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DE BEERS ET LE DIAMANT CONGOLAIS: UNE INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC SIMON GUILBERT, DIRECTEUR DES INVESTISSEMENTS

Par A.R. Lokongo

Les discussions sont en cours pour ouvrir les portes de la Minière de Bakwanga (MIBA), l'une des plus grande companie minière de diamant , propriété de l'État Congolais, aux investisseurs étrangers. Le Président Joseph Kabila a déjà mi fin au monopole unilatéral d'exploitation du diamant de Mbuji Mayi, accordé à IDI, une firme Israéliènne, par son père et prédecesseur, feu Président de la République Mzee Laurent Désiré Kabila (RIP). La MIBA produit seulement 40% des diamants exportés officiellement par la République Démocratique du Congo. Pour le reste, 60% des diamants du Kassaï sont produits par des mineurs artisanals, c'est-à-dire des prospecteurs, qui à leur tour les vendent exclusivement aux acheteurs de diamant Israéliens et à l'homme d'affaire Américain et un négociant en pièrres précieuses, Maurice Tempelsman, ancien président de "US Africa Society", un groupe qui jouit d'une très grande influence dans la formation de la politique étrangère des gouvernements Américains successifs.

Et si les Congolais connaissent bien leur histoire, ils se souviendraient bien que Tempelsman n'est pas un étranger au Congo.

En effet selon Janine Farrell Roberts, une activiste Américaine, militante des droits de l'homme, et auteur du livre "Diamants de Sang", Maurice Tempelsman a servi le cartel de diamant contrôlé globalement par De Beers en se positionant comme promoteur - à la Maison Blanche - des politiques étrangères qui favoriseraient l'accès total et le contrôle exclusif des mines de diamant à travers toute l'Afrique, ce qui a améné les États-Unis à soutenir à mots couverts des régimes non-démocratiques, corrompus et dictatoriaux au détriment et au depourvu des peuples Africains.

Toujours selon Janine Farrell Roberts, quand Patrice Lumumba, le premier Premier Ministre Congolais démocratiquement élu a déclaré qu'il utiliserait les resources du Congo pour bénéficier uniquement les Congolais, De Beers - et son allié Tempelsman - a ému sa crainte de voir un tier du diamant mondiale qui provient uniquement du Congo lui échapper. Raison pour laquelle, juste après ces déclarations de Patrice Lumumba, la CIA a facilité l'assassinat de Lumumba, ce qui a été confirmé par la fameuse "Church Commission", constituée par après. Immédiatement après la mort de Lumumba, le prémier ministre en exercise de l'époque, Adoula, dans un télégramme envoyé au Président Kennedy, a annoncé qu'il avait déjà donné son feu vert et son soutien à un grand projet investissement entrepri proposé par Tempelsman pour exploiter les diamants du Kassaï. L'historien Américain Richard Mahoney a d'ailleurs confirmé que le régime Adoula a réçu d'importantes sommes d'argent de la part de Tempelsman. Un memo du Département d'État daté 2 août 1961, et intitulé "Congo Diamond Deal" le confirme en ces termes: "Le Département d'État vient de conclure qu'il serait de notre avantage politique d'accepter cette offre et d'executer ce projet."

Immédiatement après l'accession au pouvoir de JOSEPH KMOBUTU, Tempelsman était devenu un grand acteur au Congo - recruitant ses propres membres du personnel parmi les éléments du personnel de la CIA qui étaient dans les bonnes grâces de Mobutu parcequ'ils l'ont hissé au pouvoir. Mobutu a aussi a l'époque donné un "grand cadeau de Noël" à Tempelsman, sous formes de plusieurs reserves minières au Congo.

