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LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, SON EXCELLENCE LE GENERAL MAJOR JOSEPH KABILA
Par A.R. Lokongo
Son
Excellence Monsieur le Président,
Dépuis
votre accéssion à la magistrature suprême
de notre cher et beau pays, la République Démocratique
du Congo, nous nous félicitons de tous les efforts que
vous deployez et de la la lutte que vous menez pour sauvegarder
l'intégrité territoriale de la République
Démocratique du Congo notre cher et beau pays, sa souveraineté
nationale, son indépendance politique et économique,
afin de rétablir au peuple Congolais sa dignité
en tant que peuple, et faire de lui le seul maître de son
propre destin, le seul garant de sa paix et de sa prosperité,
à l'instar de votre père et prédecesseur,
le venerable Chef de l'Etat Mzee Laurent Désiré
Kabila (R.I.P), Héros National.
Son
Excellence Monsieur le Président,
Voyant
l'enjeu et l'urgence de la situation qui a suivi l'assassinat
combien odieux du Président de la République, feu
Mzee Laurent Désiré Kabila, vous n'avez pas, à
votre âge, hésité de prendre la rélève
afin de sécuriser l'État et l'intérêt
national jusqu'aujourd'hui ménacés par l'agression
Anglo-américano-rwando-ougando-burundaise avec la complicité
de quelques marionnettes Congolais qui se sont ralliés
à cette sale cause. Les actes que vous avez posés
dépuis votre investiture à la magistrature suprême
vous ont fait mérités l'estime du peuple Congolais
aussi bien dans les térritoires sous-contrôle gouvernemental
que dans les térritoires occupés par les envahisseurs.
C'est une preuve qu'"idéologiquement" vous comptez
bien marcher sur les pas de nos deux héros nationaux que
compte la République Démocratique du Congo, à
savoir Emery Patrice Lumumba et Laurent Désiré Kabila,
qui ont défendu jusqu'au sacrifice suprême l'intérêt
national, l'intégrité territoriale et l'indépendence
tant politique qu'économique de notre pays contre la main
mise étrangère.
Son
Excellence Monsieur le Président,
Dans
votre discours d'investiture à la magistrature suprême,
vous avez annoncé la libéralisation des activités
politiques et de l'économie nationale, à la grande
satisfaction de la Banque Mondiale, du Fond Monétaire Internationale
et des principaux bailleurs de fonds. Vous avez aussi suprimé
le contrôle sur l'échange monétaire et promulgé
un nouveau code minier en RDC. Par là, vous avez manifesté
votre volonté de créer un environement propice qui
pourrait bien attirer les vrais investisseurs étrangers
et pas des prédateurs bien entendu.
Son
Excellence Monsieur le Président,
A
cette heure de la "mondialisation", il est dit qu'aucune
nation sous le ciel ne peut subsister tout en restant à
l'écart de ce phénomène économique
global. Mais pour nous autres Congolais, cette mondialisation
signifie-t-elle le pillage systématique de notre pays qui
régorgent de tant de richesses naturelles et minérales
par des réseaux mafieux à travers des guerres d'agression
et des régimes compradores, dictatorials, kleptocratiques,
et néocoloniales qui souvent mettent notre nation à
feu et à sang? Pour nous autres Congolais, la mondialisation
signifie -t- elle la dégringolade totale du Franc Congolais
- cet instrument fort qui a cimenté notre unité
nationale, notre souverainété politique et économique
- au profit du ROI DOLLAR? Ce sont des questions que votre gouvernement
doit se poser incéssamment. En effet nul ne l'ignore que
les occidentaux font d'une pièrre deux coups en RDC dépuis
le 2 août 1998. Les minerais pillés dans les territoires
occupés affluent vers leurs marchés. Et dans les
zones sous-contrôle gouvernementale, ils opèrent
"légalement" dans le secteur minier, mais ils
veulent y garder la monopolie. Et le Congo saigne de tous ses
pores, sucé également par ses propres fils et filles,
qui souvent prônent un nationalisme qui cachent une avarice
aberrante et qui n'inspirent aucune confiance au souverain primaire
qu'est le peuple. Les exemples abondent. C'est ainsi que les ministres
des gouvernements successifs ont soit détourné,
soit signé des contrats léonais avec des partenaires
sans scrupules à votre insu. Ce qui étonne plus
d'un observateur! Que signifie être ministre au Congo? Enfin,
c'est question de culture, une culture caractérisée
par l'égoïme d'État, l'ethnisme, le goût
du profit immédiat, l'impunité, le récours
à la violence, et qui doit pr conséquent changer
comme le disait feu Mzee Laurent Désiré Kabila,
"l'un des rares dirigeants dans l'histoire du monde contemporain
à avoir exercé le pouvoir pendant plus de trois
ans, sans avoir contracté des dettes extérieures
à la charge de l'Etat, ni accumulé des fortunes
personnelles".
