The Congo Panorama ~ Le Panorama Congolais
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Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs: Lettre ouverte à tous mes compatriotes Congolais.

 
Le Président Joseph Kabila se prononce sur toutes les questions de l'heure. Neamoins, il est estimé que l'époque des dons présidentiels toujours détournés doit être révolue:
 
La privatisation du Congo s'accèlere:

Les princes du mobutisme et l’avenir de notre pays, commentaire critique de Kâ Mana

Kengo wa Dondo doit répondre aux crimes suivants:
 
L'implantation militaire des puissances occidentales sur le continent africain pour controler les matières prémières, une réalité évidente!

De la Françafrique à la Mafiafrique: François-Xavier Verschave. Entretien avec Enrico Porsia.

 
George Forrest répond à Global Witness:
 
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Bilan de la transition ~ Transition assessment
 
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Ainsi Parla Patrice Lumumba:

Le combat révolutionaire de Pierre Mulele

Video Choc: Assassinat barbare, sauvage et terroriste de Patrice Lumumba!

VIDEO SHOCK: Watch Patrice Lumumba's savage and terrorist assassination here!

VIDEO SHOCK: La terreur du Roi Léopold II - King Leopold's terror in Congo. Watch it here!

Hommage à un veritable révolutionaire Lumumbiste: Léopold Amisi Soumialot parle de son défunt père, Gaston Soumialot.

Video: Ecoutez la voix de Gaston Soumialot ici.

Video: Le film réalisé par Jihal El Tahri et intitulé "L'Afrique en Morceaux: La tragédie des pays de la Région des Grands Lacs" desormais discrédité.

Regardez-le ici!

Video: Mobutu ou les 32 ans de démagogie, de kléptocratie, de terreur et de prédation! Film réalisé par Thierry Michel

Regardez-le ici! Mais attention! Ce film contient des mensonges, surtout à propos de Lumumba!

 
Congo at the ICJ ~ Verdict de la CPI
 
Horribles Photos du genocide au Congo: sickening photos of the genocide of the Congolese people committed by Rwandans, Ugandans and Burundians, backed by Western superpowers and multinationals.
 
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MEDECIN GUERIS-TOI TOI MEME

Par A.R. Lokongo

Le peuple Congolais doit savoir qu'il est aussi pri en otage par le complexe de supériorité qu'affiche l'Afrique du Sud face à la République Démocratique du Congo et face au Zimbabwe dans une certaine mesure. Or dépuis le soit-disant démantellement de l'apartheid en Afrique du Sud, l'opinion panafricaine et internationale se démande si, apart le droit de vote, Nelson Mandela et son succésseur Thabo Mbeki ont vraiment oeuvrer pour l'amélioration des conditions de vie de leurs frères et soeurs noirs.

En effet, 80% de la population noire Sud Africaine croupissent encore dans une misère indescriptible. Dans l'Afrique du Sud de Nelson Mandela et de Thabo Mbeki, les 5% de la population que constitue la minorité blanche contrôlent encore 80% de bonnes terres et par conséquent 80% des richesses du pays et du revenu national. Les pauvres paysans noirs réclament leurs terres confisquées par le système raciste d'apartheid et exigent au gouvernement de Thabo Mbeki d'entreprendre des réformes agraires sinon ils vont envahir les fermes "à la Zimbabwéenne". Plusieurs mouvements anti-privatisations sont maintenant capables de reconnecter l'eau et l'électricité dans les quartiers pauvres, très souvent coupés sous les ordres de Thabo Mbeki, qui souvent envoie des policiers armées jusqu'au dents contre son propre peuple. Beaucoup ont été emprisonés pour avoir défié ces ordres et croupissent dans des prisons, tandisque d'autres s'attendent à des procès et des amandes exhorbitantes.

