The Congo Panorama ~ Le Panorama Congolais
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Video: Le film réalisé par Jihal El Tahri et intitulé "L'Afrique en Morceaux: La tragédie des pays de la Région des Grands Lacs" desormais discrédité.

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Video: Mobutu ou les 32 ans de démagogie, de kléptocratie, de terreur et de prédation! Film réalisé par Thierry Michel

Regardez-le ici! Mais attention! Ce film contient des mensonges, surtout à propos de Lumumba!

 
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Horribles Photos du genocide au Congo: sickening photos of the genocide of the Congolese people committed by Rwandans, Ugandans and Burundians, backed by Western superpowers and multinationals.
 
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OPINION: LES ENJEUX DU NEPAD

Par Antoine Roger Lokongo

Le Nouveau Partenariat pour le Development de l’Afrique, en sigle, NEPAD, (en Anglais) est un plan économique ambitieux pour l’Afrique. Initié par les Présidents Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud, Olusegun Obasanjo du Nigeria, Abdoulaziz Bouteflika de l’Algerie, et Abdoulaye Wade du Sénégal (il avait initiallement lancé le Plan Omega), le NEPAD pourrait selon eux attirer des investissements et des capitaux de la part de l’Occident.

En échange, les leadersAfricains devraient donner aux investisseurs potentiels des guaranties de bonne gouvernance, la transparence dans la gestion de la chose publique et l’accéleration du processus de démocratisation à travers le continent. Il s’en suit que pendant le Sommet de Genoa en juillet 2001 et la Conférence de Davos à New York en Janvier 2002, les leaders des Sept Pays les plus Industrilaisés de la planète plus la Russie (les pays du G7/8) ont salué le NEPAD comme «un instrument efficace qui va permettre à l’Afrique de devenir un partenaire actif et inconturnable dans cet âge de la mondialisation capable d’attirer des capitaux et des investissements au lieu de rester définitivement un parasite qui a toujours besoin de l’aide sur tous les plans.»

En plus, les Chefs d”Etat Africains reunis à Lusaka en janvier dans le cadre du Sommet de l’Union Africaine ont à l’unanimité donné leur feu vert à ce «programme de development», mais sans à priori consulter leur peuple. Les présidents Africains cités ci-haut vont présenter le NEPAD au prochain Sommet des pays du G7/8. Ceci dit, le NEPAD ne laisse pas la société civile Africaine indifférente. C’est ainsi que Bamako, la capitale du Mali à abrité du 5 au 9 janvier derniers «Le Forum Social Africain» qui a reuni les réprésentants de plus de 200 mouvements sociaux, des organisations et institutions de la société civile venus de 45 pays d’Afrique sous le thème:« NEPAD ou la Vie des Africains en Péril».

Dans sa déclaration finale, connue sous le nom de «Déclaration de Bamako», le Forum a réjété la mondialisation néo-libérale et l’intégration de l’Afrique dans ce qu’il a qualifié «d’un système injuste sur quoi l’Afrique aura tort de baser son dévelopement et sa croissance économique». Dans ce context, les participants ont à l’unanimité donné une carte rouge à l’initiative appélée NEPAD, parce qu’à leur avis, le NEPAD n’est qu’une autre nouvelle stratégie pareille aux Programmes d’Adjustement Structurels (PAS) et de la libéralisation du commerce en Afrique inspirés par le FMI et la Banque Mondiale, et qui continuent de soumettre l’Afrique à un tarif d’échange inégal entre ses exports et imports – ce que le NEPAD ne va pas briser - , ainsi qu’à des structures de gouvernance empruntés des pays occidentaux qui ne sont pas enracinés dans la culture et l’histoire des peuples Africains. Au contraire, les institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale et le FMI ainsi que les réprésentants du Grand Capital (les multinationales) voient dans le NEPAD une porte de sortie de la pauvrété chronique et du sous-dévelopement dont est soumise l’Afrique.