Son
Excellence Monsieur le Président,
Il
est de ma conviction que le diamant, le cuivre, le cobalt, le
coltan, l'or… vont s'épuiser. Ils ne sont pas replantables
comme des arbres. Et les Botswanais ont bien compri cela, c'est
pourquoi, ils construisent leur pays, se servant des revenues
qui proviennent de la vente du diamant. Ils mettent partout des
infrastructures modernes à tel point que si les diamants
s'épuisent demain, ils ont de quoi à leguer à
leurs enfants, aux générations futures. Mais où
sont passées ou bien où passent encore toutes les
resources minières exploitées au Congo? Et bien,
elles ont été, ou elles sont encore soit pillées
par les étrangers, soit exploitées par les dirigeants
locaux qui ont rempli et qui remplissent encore leurs poches,
mi et mettent encore de l'argent dans des banques étrangères,
l'argent qui par la suite ne travaille que pour les déjà-riches
au Nord et on ne peut tracer cet argent dès que les propriétaires
meurent. Tel est le sort des richesses du Congo. Elles ne beneficient
pas au pétit peuple, aucunes infrastructures modernes ne
sont contruites. Et les générations futures liront
dans les livres d'histoire que le Congo était jadis un
pays très riche mais…
Un
haut cadre d'une très grande multinationale qui opère
au Congo m'a dit un jour "off record" que "si vous
donnez à manger et à boire et quelques conforts
à un politicien Congolais, il se tait. Au délà
de là, vous pouvez l'exploiter et exploiter son pays et
son peuple jusqu'à la moelle épinière, il
ne sonnera pas la sonnette d'alarme". Permettez-moi, Monsieur
le Président de vous inviter à gardez cela dans
votre esprit tout le temps, surtout quand vous êtes entrain
d'opérer les choix de vos proches collaborateurs, qu'ils
proviennent de la diaspora ou qu'ils résident encore au
pays!
Son
Excellence Monsieur le Président,
Maintenant
que la formule innaceptable "1+4", conçue dans
les laboratoires politiques je ne sais de quels cieux et que les
Congolais ne doivent qu'avaler, devient de plus en plus une réalité,
le peuple exige qu'il soit assuré que la transition, les
élections ne se feront pas sur base des "arrangements"
entre les differents protagonistes et les puissances occidentales.
Y a-t-il encore de dignité à être Congolais?
Pour eviter le pire chaos, il ne faut pas que le peuple - déjà
affaibli et paupérisé par quatre ans d'une guerre
injuste lui imposée par coalition Anglo-américano-ougando-rwando-burundaise
et le Congo par conséquent criplé par des dettes
- soit gardé "passif", mais qu'il soit "décisif",
c'est qu'il soit donné le dernier mot sur tous les projets
de société qui concernent son avenir et l'avenir
du pays ( dans le cadre des CPP, du service national et des FAP).
Tous les prétendants leaders Congolais portent donc une
très grande responsabilité historique à cet
égard.
Son
Excellence Monsieur le Président,
La
République Démocratique du Congo, notre pays est
aujourd'hui à la croisée des chemins et le très
riche Congo navigue encore à vue. Ceci après une
longue histoire dont le bilan est totalement sombre. Le Roi Léopod
II fut massacré plus de 15 millions des Congolais, le premier
génocide du 20eme siècle sur le continent Africain,
sans que les gouvernements Belges successifs démandent
pardon et payent des réparations valables. La Belgique
vient de demander pardon pour l'assassinat odieux de Patrice Lumumba
Prémier Ministre démocratiquement élu du
Congo indépendant sans payer des réparations valable
et la CIA hésite encore de le faire. Les puissances capitalistes
occidentales ont hissé Mobutu au sommet de l'État
pour qu'avec lui et par lui, ils puissent piller les richesses
immenses du Congo et pauperiser les Congolais. Mobutu ceda tout
l'heritage coloniale du Congo au Rwanda et au Burundi pour mieux
asseoir son hégémonie dans la région. Les
mêmes puissances occidentales se sont leaguées contre
Laurent Désiré Kabila, et l'ont éliminé
dans presque les mêmes circonstances que Patrice Lumumba.
