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Halte à la déforestation du Congo
Par Antoine Roger Lokongo
01.07.2004
Selon Rainforest Foundation, une organisation basée à Londres et qui lutte contre la déforestation à travers le monde, plus de 60 millions d’hectares des forêts de la République Démocratique du Congo (sois la superficie de la France) seront bientôt livrés aux companies multinationales d’exploitation forestières.
Ce projet est déjà approuvé par la Banque Mondiale et l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et le Development (FAO) basée à Rome. Ce projet menace la vie de la population Congolaise (soit 40 millions) qui dépendent de la forêt pour leur survie, d’autant plus qu’ils n’ont pas été consultés.
«Ils doivent nous écouter avant de prendre des décisions sur les forêts qui auront un impact négatif sur nos vies. La forêt demeure notre seule source de survie,» estime Adolphine Muleyi, directrice de l’Association des Femmes Indigènes (AFI).
La déstruction massive de l’environement que va provoquer ce projet soutenu par les États-Unis et la Grande Bretagne préoccupe Rainforest Foundation.
«Ça sera un catastrophe écologique et humanitaire sans précedente au 21eme siècle, soutenue par la même Banque Mondiale qui prétend allévier la pauvrété à travers le monde,» a déclaré Simon Counsell, directeur de la Rainforest Foundation.
Comme toujours, la population Congolaise est le laissé pour compte. Les pygmées de L’Ituri, soumis au cannibalisme par les hommes de Bemba il n’y a pas longtemps, risquent de perdre non seulement leur source de survie mais aussi leur culture.
«Les communautés indigènes doivent être bien informées incessamnent pour qu’elles soient à mesure de défendre leurs droits. C’est très essentiel. Il en va de notre survie, c’est question de vie ou de mort si nos droits ne sont pas respectés,» a déclaré Réné Ngongo directeur de l’OCEAN, un groupe Congolais spécialisé dans la protection de l’environement.
Quant à Joseph Bobia, porte-parole de la CENADEP, une organisation Congolaise de dévelopement, il craint que la République Démocratique du Congo soit transformée en «une vaste zone d’exploitation forestière au mépris de la loi internationale et des droits des gens qui peuplent les forêts du Congo, mais au profit companies multinationales d’exploitation forestières».
Rainforest Foundation a lancé un appel urgent à la Banque Mondiale dépuis le mois de décembre 2003, de suspendre ce projet, de consulter d’abord le peuple Congolais, surtout la société civile et de respecter les droits culturels et traditionels des gens qui peuplent les forêts du Congo, mais n’a réçu aucune réponse de la part de ses fonctionaires. Dernièrement James Wolfenson, Président de la Banque Mondiale a publiquement accepté de discuter avec la Fondation «pour expliquer la position de la Banque Mondiale».
47% des forêts denses d'Afrique centrale recensés en RDC
CONGO (RDC)
6 avril 2005 - par XINHUA
La RDCongo détient à elle seule environ 47% des forêts denses d'Afrique centrale et 6,5% des forêts tropicales du monde, selon le "Plan d'action stratégique de la biodiversité du Congo", parvenu mardi à Xinhua.
Elaboré par le groupe de contact de la Conférence sur les écosystèmes des forêts denses et humides d'Afrique centrale, ce document indique que plus de la moitié de l'étendue de la RDCongo est couverte de forêts denses, qui constituent la part la plus importante des écosystèmes naturels de la RDCongo.
Il précise que les forêts tropicales de la RDCongo sont divisées en trois types de formations, dont les forêts feuillues denses qui se trouvent dans la cuvette centrale et à Mayombe dans la province occidentale du Bas-Congo, les forêts feuillues ouvertes qui se trouvent au Kasaï Occidental, au Bandundu et dans la province de l'Equateur, les forêts essentiellement arbustives au Katanga et au Kivu.
World Bank is contributing to destruction of world's forests
A new independent report published today finds that programmes funded by the World Bank Group are causing destruction of the world's remaining forests and harming poor people dependent on forests for their survival. The report - entitled “Broken Promises'’ - says that the Bank has failed to implement its own Forest 'Safeguard' Policy, adopted in 2002, and that not one of the conditions the Bank promised to fulfil has been met.
The report finds that:
§ The World Bank's private sector and insurance arms known as the International Finance Corporation (IFC), and Multilateral Investment Guarantee Agency - (MIGA) have not adopted the new Forest Policy;
§ The IFC has pushed ahead a raft of dubious projects, all of which threaten forests and forest peoples, notably in the Brazilian Amazon and Indonesia;
§ There are no mechanisms to address forests and forest peoples under programmatic loans, such as 'Structural Adjustment Credits';
§ There is a serious lack of transparency in the Bank's External Advisory Group which is meant to provide independent advice on the application of the Bank's Forest Policy;
§ So-called 'Community Forest Management' projects in India, meant to alleviate poverty, have ignored World Bank safeguard policies and trampled the rights of indigenous peoples;
§ Policy changes to promote industrial logging in the Congo Basin have been pushed through with the assistance of the World Bank without required public consultation and without measures to secure local community rights;
§ High profile initiatives in Cambodia to stamp out forestry corruption have floundered for lack of Bank commitment;
§ Projects to promote carbon markets have despoiled landscapes and ruined livelihoods;
§ Conservation projects funded through the Global Environment Facility and implemented by the World Bank have imperilled traditional livelihoods and marginalised communities.
"In spite of all its past promises, the World Bank continues to be a major actor in the destruction of forests, and is pushing forest peoples into dispossession and poverty", said Ricardo Carrere from the World Rainforest Movement. "The Bank has blatantly breached its own policies regarding forest conservation and forest peoples' rights".
Broken Promises also exposes how the Bank's involvement in forestry violates its stated mission to 'fight poverty' and promote sustainable development.
Simon Counsell, Director of the Rainforest Foundation UK said "The Bank appears to have learned nothing from its disastrous forays into the forests of countries such as Cameroon and Gabon, and is now on course to facilitate the destruction of the world's second largest rainforest, that of the Democratic Republic of Congo. The Bank's plans for DRC's forests are likely to damage or destroy the livelihoods of tens of millions of the world's poorest people, trample on the rights of indigenous forest people, and promote conflict and corruption along the way. The Bank's management must closely investigate how its staff could have made such appalling mistakes".
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