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La RD Congo réclame des dommages et intérêts pour un montant d'un milliard de dollars à la société belge Schneider, qui fut le principal actionnaire de la Société minière et industrielle du Kivu (SOMINKIN).
CONGO (RDC) - 27 mai 2005 - par PANAPRESS
La RD Congo réclame des dommages et intérêts pour un montant d'un milliard de dollars à la société belge Schneider, qui fut le principal actionnaire de la Société minière et industrielle du Kivu, (SOMINKI), dont la concession s'étend sur un territoire trois fois plus grand que la Belgique, a appris la PANA de source officielle.
Devant le Tribunal correctionnel de Bruxelles, mercredi, l'avocat de la RD Congo, Me Moma Kazimwa Kawmba, a traité les dirigeants de Schneider "d'aventuriers ayant pillé les richesses congolaises".
Il a également accusé la société belge d'être à l'origine de la situation catastrophique que traverse la RD Congo, à cause d'une guerre civile qui a fait quelque trois millions de morts.
La SOMINKI fait partie des concessions que le Roi Leopold II avait accordées au Baron Empain au début du 20ème siècle. En 1976, suite à un accord entre les parties, le Congo devint propriétaire des 28 pour cent des actions de la SOMINKI, le solde des actions revenant à la société belge Schneider, majoritaire.
A l'époque, quelque 14.000 Congolais et expatriés belges travaillaient à la SOMINKI qui commençait à avoir des difficultés suite à l'effondrement des cours de l'étain.
En 1994, Schneider a décidé de se retirer de l'entreprise et il l'a cédée pour un franc symbolique à une société canadienne qui, deux ans plus tard, l'a vendue à son tour à une autre société canadienne pour un montant de 3,5 millions de dollars.
Or selon l'avocat de la RD Congo, le groupe Schneider avait, entre-temps, profité à l'insu des autres actionnaires et des autorités congolaises, des liquidités dont disposait la société, lesqueles s'élevaient à plusieurs milliards de francs belges.
Me Moma exige ainsi le remboursement d'une partie de ces liquidités, mais aussi le remboursement pour le manque à gagner à hauteur des 28 pour cent des parts que détenait la RD Congo dans la SOMINKI.
Il exige, par ailleurs, le paiement de 570 millions de dollars, représentant, selon lui, la moins-value enregistrée par l'entreprise après la vente à seulement 3,5 millions de dollars.
A cela, l'avocat réclame une contre-partie sur une somme de 14 millions d'euros, représentant les intérêts que la SOMINKI aurait du investir dans l'exploitation des mines d'or.
A tout cela l'avocat ajoute un préjudice moral qu'il estime à un million d'euros. En 1998, le gouvernement congolais a décidé de nationaliser la SOMINKI, privant la société canadienne de toutes ses concessions dans l'Ex-Zaïre.
Suite à cette décision, la société canadienne réclamera 1 milliard de dollars de dommages et intérêts au gouvernement de Kinshasa. Les deux parties avaient fini par trouver un terrain d'entente en avril 2002, sans que le montant des dommages versés par Kinshasa et le délai de remboursement soient précisés.
Les dommages d'un milliard d'euros sont réclamés, à titre prévisionnel, par l'avocat congolais, qui considère que le préjudice subi par son pays est de loin supérieur à ce qu'il a rélamé.
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