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Intégration de l’armée : Des jeunes rwandophones vident le centre de brassage de Mushaki au Nord-Kivu
Ces rwandophones déclarent avoir pris les armes non pas pour être enrôlés dans l’armée congolaise mais pour se constituer en éléments de défense de toute velléité anti-rwandaise
Kinshasa , 21.03.2005 | Politics
21.03.2005
Dès sa nomination à la tête de la 8ème région militaire ; le général Amisi avait décidé de faire le brassage et le recyclage de toutes les unités du Nord-Kivu son cheval de bataille. Mais cette tâche n’est pas du tout aisée dans une province comme le Nord-kivu où la présence des Interamwe et autres rwandophones a été dénoncée dans le centre de brassage de Mushaki par le commandant second de la 8ème région militaire chargé des opérations le général Victor Onoya.
Au cours d’une visite de travail effectuée la semaine dernière dans ce CBR, le général Onoya a laissé entendre que les infiltrés Interhamwe détectés dans le centre seront mis d’office aux arrêts et mis à la disposition de la Monuc pour désarmement et rapatriement dans leur pays. Pour le commandant second de la 8ème région militaire, L’armée constitue une entreprise de paix dans laquelle les membres sont condamnés à parler le même langage du fait qu’ils sont voués à la même cause.
Or les tnterhamwe ne luttent pas pour la même cause que les militaires congolais et par conséquent leur place n’est pas dans les Forces armées de la Rdc, surtout quand on sait que c’est en partie à cause de leur présence dans notre pays que la paix est menacée dans les Grands Lacs. Par ailleurs, il convient de relever que des jeunes rwandophones, qui ont été recensés dans la localité de Kibumba et dans la zone périphérique comprise entre la frontière Rwanda et de la Rdc, de Goma dans les territoires de Nyanrgo et de Rutshuru, désertent Le CBR de Mushaki. Ces rwandophones déclarent avoir pris les armes non pas pour être enrôlés dans l’armée congolaise mais pour se constituer en éléments de défense de toute velléité anti-rwandaise.
Handicap
Cette réaction de la milice du gouverneur au Nord-Kivu constitue un véritable handicap pour le processus de la formation de la nouvelle armée nationale congolaise restructurée et intégrée et laisse penser à l’existence d’un agenda caché du Rwanda dont ils auraient reçu mission d’exécuter. A cet effet, certains observateurs estiment que pour éviter toute surprise désagréable, il serait intéressant d’exclure tous ces éléments de la milice rwandophone de ce CBR et partant des FARDC. Cette situation appelle une surveillance beaucoup plus étroite des activités de cette milice.
Elle mérite également d’être suivie de près par nos autorités militaires. Car il faut craindre, d’après notre confrère Numérica, que Jutes Mutebutsi et Laurent Nkundabatware qui continuent à recruter dans les camps de réfugiés au Rwanda ne profitent de l’occasion pour tenter un nouveau coup. Car avec l’ouverture du CBR, certaines positions ont été certainement dégarnies.
Les Ong chargent le gouvernement
Par ailleurs, les organisations de défense des droits de l’homme sur terrain dans le Nord et Sud-Kivu notamment le GADHOP et le RADHOSKI ont accusé le gouvernement d’être à la base de l’insécurité récurrente dans ces deux provinces. Pour ces Ong, Kinshasa a déployé énormément des militaires dans ces deux provinces sans disponibiliser les moyens nécessaires pour leurs soldes et rations (OU EST DONC PASSé L’ARGENT? DIS-LE NOUS AZARIAS RUBERWA!). Ce qui fait que ces militaires le jour ; ils se livrent à la mendicité et la nuit, ils se livreraient à des actes incompatibles avec leur métier.
Vive tension au Sud
Ces Ong font également état d’une vive tension qui règne dans le Sud-Kivu ou le commandant de la 10ème région militaire, le général Budja Mabe ne veut pas reconnaître la qualité de militaire aux Maï Maï. Suite à ce comportement, deux colonels Maï-Maï dont les noms n’ont pas été révélés se sont réfugiés dans la forêt. Par ailleurs, ces Ong notent que dans certaines localités du Sud-Kivu, les interhamwe font la loi. Ils perçoivent les taxes, font l’administration et ont même installé des tribunaux dans lesquels ils disent le droit. Pour ces Ong, le moment est venu pour que l’autorité se ressaisisse sans quoi, les élections risquent de ne pas avoir lieu au Kivu.
L’opposition de certains soldats au brassage déplorée . Lorsque Kinshasa a donné le mot d’ordre à tous les soldats de s’impliquer dans ce processus, on a remarqué une opposition farouche de certains soldats de ne pas s’impliquer. Cet état de choses fait tiquer car on ne comprend pas comment des militaires peuvent désobéir aux ordres de l hiérarchie. Aussi pense-t-on que ce refus sous-entend beaucoup de choses, et pas toujours bonnes pour la Rdc. Ceci est d’autant plus vraisemblable que lors de l’attaque perpétrée contre la résidence du Vice-gouverneur Bakungu, les assaillant savaient des appareils motorola et s’exprimaient en Kinyarwanda. Toute leur conversation était captée 5 sur 5 par M.Nzabara, maire de la ville de Goma, sujet de même obédience que tous les soldats suspectés et qui utilise lui aussi un appareil motorola.