De passage à Londres, le Sécrétaire Général du Parti Communsite Sud Africain (PAC), Kha Platjee, à qui j'ai eu l'opportunité d'interviewer m'a dit clairement que la majorité des noirs en Afrique du Sud regardent Mandela ("Vois comment il a humilié Winnie sa femme de lutte à l'instigation de certaines puissances externs, " a-t-il dit), Mbeki et toute l'élite noire (qui maintenant compte des millionnaires comme Monsieur Ramaphoza) comme des traîtres à la cause pour laquelle ils se sont battus pendant des décennies pour la libération de l'Azania (nom authentique de l'Afrique du Sud).

"Du moins pendant l'apartheid, nous savions clairement qui était l'enemi du peuple: le Boerg. Mais maintenant, c'est très difficile de le distinguer," a-t-il déclaré.

Poussé par mes sentiments panafricain, j'ai du un jour intervenir en aidant financièrement une jeune noire étudiante Sud Africaine, ménacée d'expulsion de la salle d'examen à City University de Londres parcequ'elle n'avait pas encore payé tous ses frais d'étude. Ironie de l'histoire! Monsieur Mandela était en visite officielle à Londres ce jour-là!

Tel étant le bilan de l'Afrique du Sud post-apartheid, je ne vois pas comment Thabo Mbeki peut s'ériger en "donneur de léçons" aux Congolais. Ce qui préoccupe le gouvernement Sud Africain dans le dossier Congolais ce sont les crédits que certaines banques Sud Africaines ont octroyé au RCD Goma et au MLC, et ces banques ne veuelent pas perdre au cas ou les Congolais se décident de prendre leur propre destin en main. C'est pourquoi l'Afrique du Sud pèsera de tout son poid pour qu'un Ruberwa, un Bemba, un Onosumba, un Bizima Karaha ou un Kin-Kiey Mulumba occupent des postes stratégiques au sein du gouvernement de transition dont la durée dépendra de la liquidation de toutes ces dettes contractées et don't je viens d'evoquer.

Notons que ces monsieurs sont vraiment les garants de l'International Tutsi Power au Congo, soutenue par l'Afrique du Sud, la Grande Brétagne et les États-Unis.

Qui a dit que Museveni, Kagame et Buyoya se sont rétirés du Congo? C'est évident qu'on venait d'assister à des mises en scènes téléguidées à partir de Londres et de Washington, qui, pour tromper l'opinion internationale, voulaient que les agresseurs du grand Congo Démocratique gardent un profil bas pendant qu'ils attaqueraient l'Irak. Ayant sponsorisé le terrorisme au Congo qui a coûté la vie à plus de 5 million de Congolais (parfois les armes chimiques (napalm) ont été utilisées pour la sale besogne); et une invasion dont le but ultime était le pillage systématique des richesses naturelles et minérales du Congo, les États-Unis et la Grande Bretagne se sentent embarrassés en avançant les mêmes motifs pour attaquer l'Irak. Tel est pri qui croyait prendre. Il faut tout de même noter qu'il y a un changement de tactique de la part du Président Georges W. Bush. L'hébdomaire Belge, Le Solidaire, dans son édition du 16 octobre 2002, s'est posé la question de savoir si les États-Unis auraient vraiment opté pour la paix et la souveraineté du Congo.