Selon le Forum, bien que le NEPAD prône «le contrôle» du processus de dévelopement par les Africains eux-mêmes, les forces vives devaient être consultés par leurs leaders. Les Présidents Thabo Mbeki de l’Afrique du Sud, Olusegun Obasanjo du Nigeria, Abdoulaziz Bouteflika de l’Algerie, et Abdoulaye Wade du Sénégal donnent l’impression d’avoir discuter le NEPAD entre eux seuls , après quoi ils sont allés directement présenter cette «initiative Africaine» aux capitales occidentales et aux répresentants des institutions financières internationales avant de consulter les forces vives de leurs pays respectifs, oubliant peut être qu’en Afrique les attitudes commencent à changer.

C’est ainsi d’ailleurs que le Forum a décrit ce changement: L’afrique se rend maintenant compte qu’elle doit compter sur ses propres efforts car son salut ne viendra pas d’ailleurs, que les Africains ne sont pas les fils et les filles d’un moindre Dieu, ils n’ont qu’à s’organiser entre eux par conséquent sécouer tout complexe d’infériorité qui anime encore la plus part des Africains face à l’homme blanc.

Wade Mbeki, Boutelflika et Obasanjo doivent peut être se rendre compte que privilègier les répresentants des pays donateurs et ceux du Grand Capital (les multinationales) à leurs peuples n’est peut être pas une sage stratégie. La réussite de tout programme de development en Afrique dépend de l’association des masses à ce dernier, faute de quoi la question soulévée aux années 1960 sur le dévelopement de l’Afrique par Réné Dumont, spécialitse Français des problèmes économiques des pays en voie de dévelopement, dans son livre “L’Afrique est mal partie” reste d’actualité: «[Le NEPAD] constitue-t-il encore un autre mauvais départ pour l’Afrique?».

Le Forum réconnait que Le NEPAD comporte des aspects positifs qui doivent être accueillis par les forces vives, même si elles n’ont pas été consultées avant et après sa conception.

Enumerons donc quelques aspects poistifs du NEPAD:

-La nécessité des leaders Africains de négotier de nouvels termes de partenariat avec les bailleurs de fonds, ce qui constitue l’idée centrale du NEPAD

-Le NEPAD c’est aussi la réalisation qu’à travers le projet de la «Rénaissance Africaine», une opportunité se présente pour l’Afrique, pillée de ses resouces humaines et matérielles pendant des siècles, de s’affirmer et d’occuper sa vraie place dans le monde.

-Le NEPAD souligne l’importance pour l’Afrique de compter d’abord sur ses propres efforts, de privilegier les intérêts nationaux et régionaux dans la formulation démocratique des programmes de development à travers des processus qui permettent la participation des forces vives.

-La plus part des objectifs du NEPAD sont les mêmes que ceux déjà prônés par l’ONU au cours de ses nombreuses conférences internationales, entre autres, reduire de moitié la pauvrété extrême à partir de 2015 à l’échelle mondiale; augmenter un taux de croissance moyen continu du produit domestique brut (PDB) de plus de sept pourcent par an dans chaque pays du «Tiers Monde» au cours des 15 années à venir, etc.

Tous ces objectifs que nous venons d’énumerer sont nobles et doivent être soutenus par le peuple Africains en général et le peuple Congolais en particulier, car ils réprsentent sans doute quelques unes de leurs aspirations profondes.

Cependant, comme le chemin de l’enfer est toujours pavé de très bonnes intentions, un problème se pose. Comment ces aspirations vont-elles justement être traduites en actes concrètes? Il n’y a pas de doute que le schéma qu’offre le NEPAD est un schéma néo-libérale déjà prôné et adopté par le FMI, la Banque Mondiale, et l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le néo-libéralisme est devenu le mot-code pour la théorie de development contemporaine. Cette théorie prône «l’intégration» de l’économie nationale, disons Congolaise, dans l’économie mondiale globalisée sur base de la libéralisation des marchés et d’échanges et met la circulation libre du capital au centre du paradigme de dévelopement. Il y en a qui estiment que le NEPAD est une conjugaison ironique entre «la Rénaissance Africaine» et « la construction d’une économie forte et compétitive à ce moment ou cette économie mondiale tends vers une libéralisation et une compétition encore plus intense». Cependant, cette «renaissance» pourra –t –elle vraiment avoir lieu en «intégrant» l’économie Africaine dans un système asymétrique globalisé, dominé par quelques pays seulement?

