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***Non à la création d'un «Tutsiland» à partir de l'est du Congo
Panoplie réalisée par A.R. Lokongo
1. Les Maï-Maï n’accepteront jamais de brader la nationalité congolaise
Le projet de loi sur la nationalité a été envoyé, après débat général en plénière, à la Commission Politique administrative et juridique du Sénat. Le débat est bien vif sur ce texte qui touche à une des matières sensibles en Rdc. L’Honorable Kanyengere Lwaboshi donne le point de vue des patriotes Maï-Maï, qu’il représente au Sénat où il exerce comme 3ème Rapporteur adjoint
Kinshasa , 06.08.2004 | Politics
Le projet de loi sur la nationalité a été envoyé, après débat général en plénière, à la Commission Politique administrative et juridique du Sénat. Le débat est bien vif sur ce texte qui touche à une des matières sensibles en Rd Congo. L’Honorable S. Kanyengere Lwaboshi donne le point de vue des patriotes Maï-Maï, qu’il représente au Sénat où il exerce comme 3ième Rapporteur adjoint.
Le Communicateur : Comment avez-vous réagi au projet de loi sur la nationalité actuellement en discussions au Sénat?
S.Kanyengere Lwaboshi : J’estime que ce n’est pas opportun d’aborder actuellement la loi sur la nationalité. Ça risque encore de ruiner, au regard de ce qui se passe à l’Est du pays, le petit climat d’accalmie qui pourrait nous amener aux élections. La population de l’Est risque de nous accuser d’avoir vendu le pays. Puisque parmi nous qui siégeons dans les institutions de la République, il y a des gens qui sont particulièrement intéressés à ce texte de loi (des personnalités à nationalité douteuse ou possédant des passeport étrangers), nous courons le risque de produire une loi taillé sur mesure. On devait laisser au souverain primaire qui sait distinguer qui est qui, se prononcer.
Je ne connais pas ce qu’on reproche exactement à la loi N°081 de 1981 qui, pourtant, a été votée par des élus du peuple. Ce texte n’a jamais connu un début d’exécution. Je me demande également en quoi le nouveau projet de loi innove et aussi les garanties que le gouvernement donne que ce dernier sera, cette fois-ci, respecté. On nous dit que la nouvelle loi en discutions doit être absolument examinée maintenant conformément à une résolution du Dialogue inter Congolais. Cet argument ne tient pas débout. Parce que ce n’est pas toutes les résolutions de Sun-City qui devront être appliquée pendant la transition. Ce n’est pas dans les dix mois qui restent qu’on va exécuter les résolutions relatives, par exemple, à la facture de deux guerres (de 1996 et de 1998), à l’amélioration de la situation sociale des fonctionnaires, à l’aménagement des routes, à l’identification des nationaux dans les forces armées, etc. On a introduit ce chapitre sur la nationalité pour bloquer le processus.
L.C.: Qu’est-ce que vous reprochez concrètement à ce projet de loi?
S.K.L: L’analyse critique du fond de ce texte me fait penser à la zaïrianisation de triste mémoire. Cette opération était l’oeuvre de l’ancien directeur de cabinet du Président Mobutu, Bisengimana, Rwema qui voulait par là donner des moyens à ses frères en tuant l’économie congolaise. Avant la zaïrianisation, 1 Franc congolais s’échangeait contre 2 dollars américains. Et aujourd’hui ? Effectivement ses frères rwandais, qui occupaient des postes importants au Congo, ont acquis malhonnêtement ces moyens. Lesquels leurs ont permis de financer la guerre de l’Ouganda, qui leur a donné d’autres possibilités pour mener la guerre du Rwanda. Grâce à l’argent qu’ils ont récolté, les Rwandais ont commencé à préparer les guerres du Congo. De la même manière que Mobutu s’est laissé entraîné par Bisengimana, il existe des personnalités à nationalité douteuse qui veulent torpiller le processus.
Ce projet de loi fait de la nationalité congolaise une passoire. Parce que notre gouvernement n’est pas en mesure de nous dire avec précision qui était en Rd Congo à la date du 30 juin 1960. En plus, pareille loi, telle quelle est proposée par le gouvernement, est de nature à couvrir les génocidaires, comme les interhamwe qu’on ne sait pas distinguer de bantu congolais. Pour moi, il s’agit bel et bien d’une zaïrianisation, non pas des biens, mais des personnes étrangères qui ne l’ont même pas demandée. Puisque ce projet de loi donne d’office la nationalité congolaise à quiconque se trouvait en Rd Congo le 30 juin 1960. C’est en quelque sorte une violation des résolutions de l’Onu qui garantissent la liberté de chacun de se choisir sa propre nationalité.
L. C. : Au sein de l’opinion nationale, il se raconte que la révision de la loi sur la nationalité a été imposée à Sun-City pour satisfaire aux revendications des Banyamulenge. Qu’en pensez-vous ?
