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LA GUERE AU CONGO C’EST AUSSI UNE AGRESSION AMERICAINE
Par A.R. Lokongo, Mars 2001
La politique étrangère Américaine et Britannique vis-à-vis de la République Démocratique du Congo suscite beaucoup de questions. Ces deux pays frères et superpuissances veulent bien devorer le Congo. Ils ont déjà mi sur pied un plan visant à partitioner le Congo à travers Rwandais, Ougandais et Burundais et quelques laquins Congolais interposés; pour mieux exploiter ses ressources naturelles et minerales importantes. Ils sont entrain de téléguider la proclamation de la République Orientale du Congo avec Étiènne Tsisekedi comme «président» et Kisangani comme capitale, d’après un reportage du quotidien Congolais, L’Avenir. Toujours selon L’Avenir, L’Allemagne et l’Angleterre seraient très sollicités pour reconnître aussitôt le jeune état; et déjà le Département d’État Américain aurait interdit aux ressortissants Américains de voyager au Congo. Cette décision du Département d’État se monte à l’hypocrisie.
Car le Département d’État devait non seulement interdir aux ressortissants Américains de voyager au Congo, mais aussi de rappeler tous les ressortissants Américains vivant encore au Congo, plus particulièrement les marines Américains qui assurent la formation militaire des troupes Rwandaises, Ougandaises et Burundaises pour agresser le Congo, et combattent à leur côté au Congo.
En effet, Remigius Kintu, un opposant Ougandais et Président de la Uganda Democratic Coalition (UDC) - Coalition Démocartique Ougandaise, dans un discours prononcé le 14 septembre 1997 devant la Conférence Annuelle de l’organisation Peace and Justice in the World - Justice et Paix dans le Monde, basée à Maryland, USA, a révélé comment les États-Unis sont dérrière toutes les guerres d’agression que Kagame et Museveni (lui aussi un Tutsi venu en Ouganda dans le berceau de sa mère) mènent dans la région des Grands Lacs, dépuis l’invasion du Rwanda par les troupes du FPR le 1 octobre 1990 - pendant laquelle 140,000 Hutus ont été massacrés par le troupes de Kagame, plus d’un million déplacés de leurs maison et de leurs terres - jusqu’à l’agression contre la RDC en août 1998, sans oublier la guerre que Museveni mène contre le Soudan.
Dans son addresse intitulée: «La Conspiration Américaine dérrière les guerres de Museveni», Monsieur Kintu s’est d’abord félicité de l’invitation lui addressée par Peace and Justice au moment même ou selon lui, «certains individus dépravés étaient en train de promouvoir des injustices, des supercheries et des guerres par procuration en Afrique centrale».
Monsieur Kintu a fait allusion aux propos tenus par feu Ron Brown, alors Sécrétaire d’État chargé du Commmerce sous Bill Clinton au cours d’un diner officiel à Kampala, selon lesquels:
«Il y a plusieures années, le business en Afrique a été contrôlé par les Européens alors que le États-Unis se contentaient seulement de 17% du marché. Nous sommes maintenant déterminés à renverser cet état de choses et nous accaparer la part du lion.»
Ajoutons que Mr Brown, un noir Américain, par conséquent un fils d’Afrique, est mort dans des circonstances douteuses dans un accident d’avion en Croatie. Mais notre frère de race ne pouvait mème pas se souvenir que la traîte des esclaves et la colonisation par les occidentaux avaient pour objectif: l’exploitation économique de l’Afrique pure et simple, rien d’autres que cela. Mais aujourd’hui cet objectif n’a pas changé. Il suffit seulement d’utiliser des scélerats locaux comme Mobutu, Museveni, Kagame, Buyoya… et le même objectif est atteint.
Preuve à l’appui, Monsieur Kintu à déclaré devant son audience: «Il est vraiment très inquiétant de voir la plus grande démocratie du monde en train de confectionner des conflicts meurtriers en Afrique, et en même temps prétend d’être un artisan de paix. Les États-Unis sont les principaux fournisseurs d’armes à l’Ouganda dont Museveni a besoin pour mener des guerres en Afrique centrale. Les militaires Américains sont stationnés à l’ancien aéroport d’Entebbe, à Nakasongola, à Kabamba, Ssingo, Nkozi, Gulu, les îlots de Ssese et dans d’autres locations mobiles. Une Mobile Training Group (MTT) - Équipe de Formation Mobile est basée à Kabamba en Ouganda et à Bugasira au Rwanda, ou les troupes Ougandaises et Rwandaises qui opèrent au Congo sont formées et puis accompagnées jusqu’aux champs de bataille.»
