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RDC ET IRAQ – TRAIT COMMUN
A.R. Lokongo
Si les États-Unis et la Grande Bretagne considèrent les résolutions antérieures du Conseil de Sécurité de l’ONU qui ont donné un feu vert à une campagne militaire en 1990 contre le régime de Saddham Hussein encore valides et se basent sur ces résolutions pour méner cette nouvelle guerre, faute d’une nouvelle résolution de l’ONU autorisant cette guerre, pour quoi n’appliquent-ils pas les quatre résolutions déjà paasées par le Conseil de Sécurité de l’ONU qui somment les agresseurs Rwandais, Ougandais et Burundais à quitter inconditionellement les territoires Congolais qu’ils occupent et à mettre fin au pillages et aux massacres?
Rappellons qu’en 1990, toutes les bombes les plus perfectionnées ont été larguées sur les dos des Irakiens par la coalition anglo-américaine, causant plus d’un million de morts – un génocide silencieux, ignoré et oublié par la communauté internationale- suivi d’un embargo et d’un blocus qui a duré plus de dix ans maintenant et qui continue de semer la terreur, la désolation et la mort de plusieurs milliers d’enfants et de vieilles gens en Iraq.
C’est ici que le Congo et l’Iraq ont un trait commun. Un génocide silencieux de plus de 5 millionde Congolais perpétré par la coalition anglo-américano-rwando-ougando-burundaise avec la complicité des soit-disant rebelles Congolais est completement ignoré et oublié par la communauté internationale parceque cette agression sert les intérêts des Américains.
L’Iraq est riche en pétrole (Nous nous demandons pourquoi le pétrole tourne la tête de George W. Bush comme une très belle fille. Est ce parce que qui contrôle cette source d’energie contrôle le monde? A peine même, son Parti Républicain vient de bloquer un projet d’exploitation de pétrole qu’il venait à peine d’autoriser en Alaska!) - et le Congo est riche en minérais stratégiques. Mais la volonté farouche de ces deux pays d’être indépendants et leur réfu d’être régentés de l’extérieur leur attire le couroux des Américains qui orchestrent une misère de plus en plus noire pour leurs peuples à travers des gueurres d’agression injustifées et des soutiens aux régimes compradores - référence au régime Mobutu.
C’est pourquoi feu Mzee Laurent Désiré Kabila, «LDK, Mokonzi, Le Soldat du Peuple que nous n’oublierons jamais» demeure une «três grande perte pour le Congo».
Contrairement au lèche-bottisme de Mobutu, fin mars 1997, Laurent Désiré Kabila, alors en pleine guerre de libération, déclare:
«Nous devons continuer à avancer pour libérer notre peuple, quelque soit la nature des pressions que nous aurons à subir de la part de ceux (…) qui croient avoir la mission de régenter le monde. Le temps est venu pour ces grandes puissances de laisser en paix le peuple Congolais.»
Hélas, Mobutu qui a travaillé pendant 37 ans au service des intérêts américains au détriment de son pays et de son peuple, qui a fait assassiné Patrice Lumumba et tant d’autres nationalistes, a, à la fin des comptes été jété dans la poubelle de l’histoire par les mêmes Américains, lui sommant avec cruauté de quitter immédiatement le pouvoir faute de quoi «le peuple pourrait traîner son cadavre dans les rues de Kinshasa».
Un Mobutu blessé dans son amour-propre a retorqué ironiquement à la délégation de Choc américaine conduite par Bill Richardson, alors Ambassadeur des États-unis à l’ONU et à lUnion Européenne, en ces termes:
«Que faites-vous de la DEMOCRATIE (LISEZ DICTATURE) que vous avez soutenue dans ce pays?»
Une question qui a enervé Richardson. Ainsi sonna le glas!
Et ce sont les mêmes Américains qui ont armé Saddham Hussein contre l’Iran.
Mais aujourd’hui, l’Iraq de Saddham Hussein ne réprésente aucun danger pour l’Amérique, le Congo non plus.
C’est pourquoi toute l’Afrique doit saluer le courage de l’Angola qui vient de dire «NON» à une guerre d’agression et d’invasion contre l’Iraq par les États-Unis.
Pendant que la Guinée et le Cameroun (le Président Biya est aux États-Unis) vacillent, que le Rwanda a déjà exprimé son soutien à George W. Bush et que le Djibouti a déjà mi ses ports et aéroports à la disposition des troupes d’agression américaines contre l’Iraq, l’Angola – un des membres non-permanents du Conseil de Sécurité de L’ONU et l’un des alliés du grand Congo Démocratique dans la guerre d’agression nous imposée par la coalition anglo-américano-rwando-ougando-burundaise – a officiellement condamné «l’attitude unilatérale» adopté par l’administration Bush pour attaquer l’Iraq sans un nouveau mandat de l’ONU.
Fort du soutien lui exprimé par tous les parlementaires, le Premier Ministre Angolais Fernando da Piedade Dias Santos Nando a déclaré que son gouvernement va fidèlement continuer à respecter les normes de la loi internationale et des chartes de l’ONU et de l’Union Africaine.
Pauolo Jorge, un député du MPLA a déclaré que l’intervention américaine aura des conséquences incalculables, entre autres, la pertes de plusieurs vies humaines.
George Chicoty, vice-ministre des affaires étrangères a quant à lui, averti que la crise qui a sécoué le Conseil de Sécurité de l’ONU avant l’attaque américaine contre l’Iraq va sérieusement miné le prestige et l’avenir de cette organisation.
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