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JOSEPH KABILA NE TIRE PAS SA LEGITIMITE DU DIALOGUE INTERCONGOLAIS
Par A.R. Lokongo
Les travaux du DIC ont pri fin. «Après la pluie vient le beau temps,» dit un adage. Mais au Congo, après la mort de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Laurent Désiré Kabila, l’experience nous fait apprendre plutôt le contraire: «qu’après le beau temps, vient la pluie» - référence au succès que le Congo a connu sur tous les plans sous la houlette de Mzee Laurent Désiré Kabila mais peu après le bâton lui a été mi dans les roues!!!
Les musiciens sont souvent les vrais mésureurs de la temperature politique, sociale et économique d’un pays. Les mélomanes se souviendront de la chanson de Papa Wemba «Tout le monde saï-saï», une année après la prise du pouvoir par Laurent Désiré Kabila. Le Congo en 1997 venait d’amorcer un nouveau départ, très grandiose grâce au courage du feu Mzee Laurent Désiré Kabila, sa détermination dans la lutte pour l’indépendence totale du Congo, son réfu d’être manipulé de l’extérieure, son dévouement aux ouvriers, aux paysans et aux opprimés, sa clairvoyance politique.
Hélas les fossoiyeurs de notre indépendence n’ont pas tardé à passer à l’action pour étouffer la Révolution du 17 Mai dans l’oeuf en utilisant certains enfants de cette même révolution! On dirait qu’en chantant «Toboi ba-cales» Kofi Olomidé et le peuple Congolais ont compri les enjeux dépuis le 2 août 1998, quand nous étions soumis à une sale guerre d’agression , d’invasion, d’usures et de pillage de la part de la coalition anglo-américano-rwando-Ougando-Burundaise avec la complicité des marionnettes, des hommes de pailles, des laquins Congolais, qui ont consciemment trahi le pays.
Ils n’ont pas totalement reussi! C'est pourquoi Joseph Kabila réprésente toute une continuité et ne tire pas sa légitimité du dialogue intercongolais, même s’il doit «re-prêter serment». Il a légitimité populaire et révolutionaire parceque le régime Kabila a réalisé la volonté de l’écrasante majorité de la population en chassant effectivement Mobutu et les Mobutistes qui dépuis le 14 septembre 1960, ont ruiné le pays et détruit le Congo. Protéger le régime issu de la Révolution du 17 mai 1997, voilà ce que doit être la préoccupation majeure du Chef de l’État, le Général Major Joseph Kabila.
On comprend ce qu’a été la «politique de concessions» - sans ceder aux pressions - de Joseph Kabila pour sauver l’essentiel: l’intégrité territoriale et la souverainété nationale de notre pays, et cela jusqu’à démanteler certains acquis salutaires de la Révolution du 17 Mai. C'est dommage parfois parceque Joseph Kabila ne reussira jamais à rappeler à la raison ceux qui sont encore naïvement considérés par certains congolais comme «les fils égarés en quête de pouvoir».
Maintenant Kabila va composer avec le panier des crabes issu de la CNS, du regime compradore mobutiste et des marionettes de l’agression anglo-américano-rwando-Ougando-Burundaise. Il devra donc prendre ses responsabilités «sur tous les plans», parceque le chemin de l’après Sun City est certainement parsémé de plein d’ambuches bien calculées. Ces messieurs là ne sont pas pour la paix et le dévelopement intégral du Congo et des Congolais maîtres de leur propre destin. Leur double langage et les conditions qu'ils posent pour la paix et la réunification du pays les accusent déjà. Fort du soutien extérieur dont ils jouissent encore et par lequel toute impunité leur est déjà guaranti après ce génocide, ces massacres, ces viols, ce cannibalisme, ce pillage, systematiquement perpétrés dépuis le 2 août 1998, les Rwandais, les Ougandais et les Burundais avec leurs poulets Congolais n’ont rien à s’inquieter.
Nous esperons que faute d’une classe politique viable, les Congolais qui aiment vraiment le Congo et qui comprennent qu’on ne peut pas donner libre cours aux autres de se moquer indéfiniment du Congo et des Congolais - à l'instar des vaillants combattants Maï-Maï - vont certainement soutenir Joseph Kabila pour arracher la paix, l’intégrité territoriale de notre pays et sa souverainété nationale, bref, un Congo qui s’assume définitivement. Notre contribution n’a pas été et ne sera pas moindre dans cette entreprise de longue haleine.
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