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Museveni et Kagame, deux frères ennemis? Qui le dit?
Par A.R. Lokongo
Le Rwanda et l’Ouganda veulent profiter du contexte actuel ou les États-Unis et la Grande Breatgne se sont décidés de mener la guerre contre l’Iraq, pour perpetrer leur agression contre le Congo Démocratique. Usant de son vieux prétexte, le Rwanda accuse l’Ouganda de vouloir lui mener une guerre par procuration à partir du sol Congolais par Interahamwe interposés. L’Ouganda a reitéré les mêmes accusations contre Kigali, estimant que le Rwanda veut également lui faire la guerre à partir du sol Congolais par rebelles Ougandais interposés. Quelle comédie? Quelle distraction?
L’Ouganda et le Rwanda qui partagent les mêmes locaux abritant leurs ambassades à Londres ne peuvent pas se faire la guerre. Pourquoi ne se battent-ils pas sur leurs propres territoires, s’est démandé, le ministre Congolais des Affaires Étrangères, She Okitundu, dans une interview accordée à la BBC. Cei indiququ’il n’y a auccune alliance quelconque entre Kinshasa et Kampala.
Okitundu a également qualifié la ménace Rwandaise d’une «manoeuvre pour legitimer sa présence militaire au Congo».
Dans un communiqué rendu publique le 15 mars 2003, le ministre de la défence Ougandais, Amama Mbabazi a accusé le Rwanda d’avoir massivement ammassé des armes dans la région de l’Ituri à bord des 29 avions Antonov, pilotés par la companie Sky-Air, au profit de l’Union des Patriotes Congolais (UPC) de Thomas Lubanga et du People’s Redemption Army (PRA) dirigé par les Colonels Samson Mande, Anthony Kyakabale, Edison Mosoora, Kiza Besigye, candidat malheureux aux dernières elections présidentielles en Ouganda.
Mbabazi a précisé que sur ordre du Major-Géneral Rwandais James Kabarebe, l’UPC de Thomas Lubanda a attaqué les troupes Ougandaises à Dele à 5km de la ville de Bunia. Cela a fait suite à l’ultumatum lancé par Paul Kagame - fraîchement de retour aux États-Unis – à l’armée Ougandaise soutenue par les FAC, les Ex-Far, les Interahamwe et les Mai-Mai à Beni, Butembo, Lubero et Kanyabayonga au Nord Kivu de se rétirer immédiatement de Bunia, sans quoi elle subirait la force de frappe de troupes Rwandaises. Le Rwanda a aussi ménancé de rédeployer ses troupes en RDC pour parrer à toutes ménaces.
Soutenant la position de Kigali, l’ambassadeur Américain à Kinshasa, Aubrey Hooks a également démandé à L’Ouganda de rétirer ses troupes de Bunia, et au Rwanda de ne pas s’impliquer dans une autre guerre en RDC, une démande réjettée par Kampala qui l’a qualifiée de «prématurée et que le rétrait des troupes Ougandaises n’est pas pour demain compte tenu de la tension dans la compte tenu de la tension dans la région», selon Ruth Nankabirwa du ministère d’état à la défence Ougandaise. L”ouganda a, par conséquent, renforcé sa présence militaire à Bunia, en attendant un probable cessez-le feu entre toutes les factions qui se battent en Uturi. Entre temps, le quotidien Ougandais, The Monitor a signalé le 11 mars 2003, la présence des troupes du Rwanda le long de sa frontière avec l’Ouganda, plus précisement à Mutara, Byumba et dans la préfecture de Billita, près de la ville Ougandaise de Kabale.
Le Rwanda a qualifié des accusations «d’allégations manufacturées».
Toujours selon le communiqué, le Président Ougandais Yoweri Museveni aurait confronté son homologue Rwandais Paul Kagame en présence du Sécretaire d’État Britannique chargé du Development International, Clare Short sur les activité militaire du Rwanda dans le territoire de l’Ituri – riche en resources minières. Kagame a catégoriquement nié toute implication de son armée dans cette partie du Congo. Une rencontre entre Kagame et Museveni, facilité par Clare Short aura bientôt lieu pour «diffuser la tension entre les deux frères ennemis». Clare Short qui a ménacé de demissioner du gouvernement si on pays attaque l’Irak sans un nouveau mandat de l’ONU est revenue sur sa décision. Nous estimons que peut être elle n’a pas encore fini son travail au Congo.
