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LE RETOUR DU MOBUTISME SANS MOBUTU - LES SIGNES AVANT-COURREURS
Analysez le paysage politique Congolais de l'heure, et sans en
aucun cas être pessimiste ou porter atteinte à la
"reconciliation nationale" qui se profile à l'horizon,
et vous ne manquerez pas pas à dépicter des indices
qui rappellent ou qui annoncent déjà "le retour
du Mobutisme sans Mobutu".
Demain,
les Congolais seront dirigés par les honorables vice-présidents
Adolphe Onosumba, Jean Pièrre Bemba, Azarias Ruberwa (un
Rwandais) et que sais-je encore, qui, hier, se distinguaient par
des actes de pillage des resources naturelles et minérales
du Congo avec leurs maîtres d'occident et les agresseurs
Rwandais, Ougandais et Burundais; et des massacres de "leurs
compatriotes" jusqu'à emprisonner certains dans des
trous, leur couper des bras ou même les enterrer vivants.
Peu importe, le "Pax Americana" dans la région
l'exige.
Mais
ça sera une pillule amère à avaler pour tous
vrais nationalistes Congolais et soyons certains que la lutte
va continuer jusqu'à la libération totale de notre
pays de la main-mise impérialiste et occidentale à
travers leurs hommes de paille Rwandais, Ougandais et Burundais,
les soit-disant rebelles Congolais et d'autres traîtres
au sein du gouvernement. Un gouvernement qui affiche déjà
l'apparence de s'incliner devant les injonctions des Occidentaux
pour servir leurs intérêts au depourvu du peuple
Congolais et de l'intérêt national, comme à
l'époque de Mobutu.
Soyons
aussi sûrs que la transition, les élections se feront
sur base des "arrangements" entre les differents protagonistes
et les puissances occidentales et que tout sera fait pour que
le peuple, déjà affaibli par quatre ans d'une guerre
injuste lui imposée par coalition Anglo-américano-ougando-rwando-burundaise,
soit gardé passif. Ce qui est inacceptable, donc la lutte
va continuer sous des formes variées.
"Freedom
is coming, tomorrow! La liberté finira par triompher!"
chantaient les jeunes de Soweto, bravant les tirs à l'arme
lourde de la police Sud Africaine pendant l'apartheid. N'avons-nous
pas combattu Mobutu pendant 32 ans?
En
effet, quel miracle peuvent Bemba, Onosumba, Ruberwa, Tsisekedi
et consort, operer pour rédresser la nation Congolaise
sinon de continuer de la piller encore davantage à l'absence
des groupes de pression qui serviront de garde-fou? Le bilan de
leur gouvernement dans les territoires Congolais leurs conquis
et gardés sous surveillance par lea agresseurs Rwandais,
Ougandais et Burundais est macabre sur tous les plans!
En
ce qui concerne le gouvernement de Kinshasa, nous n'avons pas
manqué à travers nos écrits à dénoncer
le souhait de certains tenants du pouvoir (ministres, généraux,
PDG des entreprises de l'État) de voir la guerre s'enliser
pour s'enrichir en l'occurrence, y compris jusqu'à spolier
le patrimoine de l'État (vente des ambssades, détournement
des deniers publiques), profitant aisément de la confusion
crée par l'assassinat combien ignoble du Feu Président
de la République, Mzee Laurent Désiré Kabila.
Certains parmi eux sont déjà reconnus comme des
présumés coupables de cet assassinat. Tout se passe
comme si tous les bélligerents ont signé des accords
sécrèts pour piller le Congo sans Laurent Désiré
Kabila!
Il
faut donc, que toutes personnes impliquées ou citées
de près ou de loin par le Rapport de l'ONU - pourtant politisé
- sur le pillage des resources naturelles et minérales
de la RDC soient attendues par la justice Congolaise et prouver
leur innocence à défaut de quoi, leurs noms s'ajouteront
à la longue liste de tous les prédateurs qui ont
pillé le Congo pendant l'ère Mobutiste, des "rebelles"
au service de la mafia et les agresseurs du grand Congo Démocratique.
Dans tous les cas, ils doivent tous retourner l'argent volé
à l'État Congolais ou le dedommager, l'état
de droit que nous voulons tous reconstruire oblige.
