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Le Congo n’est pas tout seulement un amas de matieres premieres!
Par Antoine Roger Lokongo
16 janvier 2004
La première visite d'Etat à Kinshasa du président sud-africain Thabo Mbeki, s'est achevée mercredi soir, le 14 janvier 2004, par l'engagement de l'Afrique du Sud d'accélérer la transition en république démocratique du Congo (RDC) et des deux pays de renforcer la coopération bilatérale.
Thabo Mbeki a promi le soutien de son pays pour la tenue des elections libres et transparentes qui doivent couronner la fin de la transion et a rassuré que tous les homes de bonne volonté en Afrique et toute la communauté internationale vont soutenir le processus de democratisation en RDC.
Mais il a ajouté: «Il n’y a que le peuple Congolais qui doit se charger de sa liberation. Le people Congolais doit devenir maitre de son propre destin.»
Le chantre de la Renaissance Africaine a declaré: «Il ne peut y avoir une renaissance africaine sans le Congo. Le Congo est le premier porte-étandard de la Renaissance Africaine»
Les promesses d’assistances au Congo se multiplient donc.
Thabo Mbeki a promi 60 milliards de rands soit dix milliards de dollars américains à Kinshasa.
Mais à vrai dire, ce sont les hommes d'affaires sud-africains qui se sont engagés à investir ces 60 milliards de rands (10 milliards de dollars) pour parachever l'exécution d'une série de projets dans le domaine des mines, dans le nord-est et le sud-est de la RDC. Selon M. Mbeki qui n’a fait que parrainer l’accord, ce financement n'engage pas les gouvernements sud-africain et congolais.
Sans illusion aucune, le Congo est donc sur la voie d’être totalement privatisé. Mis à genoux par une aggression barbare et au nom de l’ouverture, le Congo s’est soumis aux institutions financières internationals.
Thabo Mbeki a insisté sur «le pardon», et la «reconcilaiation», conditions sine qua none, pour reconstruire un Congo prospère au centre de l’Afrique. Mais comment peut-on reconstruire une nation prospère au coeur de l’Afrique sans justice?
Vous avez un gouvernement en place à Kinshasa à majorité mobutiste-rebelle, imposé par les forces étrangères dans le cadre des accords de Pretoria. Pretoria c’était un costume de «prêt à porter juridique» que les mêmes forces étrangères ont enserré les nationalistes Congolais et qui pourrait se révéler utile si le pays est totalement reunifié et si Joseph Kabila est élu au suffrage universel à l’issue des élections libres et transparentes, et si tous les criminels sont jugés et condamnés pour leur trahison à la patrie. Le moment est venu de lutter pas contre mais pour un developement économique réelle, pour indépendance réelle, pour unr paix durable et pour le socialisme libérateur.
Vous avez la présence continue et arrogante des troupes Rwandaises au Nord et au Sud Kivu et des troupes Ougandaises au nord-est du Congo;
Vous avez les criminels mobutistes et ceux issus de la guerre d’agression qui sont aujourd’hui hissés au sommet même de l’État, le pouvoir leur est offert comme une prime de guerre, de pillage et de génocide, l’impunité leur est vraisemblablement assurée; en plus, ils ont presque la main libre d’exécuter un agenda caché, celui de provoquer une guerre civile à Kinshasa!
En voyant le Congo d’aujourd’hui, Laurent Désiré Kabila doit se tourner dans sa tombe. Nous disons cela parceque Patrice Lumumba et Pierre Mulele, une fois liquidés, ils n’ont même pas eu le droit à une tombe!
Que le monde entier retienne ce qui suit:
«Le Congo n’est pas tout simplement un amas de matières prémières.
Le peuple Congolais aspire à la paix, à la démocratie, à la prospérité, à une paix durable, et ne veut engager le reste du monde qu’à ses propres termes. Il refuse d’être sacrifiés sur l’autel de la mondialisation ou d’être traités comme des Indiens d’Amérique et de faire frais d’une nouvelle ruér vers l’or, le diamant, le coltan , le cuivre et le cobalt. Il veut sauvegarder son indépendance acquise au prix du sang, sa souverainété nationale et son intégrité territoriale, tout comme ses intérêts et droits fondamentaux toujours bafoués ou rélégués au second plan.»
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