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Victor Mpoyo dans Nouvel Afrique Asie
PROPOS RECUEILLIS PAR FRANCIS LALOUPO
Le nouvel Afrique Asie accueille dans ses colonnes l’une des personnalités les plus marquantes de la scène politique congolaise. Cet homme qui milite pour une réunification du Congo, du Burundi et du Rwanda dans un même ensemble confédéral dresse un bilan particulièrement sévère et sans concession de la période de transition et exprime ses espoirs à l’approche de l’élection présidentielle, à laquelle il pourrait être amené à participer. Reste à savoir à quel titre…
Pierre Victor Mpoyo : “Les péchés originels de la transition…”
LE NOUVEL AFRIQUE ASIE : COMMENT JUGEZ-VOUS LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION ?
P.-V. M. : C’est un gouvernement composé de plusieurs groupes qui cultivent, pour la plupart, leurs propres intérêts et non pas ceux de la nation. Des partis politiques, des rebelles et autres représentants autoproclamés du peuple congolais se sont rendus à des rencontres organisées à l’extérieur pour constituer ce gouvernement de transition. Mais ils l’ont fait sans consulter le peuple, qu’ils ont mis devant le fait accompli.
ÉTANT DONNÉ LA SITUATION QUI PRÉVALAIT, LA MISE EN PLACE DE CE GOUVERNEMENT DE TRANSITION SEMBLAIT LA MOINS MAUVAISE DES SOLUTIONS, CELLE QUI A PERMIS EN TOUT CAS DE METTRE FIN À LA GUERRE…
P.-V. M. : Ce n’est pas la moins mauvaise des solutions, mais certainement la moins responsable car, lorsqu’on va négocier, on se réfère à un cahier des charges qui fixe les limites de la négociation, à savoir que l’on sait ce qu’on peut céder et ce qu’on ne doit pas céder. Il fallait tout de même préserver l’équilibre national et le respect de l’autorité de l’Etat. Les prérogatives de l’Etat doivent être réaffirmées, rendues lisibles et compréhensibles par tous. Lorsque l’autorité se laisse submerger par le désordre, il n’y a plus de discipline, et tout devient possible, y compris le pire. Où a-t-on vu des unités rebelles revenir au sein de la nation sans recyclage, sans programme de réinsertion et de formation ? Les forces rebelles sont revenues dans la légalité, sans être un tant soit peu rééduquées. Cet état de fait est une grave menace pour le pays. Si la rébellion devient le pouvoir, sans être passée par une phase de transformation, il y a de quoi s’inquiéter. Si l’autorité se laisse dépouiller de ses responsabilités, autant alors céder la place à la rébellion. Personne ne pose plus la question de savoir de quelle manière et avec quelles méthodes ces ex-rebelles avaient géré certaines parties du pays pendant la guerre. Nul ne songe à établir le bilan de leurs actions…
EST-CE QU’ON PEUT ALLER VERS L’ÉLECTION DANS QUELQUES MOIS DANS CETTE SITUATION, TELLE QUE VOUS LA DÉCRIVEZ ?
P.-V. M. : Les élections seront difficiles car elles ne reposent sur aucun fondement éthique. La méfiance est la règle. Comment peut-on construire la démocratie dans un tel climat ? Au bout du compte, il s’agira d’une transition non aboutie.
AVIEZ-VOUS EXPRIMÉ CES MISES EN GARDE À L’ÉPOQUE OÙ SE NÉGOCIAIENT LES ACCORDS DE PAIX ?
P.-V. M. : Bien sûr, nous avions publiquement dénoncé la méthode, en posant cette question : que pouvaient-ils bien entreprendre là-bas, à Prétoria, sans mandat populaire ? La plupart des participants à ce forum n’avaient pour seul et unique but que de s’assurer une place dans les institutions de la transition ou au sein des sociétés d’Etat. Rien d’autre. L’une des conséquences de la forme de répartition du pouvoir issue de cette réunion est cette dangereuse politisation de l’administration à laquelle nous assistons.