S.KL.: On dit que les Banyamulenge ont pris les armes parce qu’ils ont été exclus. Je dis non ! Lier les guerres de 1996 et 1998 à la seule cause de nationalité congolaise, que revendiqueraient les Banyamulenge, n’est pas correct. Les véritables raisons se trouvent ailleurs. Bizima Karaha était ministre des Affaires étrangères sous Mzee Laurent Désiré Kabila. Il a abandonné ses fonctions à Kinshasa pour aller se rallier aux rwandais pour déclencher la guerre de 1998. Les causes de ces guerres se trouvent ailleurs selon moi. Et cela se remarque à travers des messages : A 1996, le président rwandais Pasteur Bizimungu, s’adressant à la population de Changungu (province rwandaise située en face de Bukavu), avait déclaré: Nous réclamons Berlin bis. Parce que nos terres se trouvent de l’autre côté de la frontière du Congo ». Le second message est celui de Milaire Ruhimbika (le leader Banyamulenge et patron de Patrick Masunzu).
A Uvira en 1998, il a déclaré: « Nous ne nous retrouvons pas dans la politique de Laurent-Désiré Kabila. Parce qu’il est pire que Mobutu. Maintenant commence la guerre d’occupation ».
C’est ainsi qu’il a rappelé vers Goma tous les siens qui se trouvaient au pouvoir à Kinshasa. Le président Kabila a donc ordonné son arrestation immédiate. Ce qui fut fait. Mais, deux jours après, les chars rwandais sont venus écraser les forces loyalistes et récupérer Milaire Ruhimbika, qui n’est jamais rentré au Congo jusqu’à ce jour. Il se trouve actuellement en France.
L.C.: Que pensez-vous de la double nationalité?
S.K.L.:Adoptée dans ces conditions, cette loi crée des confusions dans les esprits. Elle porte en elle-même les germes des conflits. Elle exclut les Banyamulenge qu’elle prétend protéger. Pour la simple raison que le 30 juin 1960, les Banyamulenge n’étaient pas au Congo. C’étaient des Rwandais, Burundais, Ougandais, Tanzaniens... Bref des populations étrangères vivants au Congo. Le terme Banyamulenge est inventé en 1976. Ces derniers refusent eux mêmes de s’appeler Banyarwanda. Les Banyamulenge constituent une génération spontanée née en 1976 et ils parlent le Kinyamulenge est non le kinyarwanda.
Bien plus, l’article 14 de la constitution de transition dispose: « Tous les groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement République démocratique du Congo) à l’indépendance doivent bénéficier de l’égalité des droits et de la protection au terme de la loi en tant que citoyens... ». Or, tout le monde sait que le soi-disant territoire de Minembwe n’existe sur aucune carte administrative du Congo. Banyamulenge vient de la colline Mulenge, du nom de son premier occupant qui était un pygmée. Je ne comprends pas comment des nilotiques peuvent se réclamer aujourd’hui descendant d’un pygmée. A propos de la double nationalité, je voudrais d’abord évoquer ici certaines dispositions de La Constitution rwandaise promulguée par Paul Kagame.
L’article 7 de ce texte dispose, en ses alinéas 2 : « La double nationalité est permise » et 3: La nationalité rwandaise d’origine ne peut être retirée ». Et l’alinéa 5 précise: « Les Rwandais ou leurs descendants qui, entre le 1er novembre 1959 et le 31 décembre 1994 ont perdu leur nationalité suite à l’acquisition d’une nationalité étrangère sont d’office réintégrés dans la nationalité rwandaise s’ils s’installent au Rwanda ». Tout ceci joue en notre défaveur. Ces gens peuvent se permettre de traverser d’une frontière à l’autre en changeant des nationalités comme bon leur semble. C’est pourquoi les citoyens Rwandais qui se trouvent dans les conditions décrites dans le chapitre 7 de leur constitution ne s’empêchent pas de venir semer la désolation au Congo sans être inquiétés. Or, la nationalité constitue un des attributs de la souveraineté d’un pays; garantis par la Convention de Vienne.
Si ça ne dépendait que de nous, Maï-Maï, nous ne pouvons accepter de brader la nationalité congolaise, cet attribut de la souveraineté du pays pour laquelle nous nous sommes tant battus. Non, les Maï-Maï n’accepteront jamais de brader la nationalité congolaise !
(CP) | Le Communicateur /Freddy Lufulwabo
2. LA NATIONALITE PAR INTEGRATION AURAIT ETE UNE CAPITULATION
Par A.R. Lokongo
9.09.2004
Pour nous eviter la guerre au Congo via l’instrumentalisation des Mobutistes, des Banyamulenge et tous les autres Congolais opportunistes par les superpuissances, les multinationales et les pays voisins, certains parlementaires auraient opter pour la troisième voie: “l’intégration” de ceux qui peuvent brandir les armes n’importe quand au cas ou ils ne sont pas octroyés la nationalité Congolaise.
