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DROIT DE REPONSE AU JOURNAL LE POTENTIEL - POUR QUI ROULE LE POTENTIEL?
Par A.R.Lokongo
A
Monsieur le Redacteur-en-Chef du Journal le Potentiel,
Monsieur,
Votre
journal est dans une mauvaise passe pour accomplir sa mission
- Helas! Je ne suis pas le seul Congolais lucide à le remarquer
- celle d'effacer de la mémoire du peuple tous les acquis
de la Révolution du 17 Mai, blanchir l'image des politiciens
voleurs et néocoloniaux issus du régime kléptocrate,
sanguinaire et dictatorial Mobutiste, y compris les Tsisekedistes
et quelques décus du Kabilisme, pour leur permettre de
réconquerir le pouvoir. Je ne peux pas bien sûr omettre
les soit-disants rebelles de cette liste. Ils ne sont pas "des
fils égarés" mais des bandes consciemment fascistes,
terroristes, génocidaires et pilleurs, crées et
entretenues par les intérêts dominants de la coalition
Anglo-américano-rwando-ougando-burundaise, aujourd'hui
agresseur et envahiseur du grand Congo démocratique. Et
le Potentiel se permet de faire tout ceci au nom de la liberté
de presse. Quelle liberté de presse?
En
effet, l'on sait qu'en Afrique en général et au
Congo en particulier, seuls les journeaux qui reçoivent
des fonds importants de la part des puissances impérialistes
et de la bougeoisie locale sont à mésure de fonctionner
régulièrement et de s'imposer à l'opinion
nationale, pour le compte de ces puisances et de cette bougeoisie
locale. Pour qui roule le Potentiel?
J'évoque,
pour être plus précis, la falsification et la denaturation
récente des faits contenus dans mon interview que m'accordée
Monsieur Simon Guilbert, Directeur des Investissements de la multinationale
diamantifère, De Beers. En effet dans un article paru dans
votre journal à Kinshasa, le 22.11.2002 et signé
par Baudouin Wamwana, vous avez cherché à imputer
"frauduleusement" le scandale concernant le détournement
de plus de 66 millions de dollars américains au nouveau
régime dirigé par feu Président de la République
Démocratique du Congo, Mzee Laurent Désiré
Kabila qui a fait table rase du système Mobutiste lorsqu'il
a pri le pouvoir le 17 Mai 1997 grâce à une révolution
populaire.
Monsieur
Wamwana n' a pas eu même la honte de deshonorer sa profession
de journalisme en changeant la date liée à ce scandale,
et je le cite: "Et tout récemment en 1997, De Beers
a acheté des diamants d'une valeur de 66 millions de dollars
américains."
Or
dans l'interview que j'ai réalisée avec Monsieur
Guilbert, ce dernier a été 100% clair. De Beers,
a t-il- dit, et je cite: " a achèté en 1987
[et non en 1997 comme vous le fabriquez] des diamants d'une valeur
de 66 millions de dollars américains. Cet argent devait
consolider l'économie zaïroise. Nous payions toutes
les taxes dues à l'État pour tous nos exports. Ce
que le gouvernement zaïrois a fait avec tout ce argent n'est
pas notre affaire. C'était en dehors de notre contrôle."
Je
me demande alors : A qui voulez-vous plaire ? Aux Mobutistes ?
Mais "On ne s'agenouille pas devant des monstres qui ont
cassé leur pays ?!" comme le disait Feu Mzee Laurent
Désiré Kabila.
Monsieur,
Desormais
nous prenons bonne note de votre escroquerie, de votre mauvaise
foi, de votre exploitation éhontée de la "libertinage
de presse" qu règne aujourd'hui au Congo, qui est
pourtant un pays en guerre, et de votre vraie raison d'être,
celle de vous faire une force intermédiaire ou le courroie
de transmission des directives des forces étrangères
et des opposants armées et non-armées compradores,
au détriment de l'intérêt national de votre
pays. Attention ! Cessez de profiter de l'économie du crime
et de demeurer des intellectuels aux esprits colonisés.
Vous portez une très grande responsabilité historique
pour votre "contribution médiatique" à
l'agression, au pillage, au génocide de plus de 5 million
de vos compatriotes, et à la propagande au profit des Mobutistes,
des agresseurs et des soi-disants rebelles.
Je
vous assure qu'en tant que vrais patriotes Congolais que nous
sommes, nous nous battrons jusqu'à la dernière goutte
de notre sang pour sauvegarder l'essentiel : l'intégrité
territoriale et la souverainété nationale de notre
pays. Nous ne nous résignerons jamais plus longtemps à
un sort aussi barbare et inhumain nous imposé par la coalition
Anglo-américano-rwando-ougando-burundaise
- et ses acolytes Congolais - et pour laquelle vous servez de
"caisse de resonnance". Il est de mon droit inaliénable
que vous publiez ce droit de réponse.