LE POUVOIR AVAIT-IL LE CHOIX, SACHANT QUE LES NÉGOCIATIONS PARTAIENT DU FAIT QUE LE RAPPORT DE FORCE N’ÉTAIT PAS NÉCESSAIREMENT FAVORABLE À KINSHASA ?
P.-V. M. : Nous pensions qu’il ne fallait tout de même pas accepter de négocier la présidence de la République, la défense ou l’intérieur. On aurait pu préserver certaines prérogatives, pour protéger le pays du chaos. L’administration a pour vocation de servir un pouvoir légitime, et non pas des intérêts particuliers… Comment peut-on parler d’un Etat de droit si la gestion du pays se réduit au simple partage du gâteau ?
À VOTRE AVIS, LES AUTORITÉS SUD-AFRICAINES ONT-ELLES TENTÉ D’IMPOSER UNE SOLUTION, SELON LEUR VISION, AUX PARTIES CONGOLAISES ?
P.-V. M. : Elles ont essayé de proposer une solution équitable, mais elles se sont laissé berner par les promesses des intéressés et le résultat n’est pas le plus souhaitable pour l’avenir du Congo.
QUELLE AUTRE SOLUTION À PART CES ACCORDS QUE VOUS STIGMATISEZ ? IMAGINE-T-ON QUE LE POUVOIR CENTRAL POUVAIT SORTIR VICTORIEUX DE LA CONFRONTATION ARMÉE ?
P.-V. M. : J’avais suggéré au chef de l’Etat de recourir à l’aide étrangère, à des forces spécialisées capables de nous aider à restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. Il nous aurait fallu une sorte de légion étrangère…
COMME VOUS Y ALLEZ…
P.-V. M. : Oui. Cela s’est réalisé ailleurs, même dans l’histoire des Etats-Unis… Il y a des groupes de sécurité capables de faire ce travail. Il fallait nous aider à nettoyer le territoire et à reconstituer un Etat nouveau, réunifié et structuré.
COMBIEN DE LÉGIONS ÉTRANGÈRES OU DE MERCENAIRES AURAIT-IL FALLU POUR FAIRE CE QUE N’ONT PAS SU FAIRE TOUTES LES ARMÉES SUR LE TERRAIN, CELLES DE L’ANGOLA, DE NAMIBIE ET DU ZIMBABWE…?
P.-V. M. : Ces armées sont venues nous défendre contre les Etats qui nous ont agressés par rébellions interposées. Ce qui nous a fait défaut, c’était une armée nationale capable d’assurer la défense du territoire. L’Angola, où j’ai servi durant les moments les plus cruciaux de son histoire, était un allié sûr. Ce sont les Angolais venus à l’Est du Congo qui ont aidé à former les contingents qui nous ont permis en 1997 de libérer le pays de l’oppression de Mobutu. Ils étaient avec nous de Goma jusqu’à Kinshasa. Dire que cela a été possible grâce aux Rwandais, c’est de la foutaise, c’est se moquer de l’Angola. Quand nous sommes arrivés, ils nous ont proposé de former notre propre armée. D’envoyer nos militaires chez eux, pour leur formation. Le Nigéria a fait de même. Mais certains dirigeants avaient peur de voir les Angolais former au Congo une vraie armée nationale. Qui n’aurait pas été à leur service… C’est pourquoi ils ont empêché l’Angola de faire ce travail.
DONC VOUS AVEZ PENSÉ À UN MOMENT DONNÉ, SOUS KABILA PÈRE, QUE VOUS POUVIEZ GAGNER LA GUERRE…
P.-V. M. : Une guerre, on ne la perd pas. On peut perdre une bataille ou même plusieurs batailles. Et cela peut durer longtemps. Et nous croyons que si l’on avait formé des unités nouvelles en Angola, au Zimbabwe ou au Nigéria, notre armée aurait pu reprendre la main dans ce conflit. La plus grande erreur que nous avons commise est d’avoir placé au sein du gouvernement des cadres qui n’étaient pas préparés à la gestion d’une nation et encore moins d’une nation en guerre.