Les membres du personnel de Tempelsman interviewés par Janine Farrell Robert, attestent qu'ils se sont bien amusés, merveilleusement, au Congo, un Congo qu'ils ont dirigé dérrière les façades de Mobutu. Ils servaient aussi comme hommes de course de Mobutu pour lui chercher et lui procurer des fonds de la part du FMI et de la Banque Mondiale et d'autres partenaires privés. Mobutu a reçu à persuader la Maison Blanche d'achèter sécrètement un grand lot de diamants pour les ajouter dans les "reserves stratégiques Américaines" - au moment ou les Américains n'en avaient pas besoin et protestaient clairement à Mobutu que leurs reserves étaient trop pleins. Mobutu et Adoula s'attendaient par là, à un soutien inébranlable et sans faille de la part de la Maison Blanche. Et Tempelsman qui a bien reussi dans son lobbying pour Mobutu à la Maison Blanche a tiré des dividendes énormes pour lui et pour De Beers. D'ailleurs en 1967, Tempelsman a été honoré par le Département d'État "pour avoir bien joué son rôle de Congo's Technical Advisor and Mediator (GDRC) - Conseiller technique et mediateur pour le Congo.

Mais un télégramme envoyé par ce même Département d'État le 23 décembre 1964 a mi en garde contre toute dévoilement du sécrèt sur la vente des diamants par Mobutu aux Réserves Stratégiques Américaines et le fait que les Américains, en même temps, se procuraient de l'Uranium Sud Africain (au moment de l'apartheid), parceque, selon le télégramme, "ça pourrait outrager les Africains modérés dont nous essayons de calmer les esprits. Nous croyons que Muller (le ministre Sud Africain des affaires étrangères de l'époque) comprendrait le bien fondé de garder cette affaire sécrète étant donné que les USA sont entrain d'abattre un bon travail au Congo que l'afrique du Sud ne serait pas à mesure de le faire ( garder le Congo dans l'orbite de l'Occident pendant la Guerre Froide).

Ce soutien à mots couverts à Mobutu a grandement profité aux Américains sous forme d'un excédent flagrant des diamants aux Réserves Stratégiques Américaines, que les Américains vendaient en compte gouttes et n'ont pu liquider qu'en 1997! Pendant que Mobutu signait tous ces accords gardés sécrèts avec les Américains pendant des décennies, 32 ans durant son regime compradore, kléptocratique, dictatorial et sanguinaire, son peuple coupissait dans une misère infra-humaine. D'ailleurs, le "Diamant du Millénaire" qui orne le Dôme de Londres a été acquis par De Beers à un vil prix pendant l'époque de Mobutu, mais aujourd'hui, il vaut plus de 750 milliards de dollars Américains. C'est pas par hasard qu'il y a échappé à une tentative de vol.

J'ai interviewé Simon Guilbert, directeur d'investissements de De Beers à Londres qui a passé 12 ans de sa belle vie à Mbuji-Mayi pendant l'époque de Mobutu. Voici ce qu'il eu à dire:


ARL: Monsieur Guilbert, quand feu Président Laurent Désiré Kabila a accordé un monopole unilatéral d'exploitation du diamant de Mbuji Mayi à IDI, une firme Israéliènne, quelles étaient les implications pour De Beers qui a été un grand acteur dans le marché du diamants pendant des décennies, non seulement en RDC, mais aussi en Angola voisin. Vous sentiez-vous mis de côté?

SG: Nous n'étions pas affectés parceque nous n'étions plus actifs à Mbuji-Mayi à ce temps là! Nous achetions des diamants provenant d'autres marchés, donc nous n'étions en compétition avec personne. Nous avons mi fin à nos opérations en RDC dépuis la fin de l'année 1999, parceque nous ne pouvions plus achèter des diamant profitablement à cause de l'escalation de la guerre. Depuis lors, nous n'avons jamais achèté un seul grain de diamant en RDC et nous le faisons pas jusqu'au moment ou je vous parle. Deuxièmement, sachez que le problème de diamants de sang exploités dans des zones de conflits sera bientôt mis en vigeur à travers une Résolution de l'ONU. Nous nous sommes donc décidés de ne jamais achèter des diamants extraits de Mbuji-Mayi ou de Tsikapa, parceque nous n'étions pas à mesure de certifier ou de guarantir que ces diamants ne seraient pas des diamants de sang. C'est la raison pour laquelle nous avons fermé nos comptoirs là-bas. Nous maintenons une présence infirme au Congo, six à sept personnes à Kinshasa, et quatre à cinq personnes à Mbuji-Mayi où nous avons encore des propriétés à maintenir.