One comprend pas clairement l’implication de Clare Short chaque fois que Rwandais et Ougandais s’affrontent sur le sol Congolais, comme c’était le cas à Kisangani. En effet, la Grande Bretagne est l’une des puissances qui soutiennent l’agression au Congo Démocratique.
Jusqu’à 2001, le Dr Col. Kizza Besigye a servi comme colonel au sein de l’armée ougandaise et sa femme Winnie Byanyima, est, elle aussi membre du Parlement Ougandais.
Mais Besigye, le candidat malheureux aux elections présidentiels du Mars 2001 vit aujourd’hui en exile forcé suite aux ménaces qui pèsent sur sa vie et qui émanent du plus haut niveau du régime Ougandais en place.
Museveni qui prétend avoir libéralisé les activités politiques sans transformer son National Resistance Mouvement (NRM) – Mouvement National de Resistance en parti politique, continue de jouir du soutien des gouvernements et medias occidentaux, plus particulièrement en Grande Bretagne. Museveni veut bien changer la constitution pour briguer un troisième mandat.
L’Ouganda est souvent décri par les médias occidentaux comme un «Success story for good governance» - un modèle de réussite pour la bonne gouvernance en Afrique.
Dans son édition du 2 janvier 2003, The Times, un quotidien de Londres avait décrit Museveni comme «A rebel with a capitalist cause» - un rebel qui se bat pour la cause capitaliste.
«Entouré par des voisins instable, L’Ouganda qui est encore en composition avec son passé, est le chouchou des pays donateurs et un symbole d’espoir qui emerge dans une région en ébulition. Sur le plan international, Museveni est écouté profondement comme qui a tourné un gâchis ingouvernable qu’était l’Ouganda en une démocratie florissante».
Helas! En 1997, un rapport de Campaign Against Militarism (CAM) – Campagne contre le militarisme, un ONG basé à Londres, intitulé: «How Britain is helping to recolonise Africa» -Comment la Grande Bretagne contribue à la recolonisation de l’Afrique, spécialiste et professeur à London’s School of African and Oreintal Studies (SOAS) a révélé: «Loin d’aider le processus democratic en Ouganda, l’ingérence britannique constitue un obstacle majeure au peuple Ougandais pour réaliser son aspiration à la vie démocratique. Le gouvernement Britannique soutiendrait n’importe quelle forme de gouvernement en Ouganda pourvu qu’il soit au service de ses intérêts. Quand la Grande Bretagne pretend soutenir le processus de démocratisation en Ouganda, il enttend par là soumettre l’Afrique au dictat européen.»
En effet, dans une lettre écrite de sa propre main et addressée à Clare Short, le ministre d’État Britanique chargée du Development Internationale le 28 août 2001, Museveni lui a «demandé la permission» d’augmenter son budget militaire pour contrer des nouvelles ménances contre la sécurité de son pays qui proviendraient du Rwanda voisin et des rebelles Ougandais basés à l’est du Congo et au Soudan (le Rwanda a aussi accusé l’Ouganda de former des rebelles Rwandais à Mbarara pour le destabiliser). Peu après, les armées Rwandaises et Ougandaises se sont affrontées à Kisangani à trois réprises, laissant plus de 10,000 Congolais morts, judgé tout simplement de «regretable» par Colin Powell, le Sécrataire d’État Américain.
Dans une interview accordée à AllAfrica.com, le 13 Mai 2002, le Dr Besigye, President du Reform Agenda, a déclaré: «Dépuis 1992, Museveni a obstinement suffoqué les activités de toutes autres organisations politiques en Ouganda, sauf la sienne… Maintenant cette interdiction des activités politiques qui entrave la liberté politique des masses de s’oragniser politiquement et d’opposer ce qu’ils ne considèrent pas comme une poltique erronée a été le pouitn pivotal de l’administartion Museveni, parceque , lui Museveni perçoit les gens qui montent une pression pour s’acquerir un espace politique comme ses ennemis, et donc bannis de son gouvernement.
Ce qui est était auparavant un gouvernement inclusif a fini par devenir un gouvernement exclusif qui regroupe une pétite minorité des gens qui n’appartenaient qu’au Mouvement de Résistance Nationale. D’autres parties politiques, en tres autres leDemocratic Party (DP), le Ugandan Peoples Congress (UPC) ont été toutes purgées de son administration et ne sont pas permies de s’organiser.»