LA SITUATION ACTUELLE EST DONC TRÈS ÉLOIGNÉE DE CELLE QUE VOUS AVIEZ IMAGINÉE SOUS LAURENT-DÉSIRÉ KABILA ?
P.-V. M. : Oui. On ne nous a pas écoutés. Nous pensions que l’Etat devait être géré autrement, pas comme sa propre famille mais comme une nation où l’on doit consulter tout le monde. Kabila père était sous l’influence de ceux qui voulaient l’enfermer dans une logique tribale… Il se méfiait toujours de cette tendance, mais il n’a pas été assez vigilant. S’il m’avait écouté, sans tergiverser, on ne serait pas arrivé à cette situation. Ce que j’attendais de lui, c’était de conduire le pays comme un dirigeant honnête et déterminé. Mais aussi réconciliateur. Il nous fallait réunir tout le monde. Je lui avais par exemple suggéré de ne plus parler des “mobutistes”. Au temps de Mobutu, il y avait des flatteurs qui en tiraient des avantages personnels, mais aussi des gens terrorisés qui suivaient Mobutu de peur de subir les exactions du pouvoir. Il ne fallait pas faire la guerre à des citoyens qui étaient désormais prêts à bâtir le pays avec nous. Le régime de Mobutu a échoué, c’est clair. L’économie était à terre, les structures sociales étaient désintégrées, les institutions paralysées. Mobutu disposait d’atouts, comme personne avant lui, pour faire de ce pays un bijou, une puissance économique, financière et culturelle régionale. Mais il s’est appliqué à le détruire, à le saccager et à le piller.
QUEL EST VOTRE SENTIMENT SUR LA MANIÈRE AVEC LAQUELLE LE FILS KABILA A SUCCÉDÉ À SON PÈRE ?
P.-V. M. : Nous avons tous été choqués par la mort de Kabila père, qui était notre ami. Nous avons cru en lui, en dépit de quelques divergences. Je le croyais capable de symboliser une présidence solide, d’avoir une vision. J’ai été déçu, car ses autres collaborateurs, qui venaient d’autres horizons que le nôtre, ne l’ont pas aidé. Kabila était un nationaliste. Même si, durant sa jeunesse, il avait commencé sa bataille politique dans le Balubacat, un mouvement d’obédience tribale, il nous avait vite rejoints dans les structures nationales. Le jeune Joseph était la meilleure solution pour la succession, le seul qui pouvait calmer le jeu. J’ai encouragé ce choix. Nos alliés angolais ou zimbabwéens pensaient aussi qu’il était opportun de placer un militaire à la tête du pays, quelqu’un capable de mener la guerre contre les agressions. Je le connaissais bien, il fut à mes côtés lors de plusieurs missions, où j’ai pu apprécier sa sensibilité politique et son sérieux. Mais actuellement, je crois qu’il est manipulé.
N’EST-CE PAS DANGEREUX, UN CHEF D’ÉTAT AUSSI MANIPULABLE QUE VOUS VOULEZ BIEN LE DIRE ?
P.-V. M. : Je crois que s’il se ressaisit, il pourra reprendre les choses en main. Il est manipulé par des gens qui n’ont aucune audience, qui ne peuvent se réclamer d’aucun appui populaire. Des flatteurs…
PENSEZ-VOUS QUE JOSEPH KABILA SERA CANDIDAT À LA PROCHAINE PRÉSIDENTIELLE ?
P.-V. M. : Je ne sais pas, c’est à lui que revient la décision. Je lui avais conseillé d’assurer la transition et de quitter ensuite le pouvoir. De laisser d’autres accéder au pouvoir par la voie des urnes. Ou sinon de renoncer à diriger la transition pour se présenter à l’élection. Mais pas de mener ces deux entreprises.