D’autres preuves abondent. Selon le quotidien britannique, The Independent, dans un article publié au mois de mars 2001, «les opérations militaires de l’Armée Patriotic Rwandais au Congo sont sécrètement financées par la CIA. Les effectifs des troupes Rwandaises au Congo dépassent le chiffre de 10,000 hommes. Le coût de ces opérations militaires sont au-délà des moyens et capacités du gouvernement de Kigali.»
Le gouvernement Américain ferme les yeux vis-à-vis non seulement d’un génocide de plus de 5 millions de Congolais dans les territoires occupés, perpétré par Kagame et Museveni, mais aussi aux crimes contre l’humanité commis par Kagame contre les Hutus au Rwanda. Nick Gordon, un reporteur Britannique, après des enquêtes sérieuses, a révélé que le régime de Kigali a construit des crématorium à Bugasira, Ruhengeri, Byumba, Kibungo, Inyungwe et autres locations où des milliers de Hutus [et les Congolais judgés recalcitrants parceque résistant contre l’occupation et par conséquent déportés au Rwanda] sont quotidiènnement massacrés, leus corps incinérés dans le cadre de l’opération «MANPOWER DUTIES» pendant que les officiers Américains régardent de l’autre côté. Le but de l’opération «MANPOWER DUTIES» c’est de réduire la population Hutu majoritaire à la même dimension démographique que les Tutsis, ou bien même au dessous du pair.
Par ailleurs, Wayne Madsen, un journaliste Américain et auteur du livre «Genocide and Covert Operations in Africa 1993 – 1999» (Génocide et Opération Sécrètes en Afrique 1993 – 1999), dans un rapport présenté le 17 mai 2001, devant le Comité du Congrès Américain chargé des Opérations Internationales, ainsi que devant le Comité du Congrès Américain chargé des Rélations Internationales et des Droits de l’Homme, a révélé en details comment les Américains font la guerre au Congolais par Rwandais, Ougandais et Burundais interposés. Mais pouquoi ? Qu’avons-nous fait, nous autres Congolais, aux États-Unis d’Amérique, un pays qui est loin de la nôtre et avec qui nous ne partageons pas les frontières? Nous ne sommes pas d’ailleurs contre la vision néo-libérale du capitalisme Occidental, et pourtant nous sommes soumis aux agressions, aux pillages de nos ressources et aux massacres de notre peuple. Comment les États-Unis et la Grande Bretagne puissent-ils lutter contre le terrorisme en Afghanistan et en même temps sponsoriser le terrorisme au Congo ? Cela n’interpelle –t-il pas les bonnes consciences ? Où sont les droits de l’homme, le droit fondamental de chaque état et de son peuple à l’auto-determination, à la souverainété et à la coopération mûre et équitable avec d’autres nations du monde ?
Sommes-nous – tout un peuple - forcés d’adopter le néo-libéralisme par crainte d’être exterminés par les tout puissants capitalistes surtout après que 5 millions des nôtres aient déjà été masscrés ? Si tel est le cas, avouons tous que le néo-libéralisme tue. Mais alors, à quoi bon embrasser une vision économique qui tue?
Malgré tout, les agresseurs ne se rendaient pas compte de la résistance farouche à toutes tentatives de partition de notre pays que poseraient tous les nationalistes Congolais. L’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo ne sera donc jamais compromise. Jamais de la vie! A moins qu’on nous extermine tous. Heureusement les traîtres Congolais deviennent de plus en plus isolés et minoritaires. Le sang des martyrs de l’indépendance et de la souverainété nationale, celui de Patrice Lumumba et Laurent Désiré Kabila en occurrence, crie haut et fort et constitue le germe de la liberté.
Mais aussi, dans une interview accordée au quotidien britannique, The Guardian, le 20 juin dernier, le Président Joseph Kabila avait dit ceci à propos des gouvernements occidentaux : «Indépendamment de leurs avancées technologiques, de leurs services d’intelligence, l’impression que les gouvernements occidentaux donnent c’est qu’ils ne sont pas mieux informés comme il faut, comme ils le doivent. C’est pourquoi leurs politiques étrangères sont toujours en état d’embrouillement, et toujours en contradiction avec leurs hommes sur le terrain.»
Le nationalisme Congolais vaincra!
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