Or au Congo, la guerre d’agression vient de nous apprendre que ce n’est pas la nationalité comme telle que les concernés visent. Ce qu’ils visent c’est s’enrichir à partir des richesses naturelles et immenses dont regorge le Congo, derrière le dos du peuple Congolais et contruire ou investir ailleurs, dans leurs pays d’origine ou à l’étranger. Ils s’agitent non pas parce qu’ils aiment le Congo, mais pour ce qu’ils vont tirer du Congo.
Il y a un proverbe Bongando qui dit:«Ekongo eyaki bosana akesa nsou nko la basangi»; ce qui signifie «Un péroquet qui vient de loin n’hésite pas à picorer tous les safous, par trousseaux, et même ceux qui ne sont pas encore mûrs».
Preuve? Tous les dignitaires frondeurs du RCD-Goma se sont construit de bels villas, pas au Congo, mais en Afrique du Sud. La nationalité ne sera qu’une plate forme à partir de laquelle ils vont réaliser leurs desseins. Et même ceux qui ce disent rebelles Congolais autochtones ont souillé leur nationalité congolaise avec le sang de leur compatriotes (plus de 5 millions massacrés) qu’ils ont fait couler. Par example, tout l’argent que Bemba a fait pendant la guerre est amassé à l’étranger (il a des villas au Portugal et en Belgique). Selon les preuves palpables, Bemba n’a rien construi à l’Équateur. Onosumba n’a rien construi au Kasaï, Ilunga n’a rien construi au Katanga. Et parcequ’ils ont contôlé des régions entières, jusqu’alors le peuple attend encore les recettes qu’ils ont accumulées.
Feu Mzee Laurent Désiré Kabila l’a beau exprimé quand il a déclaré:
«Dans notre pays tout riche qu’il est, dans l’arrière pays, le paysan, toute sa richesse c’est une machette, une houe et une natte. Il n’a pas de lit. Il a vecu comme ça pendant les trois décennies du Mobutisme. Mobutu les a laissés completement isolés. Pas de routes, pas d’infrastructures de communication avec le reste du pays et du monde. Le peuple était completement abandonné à lui-même. C’était vraiment de la misère. Voilà comment on peut punir tout un peuple et ce sont ces mêmes gens, rencheris par les occidentaux - surtout les missions diplomatiques des pays occidentaux chez nous parceque ce sont elles qui dirigeaient notre pays - qu’ils veulent nous voir les associer à notre oeuvre libératrice. Ils ont voulu continuer avec cette vie de tricherie avec le peuple. Ils l’ont ménée jusqu’à ce que nous sommes venu mettre fin à ce genre d’amusement.»
Ceci dit, la solution sur le problème épineux de nationalité ne réside pas dans la soit-disant troisième voie. On ne peut pas s’empresser avec ce problème pour satisfaire aux veleités hégémoniques et économiques de ceux qui pointent les canons à notre direction. Ce problème ne doit être debatu que par un parlement élu suivi d’ un référendum populaire.
S’entêteter pour infiltrer cette troisième voie, c’est prendre la responsabilité devant l’histoire à la suite de cette capitulation ou ce bradage de la nationalité congolaise. Ce dont le Congo a besoin maintenant, c’est une armée forte capable de dissuader tout aventurier de s’acheter une Kalashinkov, et venir au Congo, s’enrichir, piller, massacrer, violer avec toute impunité et puis rentrer avec le butin ailleurs ou y rester et se faire octroyer la nationalité congolaise par la force. Une armée qui va faire la chasse à tous les infiltrés (même au sein de l’armée!) Rwandais, Ougandais, Burundais, etc, qui ont profité de la guerre d’agression pour nous envahir comme des criquets ravageurs et pèlerins qui devastent maintenant l’ensemble de la zone africaine sahélienne. Ah oui, même le ministre de l’intérieur britannique, David Blunkett, parlant des réfugiés et des chercheurs d’asile a déclaré que son pays est maintenant «submergé» ou «innondé» (swamped) par trop d’immigrés. Faut-il les intégrér tous? S’est-il démandé. Les opérations de déportation vont bon train maintenant au pays de Shakespeare.
Au Congo, le retour à l’ordre et rétablissement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national doivent précéder le débat sur la nationalité.
Et nous ne saurions finir sans faire un appel à notre jeune classe de journalistes. Nous leur disons «bravo» et surtout leur demandons de n’avoir pas peur et de dénoncer à chaque fois que de besoin, tous les dérives qui ménacent l’existence du Congo en tant qu’État souverain sur le sol de nos ancêtres.