ARL: La guerre d'invasion, disons d'agression à été lancé le 2 août 1998, c'est-à-dire, un an auparavant, avant que vous y mettiez fin à vos opérations. Voulez-vous dire que vous avez continuer à achèter du diamant Congolais au cours de l'an 1998, c'est-à-dire, pendant toute la prémière année de cette guerre?

SG: Vous devez savoir que même pendant la période de paix, nous contrôlions seulement 10% du marché de diamants Congolais. Il y a d'autres plus grands acteurs que nous - les Belges, les PDG par exemple. Mais en 1998, L'ambassadeur Américain Fowler s'occupait de la situation en Angola pour s'enquerir justement comment l'UNITA était capable de continuer avec la guerre sans avoir des réseaux par lequel elle vendait des diamants. Et alors, le même scénario s'est réproduit en RDC où les rébelles, qui desormais contrôlaient Kisangani se servaient des diamants de sang pour financer la guerre. Nous sommes arrivés à la conclusion selon laquelle, s'il y aura une résolution quelconque du Conseil de Sécurité de l'ONU qui prohiberait tout achat de diamants en provenance de la RDC, nous étions obligés morallement - pas légalement - de mettre fin à nos activités en RDC parceque nous n'étions pas à mesure de certifier ou de guarantir que ces diamants ne proviendraient pas de Kisangani à travers les réseaux de nos clients. C'est ce facteur moral qui a primé sur toutes les considerations que nous avons analysées avant notre décision de quitter. C'était vraiment très facile de continuer à faire du business pendant la guerre et en tirer des profits colossales. Mais non, quoique cela, nous devrions coûte que coûte quiter pour des raisons de moralité. Nous ne pouvons pas nous permettre d'achèter des diamants de sang.

ARL: Le Président Joseph Kabila a mi fin au monopole unilatéral d'exploitation du diamant sur base de la libéralisation économique qu'il prône dépuis son accession à la magistrature suprême. Cela represent-t-il une nouvelle bouffée d'oxygène pour vous, c'est-à-dire, des nouvelles opportunités pour De Beers au Congo?

SG: Nous étions contactés recemment par le gouvernement de la RDC. Il nous a invité de rénouer avec les achats du diamant Congolais. Mais je pense que ce que nous cherchons, c'est une structure légale stable sur quoi nous serons à mésure d'opérer et d'établir notre business. Un nouveau "Code Minier" comme ils s'y réfèrent doit être établi et le problème des dimants de sang, résolu.

ARL: Comment est ce que ça pourrait être résolu au moment ou la guerre continue et s'enlise, plus de la moitié du pays encore occupée par la coalition Rwando-Ougando-Burundaise, soutenue par des super-puissances bien connues et avec la complicité des soit-disant rébelles Congolais?

SG: Ça c'est une question très importante et très fondamentale. Tous les diamants provenant de Kisangani et de tous les autres territoires occupés sont considérés comme des diamants de sang. Jusqu'à ce que le conflit est resolu, nous allons trouvé très difficile de convaincre nos clients et de leur donner une guarantie absolue que les diamants que nous acheterions en RDC ne sont pas des diamants de sang. Nous devons donc être totalement sûrs des sources d'où proviennent ces diamants. Compte tenu de la situation actuelle en RDC, il est très difficile pour nous d' être totalement sûrs. Nous maintenons une "Zero-risk" attitude. Nous ne pouvons jamais nous permettre de prendre le risque d'avoir les diamant de sang être écoulé à travers notre système.

ARL: Qu'attendez-vous du nouveau Code Minier donc?

SG: Une structure légale solide sur base de quoi nous pouvons établir notre business. Nous sommes extrêmement circonspects (prudents), mais nous voulons bien sûre, gardez des rélations, contactez et nous laissez être contactez par les gens. Q'ils vienent, qu'ils nous parlent. Dès qu' il y a des guaranties que nous exigeons là-bas, aussi bien que la paix et la sécurité, c'est à partir de ce moment que nous allons entreprendre et avancer avec des négotiations. Nous devons aider ce pays à se resaisir, à se tenir debout non seulement en achetant des diamants, l'une de ses resources principales, mais aussi en explorant d'autres possibilités dans d'autres secteurs. Nous avons l'expertise et nous disposons de toutes les resources possibles.