VOICI
CI-DESSOUS UNE COPIE DE VOTRE ARTICLE. VEUILLEZ LE CONTRASTEZ
AVEC MON
INTERVIEW
ORIGINELLE PUBLIEE DANS L'AVENIR DU 18 NOVEMBRE 2002 CI-DESSOUS:
Economie:
De Beers se désengage dans l'achat du diamant du "sang"
venu de l'Est de la R.D.C. De Beers a acquis le "diamant
du millénaire " au Congo-Zaïre de Mobutu qui
orne le Dôme de Londres à un vil prix pendant la
deuxième République. Ce diamant vaut actuellement
plus de 750milliards de dollars américains.
Kinshasa
, 22.11.2002 | Economy INCLUDEPICTURE "http://www.mmcnews.com/news_images/diamant-image_180.gif"
\* MERGEFORMATINET
"
Nous nous sommes donc décidés de ne plus jamais
acheter des diamants extraits de Mbuji-Mayi ou de Tshikapa, parce
que nous n'étions pas à mesure de certifier ou de
garantir que ces diamants ne seraient pas des diamants de sang.
C'est la raison pour laquelle nous avions fermé nos comptoirs
là-bas. Nous maintenons une présence infime au Congo,
six à sept personnes à Kinshasa, et quatre à
cinq personnes à Mbuji-Mayi où nous avons encore
des propriétés à maintenir ". Ces propos
sont signés Simon Guilbert, directeur des investissements
de la firme international De Beers, spécialisée
dans le commerce du diamant. Lesquels propos étaient tenus
au cours d'une interview accordée à notre confrère
"L'Avenir " et publié dans la livraison de lundi
18 novembre 2002.
A
Londres où il se trouve, M. Simon Guilbert explique que
sa firme n'était pas du tout affectée par le monopole
accordé à Idi Diamond, une firme israélienne,
pendant le règne de Laurent-Désiré Kabila
pour l'exploitation du diamant. "Nous n'étions pas
affectés parce que nous n'étions plus actifs à
Mbuji-Mayi à ce temps là. Nous achetions des diamants
provenant d'autres marchés, donc nous n'étions en
compétition avec personne. Nous avions mis fin à
nos opérations en Rdc depuis la fin de l'année 1999,
parce que nous ne pouvions plus acheter des diamants profitables
à l'escalade de la guerre. Depuis lors, nous n'avions jamais
acheté un seul grain de diamant en Rdc (...).
Deuxièmement,
sachez que l'interdit du commerce des diamants de sang exploités
dans les zones de conflits sera bientôt mis en vigueur à
travers une résolution de l'Onu, explique-t-il à
" L'Avenir " De Beers, rappelle-t-on, a acquis le diamant
du millénaire au Congo-Zaïre qui orne le Dôme
de Londres à un vil prix pendant la Deuxième République.
Ce diamant vaut actuellement plus de 750 milliards de dollars
américains. Et tout récemment en 1997, De Beers
a acheté des diamants d'une valeur de 66 millions de dollars
américains. Cette firme affirme avoir contribué
à l'essor de l'économie congolaise, en plus des
actions sociales menées par des investissements massifs
dans l'agriculture. La construction des écoles, etc.
Pour
renouer avec la Rdc, De Beers, par la bouche de son directeur
des investissements pose comme condition la mise sur pieds d'une
structure légale stable sur base de quoi nous serons à
mesure d'opérer et d'établir notre business. Il
fait, sans doute, allusion au nouveau Code minier qui est, du
reste, promulgué.
Et
d'expliquer : "Dès qu'il y a des garanties que nous
exigeons là-bas, aussi bien que la paix et la sécurité,
C'est à partir de ce moment que nous allons entreprendre
et avancer avec les négociations. Nous devons aider ce
pays à se ressaisir à se tenir debout, non seulement
en achetant des diamants, l'une de ses ressources principales,
mais aussi en exploration d'autres possibilités d'investissement
dans d 'autres secteurs".
De
Beers ne traite pas avec les rebelles, dit-il. Nous ne traiterons
qu'avec le gouvernement légal et légitime du pays
, tranche Simon Guilbert. Il affirme à ce propos que tout
le diamant provenant de Kisangani, province Orientale et de tous
les autres territoires occupés sont considérés
comme des diamants du sang.
Jusqu'à
ce que le conflit soit résolu, nous allons trouver très
difficile de convaincre nos clients et de leur donner une garantie
absolue que les diamants que nous achèterions en Rdc ne
sont pas de diamants de sang. Nous devons donc être totalement
sûrs des sources d'où proviennent ces diamants. Compte
tenu de la situation actuelle en RDC, il est très difficile
pour nous d'être totalement sûrs, déclare Simon
Guilbert. Et de conclure : " Nous maintenons à un
zéro-risque. Nous ne pouvons plus nous permettre le risque
de voir les diamants du sang être écoulés
à travers notre système". Baudouin Wamwana
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