3. Aucun statut particulier n’est à reconnaître aux « Banyamulenge »
A l’Assemblée nationale où les députés ont repris depuis hier lundi 9 mai le débat article par article l’avant - projet de la future Constitution. La question des minorités pourrait ne pas donner satisfaction aux députés rwandophones du Rcd-Goma dans la mesure où un consensus est difficile à dégager sur cette question, la majorité des députés estimant du reste que toutes les tribus sont minoritaires en Rd Congo
Kinshasa , 10.05.2005 | Politics
L’Assemblée nationale a débuté hier l’examen, article par article, de l’avant-projet de constitution de la III° République. Les députés se sont remis au travail, sur ce chapitre, après une trêve de plus d’une semaine. Occasion leur était donnée auparavant de rechercher à concilier les points de vues des présidents des groupes parlementaires autour des options fondamentales de cette loi suprême.
Découpage territorial
On peut déjà retenir qu’un consensus s’est dégagé sur la forme future de l’Etat. Ni fédéralisme ni unitarisme décentralisé n’est encore adopté expressément. Quant au découpage territorial, il a été arrêté à 26 provinces Au lieu d’une dizaine jusqu’à ce jour, en sus de la ville de Kinshasa. Nous vous proposons ici la liste de ces entités.
A retenir que le Parlement se devrait de soumettre ce projet à un référendum populaire, dans les prochains mois. La difficulté : c’est un éventuel rejet dudit projet, au terme des consultations populaires projetées. Car, le échéant, l’actuel projet de Constitution reste encore muet sur ce pc précis. Des députés s’étaient déjà prononcés en défaveur d’un découpage territorial du pays en ces temps de réunification totale, qui pourrait être favorable aux élans sécessionnistes soupçonnes dans certains coins de la RD Congo, selon l’appétit glouton de certains puissances limitrophes. Et ce, souvent, au regard d’une thèse anglo-saxonne de démembrement du géant Congolais.
Non aux privilèges !
L’avant-projet de Constitution préconise par ailleurs l’abolition de la peine de mort et la parité entre les deux sexes. Il envisage en outre un régime politique dit « Uni et indivisible ». A savoir que le Président de la République conduit la politique nationale, en concertation avec le premier ministre. Ont été soulevées, dans ce chapitre, les inquiétudes de la Communauté internationale en rapport avec l’élaboration d’un avant projet équilibré qui ne consacre guère la dictature.
La question des minorités a été cependant bien loin d’aboutir à un quelconque consensus parlementaire. Tenez : les partisans du Rassemblement Congolais pour la démocratie, « Rcd-Goma », ont vivement souhaité que les « Banyamulenge » soient reconnus comme une minorité ethnique au Congo démocratique. Ainsi, ils devraient également jouir de tous les privilèges et droits inhérents à ce statut spécial. Réponse du berger à la bergère : toutes les tribus sont minoritaires en RD Congo, autant que les « Banyamulenge ». Il y en a d’autres, de l’avis des députés, qui sont moins nombreuses que ces derniers, estimés à 400000 habitants. Il est important de souligner, du reste, que cette estimation a toujours été fort exagérée, pour des raisons évidentes et ci-haut évoquées.
Nombre d’auteurs européens et Congolais ont, de tout temps, sous-estimé la population rwandophone dans ex-Zaïre. Et ce chiffre à toujours été considéré comme un argument destine à faire valoir certains droits lors des échéances électorales. C’est dans ce même objectif qu’est interprété le surpeuplement de certains territoires de l’Est du pays, grâce à l’arrivée, toujours massive, des populations rwandaises, en permanence, transplantées.
Au Parlement, l’écrasante majorité des députés ne croit guère à un réexamen de ce dossier, au profit du « Rcd-Goma » et ce, même si le parti de Azarias Ruberwa Manywa est reconnu d’avoir fait de grosses concessions au sujet de la forme de l’Etat et de l’age du futur Président de la République.
(FP) | Numerica/Ogobani Masudi-Amédée Mwarabu
4. Les Congolais rwandophones : l’épine dans le pied de la Rd Congo
L’ex sous secrétaire d’Etat américain prédisait que l’élimination des conflits dans la sous région des Grands Lacs passait par la création d’un Tutsi land et d’un Hutu land
Kinshasa , 21.12.2004 | Politics
Herman Cohen, cet ancien Sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines disait que la mise en bouteille des conflits, en Afrique Centrale passait par la création d’un Tutsi-land et d’un Hutu-land. Ainsi est née la fausse question des Banyamulenge, et la roue de la déstabilisation la Rd-Congo.
Deux faits d’importance mineure pourrait-on dire, se sont passes à l’Est. Face aux incursions sur notre territoire de l’armée rwandaise, notre corps de la défense nationale a décidé du déploiement de nos militaires sur ces territoires insécurisés. Contre toute attente et alors que la recherche de la paix est de l’intérêt de tous, les Rwandophones à Goma descendent dans les rues pour s’opposer symboliquement à la décision militaire. Simultanément à Idjwi, une semblable manifestation s’exécute, et, fait grave, des rwandais du Rwanda traversent allégrement la frontière jusque dans l’Ile pour porter soutien aux frères en furie.