Et Besigye de poursuivre: « Puisque les partis politiques d’opposition ne sont pas permies d’organiser des meetings, de sponsoriser leurs candidats pour les séances électorales, de collecter des fonds necessaires pouvant leur permettre de financer leurs activités politiques, alors comment pourront-elles opérer comme partis d’opposition? L’opposition politique est donc d’office bannie en Ouganda à travers des lois qui ont été promulguées à cet effet.»
Le 12 décembre 2002, Besygye déclare au quotidien Ougandais, Le Monitor: «Les pays donateurs qui soutiennent un gouvernement militariste et corrompu (50% du budget national proviennet des pays donateurs mais l’Ouganda en 2002, a été déclaré par Transparency International comme le troisième pays le plus corrompu du monde Ouganda) doivent mainatenant prendre des mesures necessaires pour que la démocratie et la bonne gouvernance soient uregemment re-établies en Ouganda. Mais cette responsabilité incombe prémièrement au peuple Ougandais. La majorité des Ougandais souffrent beaucoup et leurs frustration a atteint un niveau explosive. Cette situation doit être bien gérée. Toutes les huit conditions son réunies pour une lutte armée inéviatble.»
Il a énuméré les huit conditions comme suit: la quête pour la liberté et et la dignité humaine, la justice, la souverainété populaire, patriotisme, nationalisme, et secessionisme, militarisme (compter sur violence, la fraude, l’intimidation et la force militaire pour resoudre les problèmes, y compri pour gagner les élections comme c’était le cas en 2001 pour frustrer la campagne electorale des opposants – Kizza Besygye pour avoir la vie sauve après avoir «perdu» les elections est resté incomunicado, jusqu’à ce qu’on l’a vu aux États-Unis queleques mois après), le charisme d’un leader le propulsant au pouvoir, l’impérialisme, pressions économiques and le chômage… inclus, sont les cuases de la guerre.
Evidemment, le militarisme de Museveni commence à dépasser des limites. Selon l’Observateur, un quotidien Kinois dans son édition du 21 février 2003, l’épouse de Besigye, Winnie Byanyima, à la fin du mois de février a accusé Museveni de préparer une guerre contre les pays voisins. Elle a affirmé que le Président Museveni avait eu une séance de travail avec les députés de l’ouest de l’Ouganda pour discuter de la contruction d’aéroports pouvant servir de support à une politique d’hégémonisme et de conquête vis-à-vis des pays limitrophes de l’Ouganda. Selon la député Winnie Byanyima, ce projet cache un plan de guerre déguisé contre les gouvernements du Rwanda et du Congo.
Le Rwanda et l’Ouganda sont sur le pied de guerre sur le sol Congolais.
L’Évêque Catholique de Beni-Butembo, Melchisedek Sikuli, et deux ONG basé à Bruxelles, notamment le Réseau Européen Congo (REC) et la Concertation des Chrétiennes pour l’afrique Centrale (CCAC), ont fait état du mouvement des troupes Rwandais et Burundaisau mois de mars, 20,000 et 5,000 respectivement qui sont désormais re-déployés en RDC, comme si elles ont quitté en prémière place.
Le Parti Tier du Mechanism de Vérification crée en jullet 2002 dans le cadre de l’accord entre le Rwanda et le Congo a confirmé ces accusations après une mission d’enquête au Rwanda, en Ouganda et à l’est de la RDC, et dans un rapport au Sécrétaire Général de l’ONU, ce institution a declaré:
«Il y a de multiples activités militaires agressives à l’est du Congoqui ménancent le processus de paix. Les troupes Rwandaises et Burundaises sont répdéployés à Minembwe, Lulimba, le Parc National de Virunga, Rutsuru, Bunyakiri, Walikale, l’axe Beni-Butembo-Lubero et Kanyabayonga-Bunyatenge. Des combats violents oppossant les rebelles du RCD-Goma soutenus par des troupes Rwandaises et les combatants Maï-Maï et le RCD-ML, alliés à Kinshasa ont eu lieu à Muhango, près de Kanyabayonga, à 200km au sud de Butembo, près de Virunga. Les troupes Rwandaises se sont emparés des localités de Muhango et de Bunyatenge alors sous-contrôle du RCD-ML et poursuivent leur marche vers l’Ituri pour affronter les troupes Ougandaises. Tout cela se passe au moment ou les Congolais son réunis à Sun-City, en Afrique du Sud pour le dernier round du dialogue intercongolais.»