Les initiateurs du NEPAD sont très bien convaincus que ça peut arriver et l’Afrique doit s’engager dès maintenant. Selon eux, il n’y a pas d’autres alternatives. Ils insistent que seul le NEPAD peut créer de bonnes conditions, un environement propice aux investissements en Afrique parcequ’il encourage, entre autres, la bonne gouvernance telle que définie par nos parténaires du Nord (ces derniers glorifient des leaders tels que l’Ougandais Museveni ou le Rwandais Paul Kagame au moment même ou ils tuent et pillent au Congo), une économie libérale et des mésures partielles sur l’allègement de la dette, l’augmentation de l’aide, et l’accès accrue aux marchés des pays riches. Ajoutons que les agresseurs du Grand Congo Démocratique jouissent de tout cela.

Le NEPAD en un certain point réconnait que «la mondialisation a certainement permi aux pays les plus puissants de ce monde de securiser davantage leurs intérêts au détriment des pays faibles», mais cette observation brillante et incisive sur les rélations vraiment inégales entre les pays riches et les pays pauvres est intentionellement réléguée au second plan. Le NEPAD ne réconnait nul part, par example, que «la libéralisation de l’économie est forcée sur l’Afrique», comme la 4me Conférence Ministérielle de L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) l’a réconnu à Doha. Le NEPAD ne reconnait pas qu’en essayant «d’attirer le capital étranger», pour financer les services sociaux de base, les gouvernements Africains seront contraints d’offrir aux propriétaires du capital des termes compétitives, encourageant le moindre payement des taxes, des concession gratuites des terres, des prêts en monnaies locales et remboursables en dévises, ainsi de suite, C’est sera la déscente aux enfers! NEPAD, c’est l’opium du peuple!

Le NEPAD prétend qu’il va réussir là où les Programmes d’Adjustement Structurels (PAS) ont échoué. Ces derniers sont accusés d’être en effet à la base des crises socio-économiques et politiques que connait l’Afrique parcequ’ils ont prôné la réduction des déficits budgétaire en reduisant les dépenses accrues par les secteurs de la santé et de l’éducation. Donc il fallait émonder ces secteurs (avec des conséquences néfastes). Alors comment sortir l’Afrique du gouffre où elle se trouve? Et bien, selon le NEPAD, L’Afrique doit «intégrer» son économie dans un système flou, abérrant et volatil de «mondialisation» en privatisant ses services sociaux essentiels. Il n y a pas d’autres alternatives.

Loin de là! Mzee Laurent Désiré Kabila a prouvé que le très riche Congo, particulièrement peut se resairir, s’affirmer et se dire: Maintenant nous nous rendons compte que tous les programmes économiques initiés ailleurs ne répresentent pas l’intérêt de notre peuple (Le chanteur Congolais Sam Manguana l’a exprimé en termes simples et compréhensibles même à un non-érudit: «Peuple alela nzala, colon atindi masanga! Peuple alela ngungi, colon atindi mandoki. Oluka otuna tina, oluki liwa! Coopération Nord-Sud enyokoli biso. Ba-systèmes économiques nyoso elumbi solo, ebimi mbwe…»). Desormais nous allons compter d’abord sur nos propres efforts, desormais nous allons sécouer tout complexe d’infériorité devant l’homme blanc et contrôler tout le processus de notre propre development.