Creusons l’analyse de ces deux faits pour comprendre que leur soubassement est une tragédie contre le peuple congolais. Comment comprendre et expliquer que des populations se refusent à être protégées ? Comment interpréter cette sorte de jubilation précoce de possession de terre, si quelqu’un ne leur avait pas dit que ces sols riches étaient dorénavant leur patrimoine à défendre? Ceci nous ramène à la déclaration d’Herman Cohen, que des événements plus frais ont paru effacer de nos mémoires. Cet ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux affaires africaines disait avec conviction que la mise en bouteille des conflits en Afrique Centrale passait par la création d’un Tutsi-land et d’un Hutu-land. L’on sait que depuis lors, Herman, installé corn me consultant politique a dû produire beaucoup d’hypothèses et d’alternatives devant conforter sa thèse première. Et lorsqu’on observe la grande intelligence qui sous-tend les événements qui émaillent la vie politique des congolais et leur savante coordination, il est de nul doute que l’agencement général sort du même moule.
J.L. Beauvois et R. Joule ont une théorie qui allègue que l’homme n’agit pas en fonction de ses pensées, mais pense en fonction des actes que les circonstances lui ont extorquées. Provoquer par conséquent des événements qui vont « extorquer » aux congolais des actes et des pensées vers nos objectifs, ont pensé les stratèges à la suite d’Herman Cohen, est de bon aloi.
En politique lorsqu’un « faux problème est créé », cela signifie qu’il n’y aura jamais de solution à la question ; par contre, ce faux problèmes sera prétexte et inducteur d’événements manipulables au bénéfice du complot. Ainsi est née, la fausse question des banyamulenge, et la roue de la déstabilisation fut mise en route contre la Rd-Congo.
Mobutu, le premier à être enfermé aux piéges banyamulenge réagira violemment : retrait de leur couverture identitaire congolaise, aide visible au régime hutu, et la mise à mort administrative de l’Etat rwandais. La réplique aux turpitudes mobutiennes fut fatale et la vague des ondes provoquées met en tangage le peuple congolais jusqu’ aujourd’hui, 1er acte.
La guerre déclenchée le 2 Août 1998 contre la République est partie des mêmes fondements banyamulenge, 2ème acte.
Notre goût exagéré de nous chauffer au soleil et de pulser haut le coeur à chaque sensation nous a fait oublier que les Congolais n’avaient pas uniquement entre eux des problèmes majeurs qu’il fallut aller régler à SUN CITY. Le « faux » problème en exergue était aussi la présence sur notre sol d’une ethnie étrangère, et des problèmes réels d’agressions armées par l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi qui ont ouvert un contentieux politique avec nous.
La nécessité du dialogue s’envisageait aussi de prendre langue avec des agresseurs et non d’ouvrir un dialogue intercongolais sans conséquences chez les voisins. L’intelligence de SUN CITY était de nous faire ajouter la 263ème tribu sur notre cartographie ethnique. Ce fut fait, la prise d’assaut par des étrangers et de la présidence du dialogue et de toutes les commissions était la technique usitée pour mieux étouffer la bonne conscience des congolais, 3ème acte.
Les sciences de la communication nous apprennent que pour chauffer la sensibilité du public et raccrocher son affectivité, il y a une « dramaturgie » à créer : les journées de mémoire de l’holocauste tutsi, les rebellions armées, la dramatisation de la présence en Rd-Congo des génocidaires hutu, Gatumba, Bukavu, les mouvements incessants des banyamulenge sont des ingrédients d’entretien remués tant que faire se peut, pour justifier les suites sanglantes. Victimes de manipulations, les congolais obnubilés et traqués par des problèmes périphériques ont constamment donné l’avantage au bras politique du complot, qu’est le Rcd. Tant et si bien que la province du Nord-Kivu a été totalement cédée au rcd. Nous voilà de plain pied dans les prémisses géographiques du Tutsi-land. Les bravades militaires d’hier de Mutebusi et de Kunda n’ont été que des tests pour évaluer la densité nationaliste des peuples de l’Est. Le prétexte interahamwe et l’invasion de notre territoire qu’il suscitent sont une suite logique du dispositif de découpage dans le feu des événements.
Le siège militaire a répétition de l’Ile d’Idjwi est un indice sérieux de sa probable annexion. Et lorsque les congolais se réveilleront pour réclamer par la force des armes leurs terres spoliées ils trouveront le barrage diplomatique de la communauté internationale. Amen, Alléluia !
Le ton nous en avait été donné par Mme Allbright lorsqu’elle clamait que le Rwanda lui était aussi cher que la prunelle de ses yeux. Le Rwanda est sympathique à beaucoup de gouvernements, on le constate. Même Mr Swing chez nous ne cesse d’arbitrer tout conflit frontalier avec le Rwanda que par référence aux intérêts de ce dernier.