Paul Kagame pour sa part, a eu un tête-à-tête à la Maison Blanche avec le President Américain George W. Bush et son Conseiller en matières de sécurité Condoleezza Rice le 4 mars 2003. A la sortie de l’audience, Kagame a animé une conférence de presses durant laquelle il reitéré le soutien de son gouvernement au Président Bush dans sa campagne militaire contre l’Iraq, à l’instar de Museveni en Ouganda.
«Nous comprenons que parfois des décisions difficiles doivent être prises, entre autre la décision d’entrer en guerre, sutout lorssque la partie qui veut lancer la guerre se rend conscient que cette guerre esy justifiable. Je crois que souvent des situations se présentent et qui exigent des choix difficiles, comme celle dans laquelle est maintenant confrontée les États-Unis [et le Rwanda?].» Voilà une déclaration de guerre voilée de Kagame contre le Congo.
Durant son séjour à Washington, Kagame a été descerné le prix «2003 Global Leadership Award by the Young Presidents’Organisation (YPO)» en reconnaissance «du rôle capital qu’il a joué pour réconcilier le peuple Rwandais après le génocide de 1994 (qu’il a provoqué) et pour avoir accéleré le processus de paix en République Démocratique du Congo» Quel Congo? Et bien une fois de retour à Kigali, Kagame porté sur les ailes par un parlement fantoche qui a voté à l’unanimité le re-de-ployement des troupes Rwandaises au Congo, a lancé un ultimatum à l’Ouganda de rétirer immédiatement ses troupes de la RDC et de mettre fin à son soutien militaire au profit des Interahamwe.
«L’Ouganda a rédéployé ses troupes au Congo. Si la communauté internationale trouve cela acceptable, alors il est également légitime pour que le Rwanda retourne au Congo pour parer à la nouvelle situation,» a déclaré Kagame, ajoutant que «son pays usera de toutes les voies diplomatiques pour resoudre la crise, mais la sécurité du Rwanda ne sera pas compromise si aucune solution pacifique n’est pas trouvée vis-à-vis la dernière tournure des événements. Qui a crée toutes ces factions au Congo? L’histoire nous apprends que ce sont les même gens qui accusent le Rwanda qui sont responsables du chaos qui a lieu maintenant [au Congo]».
Sur la même longueur d’ondes, Kagame a révélé que son ex-ministre de la défense, le General Brigadier Emmanuel Habyarimana et le Colonel Ndengeyinka se sont évadés vers l’Ouganda après avoir été apprivoisés par Amama Mbabazi , le ministre Ougandais de la défence qui les aiderait à assumer la commandes des forces anti-Rwandaises au Congo.
Un membre du parlement Rwandais a déclaré au quotidien Ougandais, The Monitor par téléphone, peu après l’intervention de Kagame: «Nous sommes obligés à combatre sur base d’auto-défense même si cela impliquerait à rédéployer nos atroupes au Congo.»
Kampala a dépuis lors réjété l’ultumatum de Kigali mais a catégoriquement nié tout lien avec les Interahamwe. Kampala a plutôt accusé le rwanda de soutenir l’Armée de la Redemption du Peuple – People’s Redemption Army (RPA), un mouvement rebelle qui opère dans la région volatile de l’Ituri et dirigé, selon Kampala par le Dr Col. Kizza Besigye, le candidat malheureux aux elections présidentiels du Mars 2001.
En effet, l’Uganda People Defence Force (UPDF),l’armée Ougandaise venait de chasser de Bunyia la milice Congolaisede l’UPC proche de Kigali.
Clare Short, la ministre d’État Britannique chargée du Dévélopement Internationale, a proposé sa médiation pour calmer la tension entre Museveni et Kagame comme elle l’a fait après leur affrontemants à Kisangani, mais elle a été trop prise par la situation en Iraq. Elle a même ménacé de démissioner au cas ou son gouvernement attaquerait l’iraq sans un nouveau mandat de l’ONU. Elle est vite revenue sur sa décision. On dirait qu’elle n’a pas encore fini sa mission au Congo. En effet, selon The Guardian, un quotidien de Londres dans son édition du 11 avril 2003, le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi jouissent de la protection des gouvernements Américain et Britannique. Apart ce qu’ils pillent au Congo, ces trois pays bénéficient d’une aide financière américaine et britannique de $50 million par an rien que pour couvrir leurs budgets militaires les aidant à poursuivre leur agression, leur génocide et leur actes de pillage au Congo; une enveloppe qu’ils reçoivent par l’entremise de Clare Short.