C’est ainsi que Mzee Laurent Désiré Kabila, «le Soldat du Peuple» a pu rélancer l’économie en une année! C’était en quelque sorte un miracle. La prophétie d’Emery Patrice Lumumba était dévenue une réalité: «L’homme noir est capable de tout et il peut faire des exploits une fois qu’il jouit de toutes ses libertés». Comme Lumumba, Mzee Kabila a fait peur à ceux veulent nous garder toujours dépendants. C’est pourquoi, ils ne lui ont pas donné du temps. Il a été abattu pour faire peur aux autres leaders Congolais qui allaient le suivre. Cependant, l’héritage de Mzee Laurent Désiré Kabila place les autorités actuelles devant un choix. Ils doivent rester fidèles à l’idéologie de Lumumba et de Kabila et ne pas accepter de jouer le jeux des Occidentaux comme Mobutu l’a fait au détriment du peuple. Le peuple les observe. Dans le cas contraire, le Congo, si riche qu’il soit, sera obligé «de se disputer les miettes qui tombent de la table des puissances étrangères avec d’autres pays Africains» et s’engager infiniment dans la spirale de l’endettement.

Le point de départ de l’économie Congolaise ne se situe pas sur son intégration dans un système ou dans un processus de mondialisation tel que le NEPAD le récommande aux gouvernement Africains: mettez tous vos services sociaux (provison d’eau, d’électricité et d’autres services) dans le panier de la globalisation et laisser la main libre au capiatux étrangers pour financer leus provisions moyennant certains profits à faire. Tout ce que vous avez à faire c’est «créer un climat de confiance», des conditions favorables à l’investisseur et lui laisser la liberté de répatrier ses profits avec ou sans payer les taxes moyennant quelques «arrangements» avec les élites, sinon il va aller ailleurs et c’est vous qui allez souffrir!

Cependant, que les capitaux étrangers viennent au Congo ou pas, l’accès à l’eau potable, à l’électricité…, est un droit inalienable et ne doit jamais être nié au peuple sur base de son incapacité de payer le coût du prix fixé par l’investisseur. L’accès à l’eau potable, tout comme la nourriture, un logement adéquat, le courant, le transport et l’éducation de base, sont des droits humains inalienables et non pas des privilèges. Soumettre une fois ces droits fondamentaux au seul caprice de l’investisseur étranger est une subversion des droits humains de tout un peuple.

Ces propos sont-ils alarmistes? Pas du tout. Ce qui s’est passé en Bolivie, plus précisement à Cochabamba, la troisième ville du pays, doit servir de leçon à nous tous. Les gens ordinaires ont ravi leur système de distribution d’eau potable à une multinationale, après que la Banque Mondiale ait exercer des préssions intenses sur le gouvernement Bolivien de privatiser le système. La Banque Mondiale a réfusé d’accorder un crédit à la compagnie nationale comme la Régie des Distributions d’Eau chez nous mais a «conseillé» le gouvernement Bolivien d’accorder plutôt le monopole de la distribution d’eau à l’International Water Limited, une compagnie privée basé en Grande Bretagne et appartenant au géant American Enginneering Bechtel. Le gouvernement Bolivien a cédé aux pressions et a accordé un contrat de 40 ans au géant Américain. La compagnie a par la suite immédiatement augmenté le prix de l’eau. Dans un pays où le salaire minimum révient à moins de $100 par mois, les gens se sont vus obligés de payer $20 par mois rien que pour les factures d’eau (vive la mondialisation, je dirais plutôt l’Américanisation de l’économie mondiale! Vive le NEPAD!). L’eau était devenue plus chère qu’aux banlieux riches de Washington même d’où siègent les économistes de la Banque Mondiale. Pendant ce temps, collecter l’eau de pluie à Cochabamba sans permission était devenu illégale! Les habitants de Cochabamba, hommes, femmes, enfants, jeunes et vieux, bravant les intimidations de la police, les arrestations et même les tortures, ont formé des barricades pour empêcher le géant Américain d’operer. Ils ont forcé le gouvernement à déchirer le contrat et le géant Américain n’avait d’autres choix que de plier bagages. A bon attendeur, salut!

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