ARL: Si j'entend bien, vous ne traîterez qu'avec le gouvernement légal, pas avec les soit-disant rébelles?

SG: Absolument. Et je n'imagine personne voulant traîter avec les rébelles. Nous ne traîterons qu'avec le gouvernement légal et légitime du pays.

ARL: Mais vous avez traité avec l'AFDL alors qu'elle était encore un mouvement rébelle?

SG: Je crois que nous sommes entrés en dialogue avec Laurent Désiré Kabila quand il était clair que tout le pays était desormais sous son contrôle. Il était ensuite reconnu comme le président d'un gouvernement légitime. Ce n'est qu'à ce stade que nous avons ouvert nos comptoirs. Mais soyons honnêtes. Nos rélations avec Kabila [Père] étaient très conflictuelles sur bases de certaines décisions qu'il a prises et QUI N'ETAIENT PAS FAVORABLES AUX AGENDAS [CACHES?] DE NOTRE BUSINESS. Je citerais particulièrement la loi interdisant la circulation d'autres monnaies sur toute l'étendue du territoire Congolais, sauf le Franc Congolais, qui selon, lui, était un instrument d'unité nationale, de souverainété politique et économique. Je crois qu'il est de l'avis général de tout le monde que Kabila n'était pas "pro-occidental" et les conditions du marché pour les companies minières de diamant devenaient de plus en plus difficile si pas impossible pour nous permettre d'opérer avec toute quiétude.

ARL: Ne croyez vous pas que Laurent Désiré Kabila - le seul qui n'a pas trahi le Congo - avait raison là-dessus? Après tout, vous avez maintenus votre présence au Zaïre de Mobutu en dépit du fait que son regime était néo-colonial, compradore, kléptocratique, dictatorial et sanguinaire. Le Zaïre après tout n'était pas un État de droit.

SG: Nous avons signé un contrat avec la MIBA pour achèter des diamants et de nous associer au forage et à l'extraction des diamants à partir des mines de Mbuji-Mayi et de Tsikapa. Nous avons entrepris et le forage et l'extraction et nous avons aussi achèté des diamants provenant des mines de la MIBA. Nous étions aussi responsables de la sécurité de ces mines et nous sachions d'où provenaient les diamants. Nous avons achèté tous ces diamants pour le compte de De Beers. Nous avons payé à la MIBA selon les prix du marché de l'époque et c'était ça notre obligation légale. Ce que la MIBA faisait avec l'argent par après n'était pas notre affaire. En 1987, nous avons achèté des diamants d'une valeur de $66 millions. Cet argent devait consolider l'économie Zaïroise. Nous payions tous les taxes dus à l'État pour tous nos exports. Ce que le gouvernement Zaïrois a fait avec tout ce argent n'est pas notre affaire. C'était en déhors de notre contrôle. En plus, nous avons contribué à la construction des écoles et avons investi dans l'agriculture, localement. Nos travailleurs avaient des maisons déscentes, pouvaient bien scolariser leurs enfants et pouvaient aussi voyager, ça fait parti de notre responsabilité sociale dans les régions où nous opérons.

ARL: Selon Janine Farrell Roberts, une activiste Américaine, militante des droits de l'homme, et auteur du livre "Diamants de Sang", De Beers a joué un rôle très capital dans l'assassinat de Lumumba et le soutien subséquent des puissances occidenatales à Joseph Mobutu, plus particulièrement à travers Maurice Tempelsman, un agent de De Beers. Etes-vous à mesure de corroborer ces allégations?

SG: Je ne pense pas que vous pouvez mêler De Beers dans l'affaire de l'assassinat de Patrice Lumumba d'une façon ou d'une autre. Moi personellement je n'était pas là à cette époque, mais je ne suis pas sûr que Maurice Tempelsman, tel que nous le connaissons et avec qui nous nous communiquons tout le temps, puisse avoir agi ou négotier des affaires pour notre compte. Je doute fort! Je ne pense pas que nous opérions au Congo en 1961. Ceci dit, je dois consulter nos archives pour voir exactement quand nous avons commencé à prospecter les diamants au Congo.