Selon Le Solidaire, quatre constatations ont amené les Américains à changer leur tactique envers la RDC. Il y a d'abord la ténacité du peuple Congolais [je pense ici aux vaillants combattants Maï-Maï] qui refuse la balkanisation du Congo. Malgré quatre années de guerre, malgré l'assassinat du Président Laurent Désiré Kabila, le peuple continue à exiger du Président Joseph Kabila la défense de l'unité du pays et l'intégrité territoriale. Deuxièmement, il est apparu aux Américains que ni Kagame, ni Museveni, ni Buyoya, n'ont pu battre militairement la coalition RDC-Angola-Zimbabwe-Namibie. Tertio,il est devenu aussi évident que les "rebelles" Congolais n'ont pas réussi à s'imposer comme une alternative crédible [le RCD-Goma par example, n'existe que sur papier. C'est un écran de fumée à l'occupation Rwandaise] aux yeux de l'impérialisme. Enfin, par une action diplomatique efficace, Joseph Kabila s'est habillement fait accepter par la communauté internationale, comme "plus sérieux" que tous les autres prétendants à la présidence de la RDC. Dans ces conditions, les Américains savent que continuer à appuyer ouvertement le renversement du gouvernement de Kinshasa par l'agression rwando-ougando-burundaise est devenu nuisible pour leur stratégie de "guerre globale contre le terrorisme", qui cache des plans de conquête mondiale digne de Hitler. Ils ont commandé à Kagame de se rétirer de la RDC, mais il ne s'agit pas en aucun cas d'une évolution de la politique américaine vers moins d'agressivité comme le prétend Herman Cohen. Tout en gardant sa stratégie arrogante et militariste, Bush a ajusté sa tactique pour la région. Il continuera à protéger son pion Kagame contre l'influence française dans la région et surtout comme étant la force militaire devant guarantir le contrôle américain sur la région.

"Je n'ai rien de particulier à faire en France. Et les autorités françaises n'ont apparemment rien à me dire," avait déclaré Kagame dans une interview qu'il a accordé récemment à l'hebdomadaire international, Jeune Afrique l'Intelligent.

Mais parallèllement, Bush opte pour l'infiltration du gouvernement de Kinshasa et surtout pour la prise en main de l'armée Congolaise et la transformation de cette armée en une armée néo-coloniale. Comme cela a été fait dans les années 60 avec l'armée de Mobutu. Ainsi Bush a déjà dicté à Joseph Kabila, lors de son dernier voyage à Washington, que les deux plus importantes bases militaires du Congo, Kamina et Kitona, doivent être réservées à l'Otan (voir Le Soir du 18 septembre 2002).

Entre-temps, le gouvernement de Kinshasa, truffé d'opportunistes comme l'a dit le Général David Padiri, ne cesse de dénoncer SANS EFFETS, c'est-à-dire, sans que cela provoque une réaction quelconque de la part de l'ONU, de Pretoria, de Londres ou de Washington, la présence continue des troupes Rwandaises à Kisangani et aux deux Kassaï, et celle des troupes Ougandaises à Gwadolite et au Nord-est de la RDC.

A un journaliste de la BBC qui a voulu me convaincre que les agresseurs se sont vraiment rétirés de la RDC, j'ai repondu:

"Pour vérifier vraiment que les agresseurs se sont rétirés du Congo, un test s'impose. Il faut que le gouvernement légale de Kinshasa qui est internationallement réconnu récupère tous les territoires d'où les agresseurs se sont rétirés, le Congo par là ne fera qu'exercer sa souverainété sur son terrritoire. Si dans ce cas, Pretoria, Londres et Washington et l'ONU ose hausser le ton, on verra bien que Kagame, Museveni et Buyoya n'ont pas encore fini avec le Congo." Evidemment, c'est ce qui vient de se passer à Uvira, même si il est évident que les nationalistes Maï-Maï ont repri Uvira, sans l'appui des militiens Hutu ou Interahamwe ou même des FAC. Le RCD, il a été prouvé à cette occasion, n'existe que sur papier. Il est chapeauté par Paul Kagame. Il fallait l'intervention des Rwandais et des Burundais (donc ils n'ont pas quitté en prémier lieu!), invoquant le même alibi des Interhamwe pour réprendre la ville portuaire et commettant des massacres contre les civils, sans provoquer aucune réaction de la part de Pretoria, Londres et Washington et l'ONU. Comment les agresseurs peuvent-ils quitter le Congo où ils ont trouvé du lait et du miel? Selon le quotidien britannique, Financial Times du 16 octobre 2002, le Rwanda seul réalise un chiffre d'affaires de $20 million par jour au Congo, rien que pour la vente du coltan! L'aéroport de Kavumu à Bukavu et la ville portuaire d'Uvira leur sont très stratégiques pour écouler les richesses pillées.