Nous
remarquons aussi la marginalisation totale des vaillants combattants
Maï-Maï pendant les négotiations, eux qui non
seulement endurent les prémiers feux de l'ennemi agresseur
au front à l'est, mais aussi observent son mouvement, sa
stratégie et son plan d'action. Nous déplorons aussi
le manque de mobilisation totale du peuple pour former des comités
de défence de la Révolution du 17 Mai.
D'ailleurs,
selons des sources concordantes, pendant que "les Congolais"
négotient sur "le partage du pouvoir" à
Pretoria, les Rwandais amassent des troupes et de l'armément
lourd à Kabalo pour attaquer le territoire de Shabunda
encore sous contrôle des vaillants combattants Maï-Maï.
"Le
partage du pouvoir", voilà ce qui justifie tous les
combats qui ont lieu entre les different groupes rebelles et qui
ont pour finalité, non pas la libération du Congo,
comme le prétendent plusieurs soit-disant "mouvements
de libération du Congo", mais le contrôle des
espaces géographiques aussi vastes que possible pour être
mieux écouté pendant les négotiations, Ça
n'a rien à faire avec la réconciliation nationale!
C'est la loi du plus fort qui prime, donc c'est la loi de la jungle
qui régit le Congo, aujourd'hui divisé.
En
plus ce qui étonne plus d'un obervateur, c'est le langage
quasiment Mobutiste qu'emploient certains tenants du pouvoir,
tel que " les hommes passent, les institutions restent",
pourtant sévèrement dénoncé par Feu
Mzee Laurent Désiré Kabila au cours de son dernier
examen de l'état de la République avec la presse
au Palais de la Nation.
Cet
adage était fort courant et populaire à l'époque
de Mobutu pour justifier le détournement des fonds de l'État
par quiconque detenait une portion du pouvoir, convaincu que peut
être demain il ne sera pas là.
"Ozali
na mino buka ndika, nzoku ya Mobutu kata ya yo eteni tango mbeli
ezopela", attendions nous à la longueur des journées.
C'est dommage! Où est ce que ça a laissé
le fameux Zaïre? A l'âge de la pièrre taillée.
D'autre
part, les Congolais se renseignent sur l'état de leur nation
beucoup plus à tarvers les médias étrangers
que par les médias locaux (la plus part déjà
à la solde des intérêts égoïstes)
qui ne font que répercuter les déclarations ténues
par les ministres à la RFI, à la Voix de l'Amérique,
à la BBC Afrique, que sais-je encore? Ce que le gouvernement
Zimbabwéen fait très très rarement. Les Congolais
se pleignent déjà de cet accaparement des infos
concernant leur pays par les médias étrangers. New
African, un magazine panafricain était le premier à
interviewer Robert Mugabé juste après sa ré-election
comme Président du Zimbabwe et tous ces garndes agences
couraient chez New African pour démander une copie. Mugabe
c'est un vrai patriote Africain.
Tous
ces faits que nous venons d'évoquer constituent des signes
avant-courreurs du "rétour du Mobutisme sans Mobutu".
Rappellons que, fidèles à leur penchant opportuniste,
ce n'est pas tout le monde qui travaillaient avec Mobutu qui l'aimaient
vraiment, y compris les soit-disant mouvements rebelles qui, aujourd'hui
se réclament de l'héritage politique du défunt
Maréchal, lequel héritage on n'en peut être
fier en aucun cas. Le bilan est notoire. Mais tout ces gens flattaient
Mobutu pour des gains personels.
Les
paroles de départ d'un Mobutu affaibli par la maladie,
forcé par l'ouragan du changement de quitter précipitamment
son fief de Gdadolite par un avion cargo Russe afraité
pour la circonstance mais qui essuyait des tirs dès le
décollage, parlent volumes:
"Même
les miens me tirent déssous?!", s'est-il exclamé.
Ainsi furent les paroles de départ du Maréchal Mobutu,
jadis l'ami intime de Patrice Lumumba à qui il devait tout
mais Mobutu lui repaya tout par la trahison. Avec 30 pièces
d'argent comme on di!. Enfin, tout se paye ici bas, n'est ce pas?
A bon attendeur, salut!
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