Lorsqu’il s’est présenté pour la consolation à la résidence du Vice-gouverneur le lendemain de l’attaque, il a expliqué à ce dernier qu’ayant suivi la conversation des assaillants au motorola, ils les a condamnés et leur a demandé de déguerpir, de cesser toute activité chez le Vice-gouverneur, sinon il allait déployer un renfort qui devrait s’opposer à eux. C’était dans ces circonstances que les assaillants ont pu se retirer et que la Monuc à son tour a pu entrer à la résidence. Comme on le voit, les soldats ci-haut cités redoutent le brassage qui viendrait les affaiblir car il est entendu qu’ils sont forts en demeurant tous ensemble, dans un même bataillon, dans une même ville, dans une même province. Cet état des choses joint à l’insécurité qui règne à la frontière fait qu’il y a lieu de redouter quelque chose et surtout renforcer la sécurité à la frontière. (Th)
LJC/V. Wakudinaa | Le Journal du Centre
Des soldats de l’Armée patriotique rwandaise ont encore envahi le Nord-Kivu
Leur présence est signalée dans les localités de Tongo, Ntamugenga et Mabenga. Ils seraient placés sous les ordres du Général Munyakazi et du Colonel Smith, deux Officiers utilisés par Kagame pour boycotter le brassage de l’armée congolaise
Kinshasa , 22.03.2005 | Politics
Alors que les regards de la majorité des congolais sont de plus en plus tournés sur l’organisations des futures élections à tous les niveaux d’ici le mois de juin 2005, ceux des compatriotes habitants à l’Est du pays, particulièrement au Nord-Kivu, ne semblent pas encore sortir de leurs hallucinations, à cause du comportement hypocrite de nos voisins rwandais qui, selon les échos en provenance de ce coin de la RDC, n’ont pas encore désarmé.
Les nouvelles en provenance du Nord-Kivu signalent en effet la présence de plusieurs soldats de l’Armée patriotique rwandaise (Apr) dans cette partie de la RDC et ce, malgré les derniers accords de Rome sur le rapatriement des forces négatives, dont les Interahamwe, dans leur pays d’origine, le Rwanda.
Selon les sources qui ont livré tard dans la nuit cette information à la rédaction, les soldats de l’Apr seraient visibles dans les localités de Tongo, de Ntamugenga (village de M. Sekimonyo wa Magango) et dans le parc vers la localité de Magenga.
Dans ces localités, nos sources signalent que l’Apr aurait déjà déversé des milliers de soldats infiltrés, lesquels bénéficieraient de l’encadrement du Général Munyakazi et du Colonel Smith, non autrement identifié. Les deux officiers seraient utilisés par le Président Kagame pour boycotter le brassage de l’armée congolaise.
Nos sources ont signalé par ailleurs la présence dans le coin, du Ministre/RCD du Portefeuille dans le Gouvernement de Transition, M. Vunabangi, qui Serait parti à la rencontre du gouverneur Serufuli à Goma et à Rutshuru.
Cette démarche du Ministre RCD a suscité quelques curiosités de la part des analystes politiques congolais. Pour ces derniers en effet, la présence des autorités du RCD aurait toujours été à la base de l’intensification des crises à l’Est de la RDC. Ils citent l’exemple de plusieurs déplacements effectués, lors de différentes crises dans cette partie de l République, par le Vice-Président Azarias Ruberwa Maniwa, lesquelles seraient à la base de plusieurs répercussions dont les souvenirs restent encore gravés dans la mémoire des congolais. Quant à la présence du Ministre Vunabangi à l’Est du pays, ces analystes affirment qu’elle s’expliquerait du fait que le Vice-Président Azarias ne voulant plus se faire remarquer dans ce genre des situations, aurait préféré déléguer un émissaire à sa place. D’où le choix sur son Ministre du Portefeuille.
Mais pour les congolais avisés, la question la plus importante est celle de savoir si ce Ministre RCD du Portefeuille, est-il parti dans « ce coin rouge » du pays en sapeur pompier ou pour aller jeter davantage de l’huile au feu? D’autre part, plusieurs milieux politiques tient la présence des rwandais de l’Apr par le fait que si aujourd’hui toutes les forces négatives sont retournées au pays de Paul Kagame, ce dernier deviendra à jamais un chômeur international et n’aura plus aucun business. D’où, il faut continuer à faire valoir le prétexte sur la présence des Interahamwe pour avoir une activité permanente, capable de lui procurer des revenus nécessaires.
A l’allure où vont les choses, les congolais recouvriront-ils finalement la paix tant attendue ? Les élections auront-ils effectivement lieu a I’échéance prévue ? Les rwandais nous laisseront-ils finalement en paix ? Jusqu’à quand les congolais continueront-ils à trahir leur propre pays pour des intérêts mesquins ? Voilà autant des questions qui méritent réflexion et analyse avant d’être répondu.
En attendant, les congolais doivent continuer à ouvrir l’œil et le bon pour l’intérêt national.
La Référence plus
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