Les mêmes puissances ont orchestré une agression
contre le peuple Congolais a travers la coalition Anglo-Américano-Rwando-Burundaises
avec la complité comme toujours de certains traitres Congolais,
massacrant plus de 5 million de Congolais et pillant systematiquement
les richesses naturelles et minérales du Congo. Comment
alors couper court avec un passé aussi honteux que le notre?
Son
Excellence Monsieur le Président,
La
vocation de tout gouvernement Congolais digne de ce nom c'est
d'éxiger que la Belgique, l'anciènne puissance coloniale
démande pardon pour tous les crimes commis au congo et
fasse des réparations viables; que le Congo récupère
son héritage colonial injustement cédé au
Rwanda et au Burundi; que tout l'argent détourné
par Mobutu et son entourage mafieux revienne au pays, les coupables
de tous ces crimes économiques arrêtés et
punis; que toute la lumière soit fait sur l'assassinat
odieux du Feu Mzee Laurent Désiré Kabila, toutes
les pièrre tournées sans épargner personne
indépendamment des positions qu'ils occupent au sein de
l'appareil de l'État; Qu'un tribunal international soit
établi pour judger et punir tous les crimes contre l'humanité
et tous les actes de pillages commis par la coalition Anglo-Américano-Rwando-Burundaises
et tous les complices et traitres Congolais - les soit-disant
rébèlles et tout ce qui ont profité de l'imbroglio
causé par la guerre pour spolier le patrimoine de l'État
(vente des ambassade, detournement et enrichissement illicite
pendant la guerre), le Congo dédomagé pour le pillage
systematque de ses richesses naturelles et minérales. Un
e armée forte pour protoger nos richesses et nous défendres
contre toutes agression extérieure au lieu de dependre
totalement à nos alliés à qui nous devons
payer colossalement. Tel est donc l'agenda qui sera toujours sur
la table de tout gouvernement Congolais "sérieux et
digne de ce nom"; à défaut de quoi, le Congo,
si riche qu'il soit va toujours continuer de naviguer à
vue, telle une feuille sèche ballotée par tous les
vents et les desiderata des puissances externes.
Son
Excellence Monsieur le Président,
Je
suis totalement convaincu que le salut du Congo ne viendra pas
du FMI et de la Banque Mondiale. En effet quel est ce pays Africain
qui a, ne fût ce que frôlé le seuil du development
à partir des "dons et des crédits" lui
atribués par le FMI et la Banque Mondiale? Qui est ce pays
Africain d'où la paix et la sécurité économique,
militaire et politique ont été rétablies
par l'intervention de la communauté internationale, en
d'autres termes de l'ONU. AUCUN! Le Congo des années 1960
et le Congo d'aujourd'hui en est lui-même un exemple. En
effet, il est clair que pendant que et les Congolais continuent
de mourir comme des mouches, les fonctionaires de l'ONU, de la
MONUC et tous les "médiateurs" se la coulent
Le Zimbabwe constitue un autre example. Après son accession
à l'indépendance, le pays de Robert Mugabe a enregistré
des progrès économiques remarquables, notamment
en matière de santé publique. Mais helas! Ces progrès
ont été ruinés par le FMI et la Banque Mondiale
avec leurs ajustements structurels aberrants. Se fondant sur le
principe de la "division mondiale du travail", le FMI
et la Banque Mondiale ont estimé que le Zimbabwe devait
s'attacher uniquement à exporter des produits agricoles
et des matières prémières et NON des produits
manufacturés pour lequel il n'avait pas d'"avantage
comparatif". La Banque Mondiale est allé plus loin
jusqu'à désapprouver le dévelopement du domaine
sidérurgique au Zimbabwe! Faut-il donc totalement confier
notre destin aux mains du FMI et la Banque Mondiale?
Son
Excellence Monsieur le Président,
Je
suis totalement convaincu que le salut du Congo ne réside
NUL PART sauf dans la vision nationaliste c'est-à-dire
dans l'héritage ou l'ordre politique économique,
politique et militaire nouveau basé sur la vision nationaliste
nous léguer par Emery Patrice Lumumba et de Laurent Désiré
Kabila qui consiste à compter sur nos propres efforts et
dont vous êtes - heureusement - issu. Il ne faut pas que
le pari soit perdu. "Nous n'avons plus droit à l'erreur".
J'y crois.
Veuillez
agréer, Son Excellence Monsieur le Président, l'expression
de mon soutien à la lutte, de ma très haute considération
et mes sentiments patriotiques et nationalistes les plus sincères.
Fait
à Londres, le 18 Novembre 2002
Antoine
Roger Lokongo
Maître
en Journalisme International.
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