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Seul un gouvernement nationaliste élu pourra présenter la facture de la geurre au Rwanda, à l’Ouganda et au Burundi
Par A.R. Lokongo
29.09.2004
Le 30 juin 1960, c’est une date historique pour le peuple Congolais qui a couronné la lutte pour l’indépendance incarnée par notre héro national, Patrice Emery Lumumba. Mais aujourd’hui, on enttend les situationistes et les opportunistes de tout bord, qui prennent le peuple Congolais pour un peuple mineur et veut «penser» à sa place, dire que le 30 juin 1960, Patrice Lumumba a prononcé un discours de circonstance. Ça revient à insulter la memoire de ce grand nationaliste et patriote Africain.
Lumumba croyait à ce qu’il disait et c’est lui, contrairement à Kasa-Vubu, qui a articulé les aspirations profondes de son peuple longtemps maté par la colonisation la plus raciste et la plus sauvage que les peuples africains aient jamais connue, j’ai cité la colonisation Belge.
Plus de 40 ans plus tard, Laurent Désiré Kabila, a lui aussi connu le même sort que Patrice Lumumba, mais avant cela, il a eu le temps d’articuler, de défendre et d’actualiser les aspirationbs profondes de son peuple et expliquer pourquoi cet élan salvateur a été coupé par la guerre d’agression qui nous a été injustement imposée dépuis le 2 août 1998.
Cette explication est aujourd’hui qualifié par les mêmes situationistes et les opportunistes, comme étant un discours de circonstance, que Kabila devait dire ce que le peuple Congolais en lutte et en resistance voulait enttendre à ce moment précis, comme ci en étant Chef de l’État, Kabila était un démagogue et n’était pas placé devant des responsabilités historiques pour expliquer au peuple les vrais mobiles de la guerre qui seront écrites dans les annales de l’histoire! Et son discours sur les CCP, c’était aussi un discours de circonstance?
Il ne faut même pas prêter oreille à ces situationistes et ces opportunistes, donneurs de léçons, qui changent leurs discours moyennant les enjeux sur le terrain et compte tenu de leurs intérêts sur place, soutenant un groupe donné contre un autre qui guarantit mieux ces intérêts au détriment du peuple Congolais. A la afin des comptes, quand ils auront corrompu une frange d’escrots pour piller et épuiser les minerais du Congo, les futures générations congolaises liront dans les livres d’histoire que le Congo était jadis très riche, mais spolié par l’avarice de ses dirigeants au service des intérêts étrangers, c’est pourquoi rien n’a été contruit ici. Et maintenant on assiste à une privatisation effreinée du Congo au profit des multinationales. Comme si Mobutu est mort mais le mobutsime vit encore.
Et on vous dit: «Écoutez, ce ne sont que des explorations, on n’est pas encore arrivé à l’exploitation proprement dite. Voilà comment on peut endormir tout un peuple. Le peuple ne mange pas à sa faim, une économie informelle extravertie ou TOUT est importé a fait qu’on a hérité même pas une seule usine après la Deuxième République.
Il faut une fois re-affirmer que Laurent Désiré Kabila croyait à tout ce qu’il disait à tout moment et tout ce qu’il a dit est en train de s’accomplir.
Conscient de ses responsabilités devant l’histoire et les générations futures, au cours de la dernière conférence de presse qu’il a accordée aux éditeurs de Kinshasa au Palais de la Nation, Mzee Laurent Désiré Kabila a donné l’état de lieu de la nation en ces termes:
«Après huit mois de guerre, l’état de la situation sur le théâtre de front prouve que l’ennemi a été bloqué. C’est déjà un acquis pour les Forces Armées Congolaises qui étaient prises au dépourvu. Les autres avaient préparé la guerre, tout le monde le sait. Ils avaient tous les moyens et le soutien des grands pays et la complicité de beaucoup de pays africains comme l’Afrique du Sud, facilitant le passage d’armes et d’autres matériels.
Les Forces Armées Congolaises qui étaient sévrées de leurs commandants alors Rwandais (sous pression américaine, Mzee Kabila a tactitement mi le Rwandais James Kabarebe comme Chef d’État Major des FAC. Ah! si le Général Mayele n’aurait pas été tué! Mzee Kabila le projetait dès sa prise du pouvoir comme Chef d’État Major des FAC), donc les FAC n’avaient pas de postes de commandements, n’avaient plus de têtes. C’est dans cet état de chose qu’on s’est evertué de former des commandants hativement bien enttendu, et c’est pourquoi qu’il avait été nécessaire à ce temps là de faire appel à ce que vous appelez les alliés pour qu’ils puissent intervenir rapidement; parceque des troupes qui sont sevrées de commandants ne peuvent pas se battre.
Vous savez que les Rwandais avaient infiltré la société congolaises et tous les coins et les recoins de la République. Il leur a été facile de planifier l’invasion et atteindre l’objectif qui était le leur: atteindre la capitale et renverser le gouvernement de salut publique. Mais, c’est chose faite, ils ont échoué. Ils ont échoué grâce à l’alliance des forces congolaises et les amis. Il faut d’abord mettre à l’acquis cette grande victoire des forces congolaises et les alliés sur l’envahisseur:
ILS VOULAIENT PRENDRE TOUT LE PAYS DANS PEU DE TEMPS, RENVERSER LE GOUVERNEMENT ET METTRE A LA TETE DU GOUVERNEMENT DES GENS DE SOUCHE RWANDAISE. TOUT LE MONDE SAIT CELA
(y compris les situationistes qui nous accusent aujourd’hui d’être ethnicistes quand nous rappellons cela à notre peuple. Et aujourd’hui certains de ces gens de souche rwandaise co-dirigent le Congo après la mort de Laurent Désiré Kabila!)».