PENSEZ-VOUS QUE LES CONDITIONS SERONT RÉUNIES À TEMPS POUR LA TENUE DE L’ÉLECTION, ET QUELLES SONT VOS INTENTIONS PERSONNELLES VIS-À-VIS DE LA COMPÉTITION ÉLECTORALE ? DONNEREZ-VOUS, AU MOINS, UNE CONSIGNE DE VOTE ?
P.-V. M. : Il faut que l’élection ait lieu, afin que le peuple puisse se prononcer. Notre peuple est majeur et responsable. Il ne comprendra pas tout ce qui tendrait à justifier le report de ces échéances. Dans certaines circonstances historiques, mieux vaut une mauvaise élection que pas d’élection du tout. En ce qui me concerne personnellement, que voulez-vous que je vous dise? Ce n’est pas à moi-même de me désigner. Si l’on me demandait de me présenter à cette élection, je verrai le moment venu quelle réponse apporter. Autrement, je ne donnerai pas de consigne de vote. Mon rôle est de continuer à être un combattant pour la cause congolaise et africaine. Il faut que le peuple congolais prenne en charge son destin. Après avoir choisi ses dirigeants à tous les niveaux, local, régional et central. Des dirigeants au service du peuple et non pas des opportunistes. Nous souhaitons d’ailleurs que les régions aient des vrais pouvoirs, nous sommes favorables à une constitution fédérale – je sais que beaucoup d’amis ne partagent pas cette idée –, car il n’y aura pas de développement sans fédéralisme.
VOUS ÊTES DONC D’ACCORD AVEC LE VICE-PRÉSIDENT AZARIAS RUBERWA QUI SOUHAITE AUSSI UN ÉTAT FÉDÉRAL ?
P.-V. M. : Ce n’est pas exactement ce que demande son parti. Voyez-vous, à mon avis, le Burundi et le Rwanda devraient réintégrer la mère-patrie. Ce n’étaient pas des Etats avant que les Belges décident de tracer des frontières, c’étaient des régions. Il y avait le Congo, le Rwanda et l’Urundi. Nous pensons à une confédération d’Etats.
VOULEZ-VOUS DIRE QUE LE BURUNDI ET LE RWANDA DOIVENT ÊTRE INTÉGRÉS AU CONGO ?
P.-V. M. : Oui. Pour rétablir une réalité historique et géopolitique. C’est la colonisation belge qui nous a séparés. Autrefois, on parlait des Congolais du Rwanda, des Congolais du Burundi, des Congolais du Katanga, etc. Dans le cadre d’une confédération, M. Paul Kagamé [président du Rwanda, ndlr] pourrait par exemple se porter candidat à la présidence du Congo, de la confédération. J’ai soutenu cette position depuis toujours. La vraie question n’est pas, contrairement à ce que disent les dirigeants du Burundi et du Rwanda, de garantir leur sécurité aux frontières, ou je ne sais quoi encore… Mais, plus sérieusement, il s’agit de travailler tous ensemble au sein d’une confédération, pour trouver la solution à nos problèmes.
C’EST UNE OPINION À TOUT LE MOINS INATTENDUE… DANS VOTRE LOGIQUE, VOUS NE PARTAGEZ DONC PAS L’IDÉE D’UNE AGRESSION DU CONGO PAR LE RWANDA, EN TANT QUE PAYS ÉTRANGER ?
P.-V. M. : Si. Parce qu’ils se considèrent comme tels. J’étais choqué qu’ils aient pu nous attaquer. Ils se sont conduits comme des bandits. Mais je continue de réclamer notre réunification. Il faut convaincre les Rwandais de dépasser l’esprit de division et de se considérer comme partie d’une communauté, notre espace commun. J’ai toujours tenu ce discours, déjà avant l’indépendance. Comment voulez-vous qu’un territoire comme celui du Rwanda, qui compte trois cent dix-huit habitants au km2, puisse s’épanouir ? Chez nous, il n’y a que vingt-trois habitants au km2. C’est normal que la population rwandaise tende à se déployer en émigrant au Congo…
AVIEZ-VOUS ABORDÉ CETTE QUESTION DU RETOUR AU GRAND CONGO AVEC PAUL KAGAMÉ, À L’ÉPOQUE OÙ VOUS ÉTIEZ EN CONTACT AVEC LUI POUR ORGANISER LE RENVERSEMENT DE MOBUTU ? AVEZ-VOUS RENCONTRÉ DES RWANDAIS AUXQUELS VOUS AVEZ PROPOSÉ DE RÉINTÉGRER LA MÈRE-PATRIE COMME VOUS DITES ?