Mais pourquoi pendant que tout le monde des vieux continents loue les valeurs de la démocratie, pendant que tous ont épinglé que la crise rd-congolaise avait pour foyer l’illégitimité des dirigeants, et qu’il fallait coûte que coûte à résorber (la crise) par le biais des élections, l’officine de Mr. SWING désignerait t-il son candidat décrété futur président déjà et échafauderait des plans de contournement de la vérité des urnes. Oui il semble que dans l’officine de Mr. Swing on étudie comment influencer via le Parlement que la loi électorale supprime le 2è tour présidentiel, qui réduirait es chances de réussite de leur candidat proclame. Un seul tour, avec la victoire par majorité simple à tous les seuils de pourcentage garantirait le plein succès de leur « client » moyennant quelques tripatouillages.
Ce candidat-là, leur homme, servirait à leur guise les intérêts du Rwanda et de Tutsi-land n’ose-t-on pas le dire haut.
Nous congolais, vaincus par l’expertise d’Herman Cohen, mal encadrés, ramollis par la faim et le fatalisme, allons concourir à la création du Tutsi-land chez nous. Les subtilités du plan Cohen nous ont planqué à notre débrouillardise politique sans perspectives. Dommage !
(CP) | L’Etendard/Wa Kaniania
5. Guerre à l’Est : Henri Mova Sakanyi : « La ville de Goma ne peut-être la chasse gardée d’une minorité tribale »
La situation sécuritaire qui prévaut à l’Est de la République Démocratique du Congo continue à susciter des commentaires en sens divers au sein de l’opinion tant nationale qu’internationale
Kinshasa , 17.12.2004 | Politics
Henri Mova Sakany, Ministre de l’information et Porte-parole du gouvernement de Transition s’est confié à la rédaction de « Le Révélateur » en vue d’éclairer la lanterne de la population sur ces graves événements provoqués par l’instinct belliqueux du général Kagame. Le ministre il n’y va pas par le dos de la cuillère et établit les responsabilités des agresseurs ainsi que celles de la Monuc qui semble, délibérément ignorer le chapitre 7 de la charte des Nations unies.
Le Révélateur (LR ): Après l’envoi des troupes à l’Est du pays, le gouvernement a décidé d’envoyer une délégation des ministres et parlementaires pour une mission de conciliation. Peut-on comprendre que l’opinion militaire a échoué et que le gouvernement opte maintenant pour les négociations ?
Mova Sakanyi (MS): Aucunement. Le gouvernement ne peut pas marcher sur la seule piste. Le gouvernement a des obligations qui relèvent de plusieurs dimensions. Elles sont politiques, sociales, diplomatiques et militaires. En fait, nous sommes en présence de quelle situation ?
Le Conseil supérieur de la défense, instance compétente, selon notre constitution actuelle, a fait le constat de la présence des troupes rwandaises à l’issue des menaces proférées par les autorités rwandaises de pouvoir intervenir en Rdc, sous le fallacieux prétexte de pouvoir en découdre avec les Interahamwe et autres ex-Far. Il se fait que cela a été inacceptable pour la Rdc, soucieuse de respecter les engagements pris récemment. C’est de la tripartite du 26 octobre à Kigali entre le Rwanda, l’Ouganda et le Congo.
Chaque pays a la souveraineté de pouvoir désarmer les groupes armés sur son territoire. Il n’était pas donc du ressort du Rwanda de pouvoir le faire à la place du Congo. Il a donc été décidé de renforcer les positions militaires en Rdc, à notre frontière orientale, à savoir avec la République du Rwanda.
C’est ce que nous avons fait. Il se fait malheureusement que dans la progression des troupes qui venaient renforcer les positions autour de Goma à Kanyabayonga, on a trouvé une résistance des troupes loyalistes rwandaises et c’est ce qui se passait. Mais, le gouvernement n’a pas dit que partout, il y a guerre. Il n’y a pas de guerre à Goma, à Rutshuru, à Masisi et ailleurs. Donc, le gouvernement à la souveraineté des moyens qu’il a utilisés pour obtenir que l’intégrité du territoire soit sauvegardée.
Entre temps, il a été relevé qu’il ne s’agissait pas des troupes, en fait, d’une mutinerie. Mais, s’il y a un certain flottement à la 8ème région Militaire, nous avons envoyé une mission inter-institutionnelle pour régler cette question là. Cela n’enlève en rien l’opposition militaire de défendre la souveraineté nationale si les troupes étrangères se trouvent sur notre territoire.
LR: Le gouvernement n’est pas d’accord avec cette thèse de mutinerie, pourtant la Monuc qui est chargée d’observer la situation sur terrain l’a confirmée en disant que c’était une mutinerie des éléments de la 124ème brigade de la 8ème Région Militaire qui a refusé de se rallier aux forces gouvernementales ?