ARL: Finalement, Monsieur Guilbert, Le Conseil de Sécuritéde l'ONU a constitué des Panels pour enquêter sur le pillage illégale des resources minérales et naturelles du Congo. Selon les diiférents rapports des Panels successifs, apart les envahisseurs Rwandais, Ougandais et Burundais et leurs marionnettes Congolais, plusieurs multinationales sont impliqueés dans ce pillage. Vous sentez-vous concernés, je dis bien, De Beers?

SG: Je pense que toute personne sérieuse et éduquée se sentirait concernée par un rapport d'une telle ampleur, qui établit comment d'autres pays pillent un pays souverain comme le Congo pour des gains financiers et personnels. En ce qui nous concerne, comme je vous disais au début, nous n'opérons plus là-bas. Nous ne sommes pas impliqués dans toutes ces activités parceque nous ne sommes plus actifs en RDC. Mais je crois que les pays agresseurs doivent rétirer leurs troupes de la RDC, la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la RDC doivent être respectées. Les forces de l'ONU doivent être déployés le long des frontières du Congo avec ses voisins de l'est pour répondres aux révendications sécuritaires du Rwanda. Tous les problèmes politiques sont adressés par l'Accord internationalement réconnu de Lusaka. Une solution politique internationalement reconnue pour ce problème doit être trouvée.
Quant aux companies privées, toute personne qui s'est rendu coupable en contravenant la loi d'un pays souverain et la loi internationale en exportant illégalement les resources naturelles et minérales du congo doit être poursuivie, ainsi que la companie pour laquelle cette personne travaille. Avec une certification globale sitôt en vigeur pour règler l'industrie du diamant, il sera très difficile pour n'importe qui de traîter dans les diamants de sang, plus spécialement si ces diamants proviennent des pays déchirés par la guerre comme la RDC.
ARL: Monsieur Guilbert, je vous remercie.
SG: C'est moi qui vous remercie. Vous avez un pays paradis.
N.B. Les occidentaux font d'une pièrre deux coups en RDC. Les minerais pillés dans les territoires occupés affluent vers leurs marchés. Et dans les zones sous-contrôle gouvernementale, ils opèrent "légalement" dans le secteur minier, mais ils veulent la monopolie. "Qui réfuse d'achèter du cobalt Congolais?", feu Mzee Laurent Désiré Kabila s'est posé la question. Voilà. J'ai toujours dit que les diamants, le cuivre, le cobalt, le coltan, l'or… vont s'épuiser. Ils ne sont pas replantables comme des arbres. Et les Botswanais ont bien compri cela, c'est pourquoi, ils construisent leur pays, se servant des revenues qui proviennent de la vente du diamant. Ils mettent partout des infrastructures modernes à tel point que si les diamants s'épuisent demain, ils ont de quoi à leguer à leurs enfants, aux générations futures. Mais où sont passées ou bien où passent encore toutes les resources minières exploitées au Congo? Et bien, elles ont été, ou elles sont encore soit pillées par les étrangers, soit exploitées par les dirigeants locaux qui ont rempli et qui remplissent encore leurs poches, mi et mettent encore de l'argent dans des banques étrangères, l'argent qui par la suite ne travaille que pour les déjà-riches, et on ne peut tracer cet argent dès que les propriétaires meurent…
Un haut cadre d'une très grande multinationale qui opère au Congo m'a dit un jour "off record" que "si vous donnez à manger et à boire et quelques conforts à un politicien Congolais, il se tait. Au délà de là, vous pouvez l'exploiter et exploiter son pays et son peuple jusqu'à la moëlle épinière, il ne sonnera pas la sonnette d'alarme". Tel est le sort des richesses du Congo. Elles ne beneficient pas au pétit peuple, aucunes infrastructures modernes ne sont contruites. Et les générations futures liront dans les livres d'histoire que le Congo était jadis un pays très riche mais…

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