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DOSSIER: JOSEPH KABILA AU SECOURS DE GEOGES W. BUSH
Par A.R. Lokongo, 27 octobre 2003
Il est prevu que le Chef de l’État Congolais, le Général Major Joseph Kabila rencontre son homologue Américain Geoge W. Bush le 5 novembre prochain à la Maison Blanche. Les dessous de cette visite ont été mis au jour par la révue Africa-Confidential, publié à partir de Londres.
Dans son édition du 27 octobre 2003, la révue Londoniènne a révélé que cette visite a été arrangée avec succès par Dan Gertler, un diamantaire Israélien et ambasadeur plénipotentiel au Congo, qui avec son parténaire en business Chaim Leibovitz qui ont à cet effet sollicité la Maison Blanche pendant des mois. Le diamentaire Israélien considère cette visite comme un triomphe personnel.
Ah ha! Comme l’histoire se répète au Congo. C’est ainsi que Maurice Tempelsman, un autre grand diamantaire Israélo-Américain, et alors qualifié de «pont entre les zones diamantifères africains et la Maison Blanche pour le compte de De Beers » a considéré la prémière visite qu’il arrangé entre Joseph Désiré Mobutu et J.F. Kennedy comme un triomphe personnel. La suite, on la connait. De Beers a eu pignon-sur-rue sur le diamant zaïrois en plus des gros paquets de diamant que Mobutu offrait aux présidents américains successifs comme «Cadeaux de Noël».
Toujours selon Africa-Confidential, les arrangements pour la visite de Joseph Kabila ont suivi des réunions à huit-clos au cours de cette année entre Dan Gertler, Leibovitz et le directeur du Conseil National de Sécurité des États-Unis chargé de l’Afrique, Jendayi Frazer.
La révue Londoniènne ajoute que ces réunions n’ont pas manqué à «provoquer l’irritation» de certains collègues de Frazer au sein du Département d’État quant à leur utilité.
La visite du Président Congolais interviendra au moment ou son homologue Américain est vraiment accablé par la tournure des événement en Irak où les forces d’occupation Américaines font face à une résistance farouche du peuple Irakien, si l’on prend en compte les seuls attaques de cette semaine. Un deuxième Vietnam s’annonce en Irak et il sera très difficile pour les Américains et les Britannniques d’exploiter tranquillement le pétrole irakien. Le pétrole, les minérais devront donc figurer au ménu des entrétiens que George Bush aura avec Joseph Kabila.
Au niveau national, pendant que les manifestations contre l’occupation de l’Irak et l’appel au retrait des troupes américaines par les veterans et les familles des soldats se multiplient à travers toute l’Amérique, le Président George W. Bush est, lui-même, soumi à des pressions de la part de Thomas Kean, le chairman de la Comnmission Fédérale qui mène des enquêtes sur l’Attaque du 11 Septembre; et qui accuse Bush de dissimuler les dossiers stratégiques fournis par l’intelligence américaine avant l’Attaque du 11 Septembre ( dont l’accès est barré aux membres de la commission). Kean ménace de passer à l’assignation (saisir la justice) au cas ou la Maison Blanche refuse de livrer ces docuemnts à la Commission dans un délai d’une semaine. Bush savait-il quelque chose avant l’attaque? C’est ce qui fait jaser le pays de l’Oncle Sam, qui, bien que plus puissante, n’est pas nécessairement un example de leadership.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU, dont l’unique tâche est de sauvegarder les intérêts des pays les plus puissants de ce monde, n’est pas lui nécessairement un example de leadership, lorsqu’il ignore l’appel des organisations de droit de l’homme (l’International Rescue Committee qui a annoncé un génocide de 4.7 millions de Congolais dépuis le 2 août 1998, entre autres); et autorise sans remords que la partie du rapport du Panel des Nations Unis Sur l’Exploitation des Resources Naturelles et Minérales de la République Démocratique du Congo qui expose le role des multinationales occidentales et les compagnies Rwando-Ougamdaises dans le pillage systematique des richesses du Congo, soit gardée secrète «pour ne pas entraver le processus de paix au pays de Patrice Lumumba, de Pierre Mulele et de Laurent Désiré Kabila.
Cette révélation a été faite par l’Independent, un quotidien de Londres dans son édition du 27 octobre 2003.
Il y a également une opposition farouche au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU - notamment de la part de la Grande Bretagne et des États-Unis qui soutiennent la coalition rwando-ougando-burundaise - contre l’établissement d’un tribunal pénal international pour le Congo.
Si tel est le cas, de quel processus de paix parle-t-on au Congo? L’histoire prouve que dans tous les pays soumis aux atrocités dues à la guerre il n’y a pas de paix, ni de réconciliation sans justice. Ceratisn apys occidenatux continuent de punir les collabos de la Deuxième Guerre Mondiale. Pourquoi le Congo doit-il rester une exception? C’est donc le Conseil de Sécurité de l’ONU qui protège les criminelles Rwandais, Ougandais et Burundais (Museveni, Kagame et Buyoya en premier lieu), Congolais et Rwando-Congolais (issus de cette guerre d’aggression). C’est là où le bas blesse.
Pourquoi d’ailleurs blâmer les forces externes alors que le climat poilitique au Congo même fait de plus en plus preuve d’une simple «chorégraphie»?
La gestion financière pendant cette transition et les nouvelles lois votées par le nouveau parlement non-elu sont l’expression d’un simple «fiat» aux caprices du FMI, de la Banque Mondiale et des multinationales parceque certains acteurs Congolais ne voient que le montant de bénéfices qu’ils vont tirer après le partage du gâteau.
Face à tous ces enjeux, Joseph Kabila doit bien identifier les flatteurs autour de lui qui ne lui disent pas tout ce qui se passe en coulisse, et doit toujours privilégier le bien-être de l’écrasante majorité du peuple Congolais meurtrie par 37 ans de dictature et six ans de guerre d’aggression lui injustement imposée.
Certaines actions dites d’éclat ont pu être observées principalement en ce qui concerne la réunification du pays. Evidemment, il s’agit d’actions à même de plonger toute une nation dans l’illusion la plus dangereuse. A l’est il existe encore des camps d’entrainement illegaux entretenus par les anciens belligerents et des caches d’armes partout. Les exactions, les pillages, les viols et les massacres batten encore leur plein. Le peuple du Nord Kivu reclame des commandant des regions militaries non-issus du RCD-Kigali. Compte tenu de cette situation, Joseph Kabila devrait d’abord répondre à l’invitation, disons au cris d’alarme des populations sinistrées de l’est avant d’aller au secours du «cowboy de Texas now in trouble ».
Reste à voir ce que cette visite va resoudre au Congo. Let us wait and see!
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