MS : Trois choses. D’abord, il n’appartient pas à la Monuc de définir ce qu’est une mutinerie, ce qui est une agression. Nous savons qu’à la dernière déclaration des présidents au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, il a été dit, dans une déclaration claire, qu’il était demandé au gouvernement rwandais de retirer ses troupes. La Monuc n’est qu’une mission opérationnelle envoyée par la même Onu qui venait de sortir cette résolution là.
Deuxièmement, la Monuc se dédit parce qu’il y a quelques temps, la semaine dernière, c’est elle qui a dit avoir fait des survols en hélicoptère et avoir constaté la présence des troupes habillées en tenues neuves avec de tentes et un certain nombre de choses. On a appris ça de la Monuc. Troisième chose, ce que le ballet diplomatique dans la région n’est pas aussi gratuit dans la mesure où chaque fois qu’un émissaire important d’un pays de la communauté internationale est envoyé dans la région, on commence par parler aux autorités de Kigali pour leur dire de retirer les troupes de la Rdc.
Ce fut le cas des Etats-Unis, de l’Union européenne. Ce fut le cas de toutes les missions diplomatiques qui ont été envoyées sur notre territoire. Enfin, les populations congolaises et les journalistes qui ont été jusqu’à Kanyabayonga, nous certifient cela. La seule chose que nous essayons de comprendre, est que la Monuc, si elle atteste qu’il y a agression, ce qu’elle est obligée de protéger la population congolaise auquel cas elle est amenée à faire la guerre. Elle ne peut pas faire la guerre, elle voudrait donner la chance à d’autres moyens de résoudre la question. Mais cela ne devrait pas devenir une vérité officielle de clamer haut et fort que les rwandais ne sont pas là, parce que eux-mêmes ont déclaré être là. Le président Kagame l’a dit devant son Sénat. Je sais que cet un discours diplomatique pour pouvoir gagner du temps et donner la chance à la diplomatie. Ce n’est pas que c’est une vérité d’évangile. Eux-mêmes l’ont dit et se sont rétractés pour éviter d’être obligés d’en découdre avec les troupes rwandaises qui sont sur notre territoire. Leur mission, le chapitre 7 pour eux, n’ayant pas acquis force de loi en Rdc, à la limite, ils ont dit qu’ils pouvaient l’appliquer dans l’Ituri. Ce qui restreint le cadre et qui va à l’encontre de la résolution qui mettait la Monuc sous le chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies.
LR: Dernière question, monsieur le Ministre. Vis-à-vis de la population, est-ce que le gouvernement a pensé à des mesures pour soulager cette population victime de la guerre ?
MS : Oui... Entre autre Responsabilité qu’on donne à la Commission inter-institutionnelle, c’est d’évaluer les besoins humanitaires qu’ont provoqués ces troubles ; des populations déplacées, des populations victimes des maladies ou des blessures. Le gouvernement va prendre ses responsabilités.
Lorsque nous parlons du déploiement des troupes en renfort à l’Est, c’est tout un ensemble des mesures qui comprennent celles liées à la protection de la population dans son ensemble, protection allant dans le sens de la protection de la vie, mais aussi à l’amélioration des conditions et au rétablissement de l’ordre tel qu’il était avant que les rwandais ne viennent perturber l’ordre, et instrumentaliser comme toujours une partie de notre population sous cette fois-ci, les vocable des rwandophones, parce que c’est fini maintenant avec les banyamulenge. Maintenant, ces rwandophones, je ne sais pas ce qu’ils vont inventer demain.
LR: Monsieur le Ministre, je vous dis merci.
Le Révélateur/Francine B. Mokoko
6. De « Banyamulenge » à « Rwandophones » : une insaisissable nébuleuse
On l’a vu, dans les derniers événements de Goma, hutu et tutsi ont fait chorus pour désapprouver la présence de l’armée nationale dans le Nord-Kivu
Kinshasa , 16.12.2004 | Politics
Depuis une semaine, les hutu et tutsi, que les manuels scolaires du Congo Belge comptaient également parmi les populations indigènes de la colonie belge, sont au centre d’une controverse qui alimente les débats politiques. Et ce depuis qu’une mutinerie s’est déclarée dans le Nord Kivu, au nom des « Rwandophones », pour s’opposer par des armes au déploiement des troupes de l’armée nationale pourtant envoyées pour sécuriser la frontière avec le Rwanda.
Qui donc sont-ils ces “Rwandophones” ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce néologisme ? Leur action militaire vise-t-elle la défense des intérêts nationaux, ceux de leur communauté ou de Kagame le manipulateur ?
Les auditeurs et les téléspectateurs des chaînes de radio et de télévision se sont réveillés, la semaine dernière, au rythme de nouvelles alarmantes provenant de l’Est de la Rdc. Le Nord-Kivu venait de nouveau de plonger dans l’ébullition. Seuls signes visibles d’une tension qui puise ses origines dans les rapports conflictuels entre certaines ethnies et surtout entre Kigali et Kinshasa, la manifestation et la contre-manifestation dans la ville de Goma, fief du Rcd d’Azarias Ruberwa. La cause apparente serait l’envoi des 10.000 hommes de troupes de l’armée nationale dans la région.