Et Mzee Kabila de poursuivre: «Je vous dis que la longeur de la guerre sera fonction de préparation de notre propre peuple qui sortait de la torpeur, parceque personne ne s’attendait à une guerre aussi brusque. Notre économie étant tel que tout le monde le sait, pendant la période de la guerre, elle ne pouvait pas soutenir les efforts de la guerre. Et même dans le monde entier, tous les pays qui ont été brusquement attaqués, qui n’étaient pas bien préparés, il leur a été difficile de repousser l’ennemi dans une année. Faites le tour du monde, vous verrez.
Et nous, nous étions un nouveau gouvernement, une armée nouvelle, avec toutes les insuffisances que nous avions eu nous tous le temps de dénoncer. Alors le temps qui passe, c’est justement le temps de changer les rapports de force. Et on est entrain de le changer très sérieusement! Très sérieusement! Nul part ils n’avancent. Ils peuvent faire des débordements sur ceci, sur cela, Libenge, Pepa, mais on finit toujours par les casser et les repousser. Un débordement c’est une action furtive d’une armée. Vous ne savez pas qu’ils viennent, vous ne vous y attendez pas! Et ils vous prennent par le revers. Ça été le cas de Zongo, de Pepa et de beaucoup d’autres endroits. Mais on a eu raison de ces forces qui voulaient s’infiltrer.
Donc l’état des forces en présence maintenant est à l’avantage des Forces Armées Congolaises. C’est pour cette raison là qu’ils ne sont pas arrivés ici, qu’ils nous ont promi de mettre prise, de prendre Mbuji Mayi, de predre Lubumbashi, de prendre je ne sais quoi, ils ne sont pas parvenus à ces desseins. Cela vous prouve que l’état des forces qui s’affrontent sur le terrain changent, les rapports penchent vers les Congolais.
Mon optimisme, ce n’est pas de l’optimisme. C’est du réalisme. Quand je parle qu’on pourra libérer notre pays, cela est vrai. On s’y emploit. Dois-je dire comment nous nous y prenons? Je ne pense pas que c’est le lieu. Ce n’est pas le moment.
MAIS J’AI L’HABITUDE DE DIRE DES CHOSES AVEC PLUS DE CONVICTION ET CA SE REALISE LE PLUS SOUVENT.
Si je ne fais pas assez, nous ne serions plus ici. Voyez-vous la complicité de la communauté internationale, les grandes puissances qui soutiennent ces forces d’agression, vous voyez le paquet qu’ils ont! Ils ont l’habitude d’armer les autres, d’être ici présent, de nous espionner et de ravitailler les autres en informations sensibles sur le plan de nos forces défensives. Mais tout ce monde là, n’est pas avec nous! Ils ont régretté de ne nous avoir pas renversé. Mais si nous avions tenu, ce n’est pas par miracle. C’est par un travail assidu, d’analyse de situation à la fois politique et militaire. Diplomatiquement aussi, nous avons obligé que les faucons se retractent et ne fassent pas leur coup cinique publiquement, n’aillent pas à Kigali amener des armes ouvertement ainsi de suite…»
Voilà! Laurent Désiré Kabila a confirmé lui-même qu’il croyait à ce qu’il disait. Il a également changé les rapports de forces et les Forces Armées Congolaises étaient passées de la défensive à l’offensive, malgré la trahison de certains généraux, à Pweto notamment. Alors comme la coalition anglo-américano-rwando-ougando-brundio-sud africaine ne pouvait pas le neutraliser sur le plan militaire, ils ont prôné d’autres formules grâce auxquelles leurs laquins Congolais, y compris ceux de souche rwandaise viennent d’obtenir le pouvoir sur un plateau d’or, ce qu’ils ne pouvaient pas obtenir par la force des armes après l’assassinat combien ignoble de Mzee Wetu!
Mais alors, après une agression de six ans, un génocide de plus de 5 millions de Congolais et le pillage systematique de nos resources naturelles et minérales par les agresseusr et leurs laquins Congolais, il faut qu’un bilan soit dressé, qui comprendra essentiellement la facture de la guerre. Comment et à qui cette facture de la guerre sera présenté?
Sur cette question, Mzee Kabila a été catégorique.
«La facture de la guerre sera présentée aux agresseurs parcequ’ils sont bien connus. Ils ne vont pas s’échapper à cela, C’est aux agresseurs qu’on va présenter la facture des dégat. Comment? Avant ou après la guerre? On ne sait pas comment la guerre va se terminer. Va-t-elle se terminer avec les négotiations des grandes puissances hypocritement toujours jouant le rôle des forces d’interposition? Dans ce cas les années vont passer, reclamant à ce qu’ils reparent les dégats. Les dégats sont énormes. Ces pays là ne sont pas capables de réparer les dégats qu’ils viennent de causer au Congo. Il faudra que ceux qui continuent à gonfler leurs bourses contribuent à le faire.
C’est pourquoi, la période d’interposition pourra faire que la réparation de dégats soit une affaire de longue durée. Mais si la guerre se termine autrement, disons par une victoire, parce qu’il est vrai qu’ils ne vont pas nous écraser. Et bien nous allons essayer de presser qu’on repare les dommages, directement avec les agressuers eux-mêmes.
Nous dirons, Monsieurs, vous nous avez agressé voilà la facture, mettons-nous d’accord que vous le payez. Et je ne vois pas comment ils vont s’échapper à la pression qui sera monté dans le monde, parcequ’il faut qu’ils paient. Le monde d’ailleurs le dit déjà: ils pillent notre pays, ils tuent, ils assassinent, tout cela est connu. Donc la facture sera toujours là».
Seul un gouvernement nationaliste élu pourra présenter la facture de la geurre au Rwanda, à l’Ouganda et au Burundi.
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