Entre temps, le peuple Congolais, surtout dans les territoires occupés, est laissé à lui-même, voué aux viols et aux massacres, à la faim et aux maladies, et ne sait plus à quel saint se tourner. En même temps, tout le monde se la coule à Kinshasa, comme si rien ne se passait à l'est, la musique et la réligion étant devenues l'opium du peuple comme à l'époque de Mobutu, le traître de Patrice Lumumba.

Combien de Congolais savent que Muhammed Ali, avant d'affronter Georges Foreman au ring à Kinshasa, en 1974, a ému le souhait de " voir Patrice Lumumba assister au match pour le voir à l'oeuvre"? Ses propos n'ont jamais fait l'objet d'un reportage quelconque le Zaïre se trouvant au plus fort de la dictature, et c'était la raison pour laquelle Mobutu par conséquent n'etait pas venu au stade. Tout se paie ici bas!

Par ailleurs, voici la copie du télégramme qu'a envoyé à Léopoldville (l'actuelle Kinshasa), Allen W. Dulles, alors Directeur Général de la CIA, autorisant "l'élimination" de Patrice Lumumba. Le télégramme dont plusieures sections ont été étouffées, est maintenant disponible à la bibliothèque Truman. Il a été déclassifié et rendu publique par décision du Département d'État Américain le 11 janvier 1979. Le télégramme a été envoyé le 26 août 1960 et destiné à Lawrence Devlin, alors chef de la station de la CIA à Kinshasa. Voici les ordres que Lawrence Devlin avait réçu:

1.Dans tous les cercles du pouvoir ici [à Washington], on est arrivé à une conclusion nette et claire que si Lumumba continue à exercer ses hautes fonctions, le résultat inévitable sera le chaos au mieux et au pire, ça pourrait frayer la voie à l'emprise communiste sur le Congo, ce qui comporterait des conséquences désastreuses pour le prestige de l'ONU et pour les intérêts du monde occidental en général (Devlin dementira 40 ans plus tard (en 2000), que Lumumba n'était pas un communiste mais un nationaliste qui répresentait les aspirations de son peuple). Nous concluons, par conséquent que l'élimination de Lumumba doit constituer un objectif urgent et primordial et que sous les conditions actuelles, ça doit demeurer la priorité des priorités de notre opération qui doit être ménée en coulisse.

2.Desormais, nous souhaitons vous confier tous les pouvoirs [la ligne suivante a été toute étouffée], entre autres, même à entreprendre des opérations agressives, pourvu qu'elles soit gardées sécrètes. Nous nous rendons compte que les cibles d'opportunité pouraient se présenter ou qu;ils vous soient disponibles d'un moment à l'autre [la ligne suivante a été toute étouffée]. Nous vous autorisons, par conséquent, de dépenser un montant allant jusqu'à $100,000 pour vous permettre à exécuter des opérations d'urgence, parfois imprévues, lorsqu'une occasion se présente et pour lequel vous n'avez pas le temps ni l'opportunité pour consulter le quartier général [la ligne suivante a été toute étouffée].

3.Dans une certaine mesure, si notre ambassadeur [à Léopoldville] souhaiterait d'être consulté, vous devez faire récour à sa coopération. Mais s'il ne veut pas être consulté pou un cas particulier, vous pouvez agir sur votre propre autorité surtout quand le temps ne vous permet pas de vous référer à lui.

4.Ce message a été lu et aprouvé à un plus haut niveau par les autorités au sein du Département d'État. Fin. Cable du Sécrétariat: copie réservé pour information uniquement à Monsieur Helms, Sécrétaire d'État.

Ainsi parlèrent les archives. 40 ans plus tard!

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