Dans ce qui ressemble à une rébellion, les « Rwandophones » avaient auparavant cloué au sol, à l’aéroport de Goma, un avion commercial appartenant à une compagnie privée, Hewa Bora airways. Ils avaient empêché l’aéronef de reprendre les airs pour retourner à sa base, Kinshasa. En outre, ils menaçaient de séquestrer tout avion qui se hasarderait à transporter des troupes des Forces armées de la Rdc vers leur « territoire ».
Et pourtant, la décision de redéployer les troupes dans le Nord-Kivu a été prise par le Conseil supérieur de la défense, organe constitutionnel ayant la prérogative en la matière. Pour rappel, le redéploiement des 10000 hommes de troupe était motivé par des nouvelles alarmantes faisant état de la violation de l’intégrité territoriale par des soldats de 1’Armée patriotique rwandaise, accusée par Kinshasa de venir vraisemblablement prêter main forte aux mutins Banyamulenge, caciques du Rcd.
Notre attention n’a pas été attirée par l’ampleur des accrochages entre les mutins et l’armée régulière. Ni par les communiqués militaires reconnaissant la défaite chez l’ennemi et vantant les victoires de son camp. C’est plutôt la fréquence et la redondance du terme « rwandophone », tant ressassé par les médias étrangers. Au fait, qui est rwandophone ? Que recouvre ce néologisme ?
Hutu et tutsi instrumentalisés
Il y a deux décennies, déjà, que le microcosme politique congolais ainsi que les populations du Nord et du Sud-Kivu vivent le cauchemar des antagonismes ethniques, alimentés par le discours pro ou anti-tutsi banyamulenge. Ce fonds de commerce, plus facile à manier quand on est politicien retors, a déjà causé plus de désolation dans la population civile de l’ex-Kivu. Et hypothéqué les chances de la réconciliation entre les forces sociales et politiques nationales.
Dans l’hypothèse où « rwandophones » signifie « banyarwanda », le terme peut s’appliquer aussi bien aux hutu qu’aux tutsi. On l’a vu, dans les derniers événements de Goma, hutu et tutsi ont fait chorus pour désapprouver la présence de l’armée nationale dans le Nord-Kivu. On peut les suspecter d’être à la solde de Paul Kagame, qui les instrumentalise depuis le maquis d’Ouganda. Si tel est le cas, les locuteurs du kinyarwanda pourraient être assimilés aux rwandophones.
A en croire Joseph Mutambo (« Les Banyamulenge, qui sont-ils ? »), les personnes qui parlent la langue kinyarwanda « habitent non seulement le Rwanda, mais aussi l’Ouganda, le Burundi, la Tanzanie et le Zaïre (actuelle Rdc). A ce titre, les Banyarwanda comme peuple n’appartiennent pas davantage au Rwanda que les Bakongo n’appartiennent au Congo (Brazzaville), à cause seulement de leur ethnonyme ».
En d’autres termes, banyarwanda ou rwandophones, écrit J. Mutambo, « ne se réfère pas nécessairement à une origine rwandaise... Ainsi donc, parmi tous ceux qui s’appellent Banyarwanda, beaucoup le sont par la seule parenté culturelle et plus spécialement linguistique. Mais, il faut le dire, les Banyamulenge ne parlent pas le kinyarwanda actuel, mais plutôt une langue intermédiaire entre le Kinyarwanda, le Kirundi et les langues locales, notamment le Kifulero. Il est fort probable que le Kinyamulenge se rapproche plus de l’ancien Kinyarwanda du 16ème siècle et qui a sensiblement évolué dans le Rwanda actuel ». Gymnastique intellectualiste ? On ne peut l’affirmer, sauf que J. Mutambo est lui-même « Banyamu1enge ».
La redondance du terme « rwandophone » ces derniers temps, pour qui connaît la ruse de Kagame et de ses protégés de la Rdc, risque d’occulter le non moins familier « Banyamulenge ». D’autant que le nouveau concept englobe et incluse hutu et tutsi dans le même idéal.
H. N’Gbanda le décrit si bien dans « Crimes organisés en Afrique centrale ». Il s’agit de conquérir des territoires en vue de « créer une base opérationnelle devant servir aux Rwandais pour imposer leur autorité dans la province du Sud-Kivu d’abord, assurer ensuite le contrôle du lac Tanganyika et du lac Kivu, et enfin contrôler tous les minerais de la province du Sud-Kivu ».
Les mots, dit-on,ont une charge « Rwandophone », dans le contexte d’aujourd’hui, prend un autre sens qu’hier. Faisons attention.
(Jdn) | Le Potentiel/Ben-Clet
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