Clare Short a même menacé de réfouler de son avion Richard Dowden, une ancien editeur de la section Africaine de l’Economist, après que ce dernier lui ait poser la question de savoir ce qui jusifie la présence du Rwanda à Kisangani à 1,500 km de sa frontière avec le Congo.
Après le sommet qui a reuni le 9 avril en Afrique du Sud, les Chefs d’États de la République Démocratique du Congo, de l’Ouganda et du Rwanda, sous l’égide de Thabo Mbeki, Museveni a promi de rétirer ses troupes du Congo à partir du 24 Avril, «pourvu que le Rwanda admette qu’il n’a pas de troupes en RDC».
Kagame à son tour est resté evasif à une question lui poser pra la presse, celle de savoir s’il mantenait encore ses troupes au Congo.
«La sécurité de toute la Région des Grands Lacs nous préoccupe. Nous nous félicitons du dénouement de la crise au Congo à l’issue des travaux du dialogue intercomgolais,» a-t-il déclaré.
Une fois de retour à Kigali, Kagame a ménancé de renvoyé ses troupes au Congo si les Interahamwe ne sont pas contenus. L’ouganda a quant à lui ménacé de ne pas retirer ses troupes sans guarantie que l’ONU déployerait une force neutre pour parer à toute eventualité au cas ou une force hostile à l’Ouganda passerait à l’attaque. Mais après une longue conversation avec le Sécrétaire Général de l’Onu Koffi Annan, Museveni s’est dit prèt rétirer toutes ses troupes à la date prévue et de sécuriser ses frontières à partir du territoire Ougandais, c’est-à-dire, de l’autre côté des Monts Rwenzori.
«On nous accuse d’être une force destabilisatrice dans la région de l’Ituri. Retirons-nous donc et voyons qui est vraiment une force destabilisatrice [on espère que l’Ouganda ne va pas orchestrer des troubles par procuration après avoir quitter]. Nous esperons que la force qui va nous remplacer ne nous sera pas hostile,» a déclaré le Major Shaban Bantariza un porte parole de l’armée Ougandaise au quotidien Ougandais The Monitor le 12 avril 2003.
Pendant qu’ils se jettent la balle, le Rwanda et l’Ouganda orchestrent en même temps des massacres de grande envergure entre les Hema et les Lendu qui ont coûté la vie à plus de 1,000 Hema le 7 avril 2003 à Drodro, près de la frontière Ougandaise.
Amnesty International a à cet effet produit au mois de mars un rapport intitulé: On the precipice: the deepening human rights and humanitarian crisis in Ituri – Sur le précipice, l’enlisement de la crise humanitaire et des violations des droits de l’homme en Ituri; accusant les troupes Ougandaises présentes dans la région de perpétrer des violations des droits de l’hommes sans précedent et de avopir pri au sériux leur obligation de proteger les civils, estimant que 50,000 ont été massacrés et 500,000 autres déplacés suite aux affrontements armés entre les Hema et les Lendu dépuis juin 1999; de soutenir et de créer des milices qui sèment la mort et la terreur dans la région.
L’organisation Américaine, International Rescue Committee a quant à elle méné des enquêtes de septembre à novembre 2002 et a produit un rapport en avril 2003, intitulé: Mortality in the Democratic Republic of Congo: Result from a Nationwide Survey – la Mortalité en RDC: Résultats d’une Enquète sur toute l’Étendue du Territoire Nationale, estimant que la guerre d’agression contre la RDC demeure la guerre la plus coûteuse en vie humaine dépuis la Deuxième Guerre Mondiale. En effet selon le rapport de l’IRC, 4,7millions de Congolais ont été massacrés dépuis le 2 août 1998.
George Ruup, président de l’IRC, a déclaré: « C’est une catastrophe humanitaire qui a atteint des proprtion horribles et shocantes dépassant tous les taux de mortalité estimés dans la longue guerre contre l’Iraq et tous les guerres récentes aux Balkans. Pire encore, cette crise n’a pas été suffisamment jouit de l’attention de la communauté internationale, des pays donateurs et des médias.»
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