportunité pour annoncer le rétrait
des troupes alliées Zimbabwéennes de la République
Démocratique du Congo et a appélé au déployement
immédiat des forces d'interposition et de maintien de la
paix dans le cadre de la troisième phase de la Mission
des Nations Unis au Congo (MONUC III).
Par ailleurs, le Rwanda vient d'annoncer le rétrait de
1.600 de ses troupes de la ville Congolaise de Kindu, chef-lieu
de la province du Maniema, à l'est de la République
Démocratique du Congo. Mais Vital Kamerhe, le Commissioneur
Général du gouvernement Congolais, chargé
du processus de paix, ces troupes n'ont été déployées
au Congo il y a à peine un mois. Le Rwandan maintient plus
de 35,000 troupes au Congo. Ce rétrait Rwandais a été
suivi d'un déployement de trois nouveux bataillons à
l'est de la République Démocratique du Congo, et
d'un massacre de plus de 82 civiles, massacre perpétré,
comme à Kisangani, par les commandants Amisi, alias Tango
Fort, Hérode Nguz et Bernard Byamungu du mouvement rébèlle
RCD Goma et par le Lieutenant Pascal Sebatware de l'Armée
Patriotique Rwandaise (RPA), selon une déclaration des
forces d'auto-défence populaires Maï-Maï, et
confirmée par la MONUC.
Le même scénario se répète à
Isiro, à Bunia et à Mugbere au nord-est, où,
le mouvement rébèlle du MLC, dirigé par Jean
Pièrre Bemba, le beau fils de Mobutu, interdit tout accès
à la MONUC et aux organisations humanitaires pour discimiler
les massacres.
Au
même moment, le Rwanda réfuse tout accès aux
organisations humanitaires de venir au sécours des soit-disant
réfugiés Tutsi Banyamulenge Congolais (31,000 au
total) forcément répatriés dans la zone de
Masisi dépeuplée par les massacres. Il s'agit en
effet des population Tutsi Rwandaise que Kagame veut installer
au Congo.
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