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Les révélations du pilote « Sport » Martin sur le trafic d’armes en Rdc pour le compte du Rcd-Goma
Les révélations « Sport » Martin est un pilote de cargo qui, pendant vingt ans, a été utilisé par certains gouvernements occidentaux
Antoine Roger Lokongo
Londres , 18.03.2005 | Politics
Les révélations du pilote « Sport » Martin sur le trafic d’armes en Rdc pour le compte du Rcd-Goma et dans d’autres pays africains
« Sport » Martin est un pilote de cargo qui, pendant vingt ans, a été utilisé par certains gouvernements occidentaux, pour le trafic d’armes dans les régions en guerre, principalement en Afrique. Ayant longtemps observé le silence qui le liait, sous forme de pacte, à ceux qui l’utilisaient, il a décidé de sortir de son sommeil afin de parler et dire l’essentiel de ce qu’il a vécu
Londres , 18.03.2005 | Politics
« Sport » Martin a pendant vingt ans, clandestinement transporté des armes aux régions en guerre - l'Occident feignait de ne rien voir. Maintenant il vient de rompre le silence.
Ils sont anonymes, professionnels et grassement payés ces mercenaires qui comme des gens ayant combattu dans plusieurs guerres, ont remporté des succès qui leur ont permis de vivre. Et quand ils envoient leurs cargos d'armes ou des troupes dans une autre zone de conflit, ils visent principalement, après être sortis vivants, de garder secrètes leurs actions.
Mais maintenant, dans une rare violation du règlement du silence imposé par sa profession, l’un des plus expérimentés pilotes indépendants de cargos, a parlé de ses vingt années de carrière.
Dans une interview accordée à un enquêteur des Nations Unies, interview publiée dans le journal londonien The Observer, Brian « Sport » Martin décrit comment il a bâti sa vie dans le transport des armements, y compris les éléments les plus importants des programmes des armes nucléaires à travers le monde. Non seulement qu’il a travaillé sans être gêné par les gouvernements Occidentaux, il a même clamé qu’en plusieurs occasions, les officiels britanniques et américains l'ont embauché clandestinement pour ce genre de travail.
Dernièrement, il a transporté des provisions ainsi que d’autres accessoires militaires à une base-arrière des rebelles ougandais, liés au MLC et au RCD/Goma de l’Est du Congo à partir de l’aéroport d’Entebbe en Ouganda. Il a également confirmé, récemment lors de son passage à la Télévision britannique que Victor Bout, un mercenaire et un fournisseur international, a envoyé des armes aux rebelles du RCD/Goma.
«Généralement, nous avons le plus fourni le nouveau modèle des Kalachnikovs et leurs munitions. Ils ont toujours été en parfait état. Quant aux hommes, nous pouvions en embarquer 350, avec leurs fusils. C’est une opération tout à fait ordinaire pour nous. Vous ne vous préoccupez pas si réellement il y a une guerre ou non. Vous n’y êtes pas lié ; votre rôle c’est juste d’assurer le transport », a avoué Martin.
Il a même cité quelques pilotes britanniques, y compris les anciens officiers de l’ex-RAF, qui ont assuré le transport des armes au Congo et dans les pays environnants. Plusieurs d’entre eux étaient recrutés par des compagnies se trouvant à la côte du sud d’Angleterre et à Londres même. D’autres sont loués par des agences locales. Quelques unes d’entre elles dont Planetair, l’agence qui a employé Martin pour des expéditions au Congo, sont mentionnées dans un rapport publié l’année dernière par le Département d’Etat américain au sujet des raisons qui perpétuent les guerres en Afrique.
Martin a également parlé de son apport dans le transport au début des années 80, à partir de la Chine vers l’Inde, l’Argentine et après vers la Libye, de « l’eau lourde » utilisée dans la construction des réacteurs nucléaires et des armes.
Ceux qui battent campagne disent que les révélations de Martin produisent un choc de voir comment il est facile d’exploiter les failles de la législation britannique au sujet du contrôle des armes. Si aucune arme n’est liée au sol britannique, aucune offense n’a été commise.
La destination finale des armes c’est des pays comme la République Démocratique du Congo, la Sierra Léone et l’Angola, ces pays où justement les Nations Unies ont, soit imposé des sanctions soit, sont en train de lutter pour y maintenir la paix.
| MMC/Antoine Lokongo
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