P.-V. M. : J’ai toujours tenu le discours de la réunification partout où il le fallait. Je n’ai pas entendu de réponse des Rwandais à ce propos. Pour eux, la tragédie du génocide est devenue l’alpha et l’oméga de leur histoire politique et de leur relation avec le reste du monde. Mais le morcellement des Etats est l’un des faits historiques qui pourrait aussi expliquer la tragédie qu’ils ont connue. Je pense même qu’il n’y a pas de Hutus ni de Tutsis. Ce sont des divisions artificielles.
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ET QU’EN PENSENT LES BURUNDAIS ?
P.-V. M. : Pour moi, il n’y a pas de différence entre Rwandais et Burundais. Ils ont peur d’affronter ce discours. Mais il leur faudra le faire un jour. Car je ne vois pas de solution globale et durable sans réunification.
TANT QU’À LE FAIRE, ON POURRAIT ÉTENDRE CETTE CONFÉDÉRATION AU CONGO-BRAZZAVILLE… QUELLES EN SONT LES LIMITES ?
P.-V. M. : Si nous y parvenons, la confédération pourrait parfaitement être ouverte au Congo et même à l’Angola. Mais insistons surtout sur notre histoire commune avec le Rwanda et le Burundi, car il s’agit là de réparer un tort que nous ont causé les Belges.
ON CONSTATE QUE MALGRÉ TOUTES LES CRISES QUE LE CONGO A CONNUES DEPUIS L’INDÉPENDANCE, IL NE S’EST JAMAIS MANIFESTÉ DE VOLONTÉ SÉPARATISTE. AUTANT DIRE QUE LE FAIT NATIONAL A TOUJOURS PRÉVALU, N’EST-CE PAS ?
P.-V. M. : Personne ne veut faire sécession. Tous les citoyens de ce pays sont prêts à construire et à consolider ce grand ensemble qu’on appelle le Congo.
COMMENT QUALIFIEREZ-VOUS LA CRISE DANS LA RÉGION DE L’ITURI
P.-V. M. : C’est du banditisme. Ce sont des aventuriers étrangers qui ont essayé de s’emparer des richesses du sous-sol et qui ont créé les conditions de ces rivalités que l’on dit “ethniques”. Du pur banditisme opportuniste.
À CET ÉGARD, ON POURRAIT ALORS DIRE QUE LE GOUVERNEMENT DE TRANSITION COMPTE UN BON NOMBRE DE BANDITS…
P.-V. M. : C’est vrai. Ils devraient se confesser au peuple congolais, dire pourquoi ils se sont lancés dans la guerre. Mais plutôt que d’en avoir honte, ils affirment qu’ils sont prêts à recommencer. Ces anciens rebelles portent des responsabilités énormes dans la situation actuelle du pays. Le peuple ne veut pas répondre à la violence par la violence, mais jugera à travers les urnes du sort qu’il réservera à ces anciens rebelles. Un pays qui aspire à la paix n’a pas besoin d’armes pour faire de la politique. Il y a plusieurs forces dans le pays, et l’on verra lesquelles sauront émerger et présenter des points de vue valables dans le débat politique sur l’avenir du pays.
VOUS APPARAISSEZ PLUS COMME UN OBSERVATEUR QUE COMME UN ACTEUR…
P.-V. M. : J’ai toujours été un observateur, même lorsque j’étais un acteur.
Le Nouvel Afrique Asie 2004, N° 183 - DÉCE
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