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Video: Mobutu ou les 32 ans de démagogie, de kléptocratie, de terreur et de prédation! Film réalisé par Thierry Michel

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CONGOLAIS, APPRENONS QUELQUE CHOSE DE LA POLITIQUE DE ROBERT MUGABE

Par Antoine Roger Lokongo
17.09.2004

Au cours de la dernière conférence de presse que Feu Mzee Laurent Désiré Kabila a accordée aux éditeurs de Kinshasa au Palais du Peuple, le journaliste Charles Dimatonge lui a posé une question en rapport avec l’implication des nos alliés (le Zimbambwe, l’Angola et la Namibie) pendant la guerre d’agression par la coalition anglo-americano-rwando-ougando-burundaise, avec la complicité des soit-disant rebelles Congolais et Rwando-Congolais caractérisée par l’exploitation systematique des nos richesses et un génocide de plus de 5 millions de Congolais.

Dimatonge a déclaré: «S’il est évident que l’Angola était intervenu pour assurer un peu ses arrières bases dans notre pays, il n’est pas évident pour le Zimbabwe, la Namibie et le Tchad. A propos du Zimbabwe notamment beaucoup de choses ont été dites, notamment au lendemain de la conclusion de l’accord sur la gestion de la Gecamines, on a beaucoup parlé des motivations profondes de l’intervention du Président Mugabe dans notre pays et de son pays également.

Mr Le Président pouvez-vous rétablir la vérité à ce sujet là?» « Sur les intentions de nos alliés que vous appelez les intentions cachées qu’on apprettent à nos alliés,» a répondu Mzee Laurent Désiré Kabila, « en tout cas il n’en existent pas.» Mzee Kabila a poursuivi: « Mugabe est un homme sincère. C’est un patriote Africain. Il n’est pas venu ici pour se faire des bénéfices économiques. Pas du tout! Ce sont les autres qui le disent. Il n’a rien à voir avec la Gécamines. Mais, la Gécamines, vous connaissez que c’était une une entreprise pillée par les autres. Et le personnel qui était dans la Gécamines était engagé dans des vols systématiques de cobalt ainsi de suite. Tout est prouvé.

Il y a maintenant un audit fait par un groupe de personalités internationales - il n’y a seulement que deux Congolais dedans - pour vérifier comment dépuis cinq ans la Gécamines a fait une chute libre, et qui en sont responsables. Parce que nous sommes parvenus à découvrir que les grands criards qui sont là-bas [les Mobutistes qui ont fui en Occident] sont les mêmes qui vendaient le cobalt frauduleusement. Et que ce n’est pas qu’une seule fois. C’est pourquoi ils ont des villas dehors. Beaucoup ont leurs familles dehors vivant du butin de leur pillage. Alors qu’ils étaient là comme des grands seigneurs qui ordonnent tout sur la gestion de la Gécamines. Ils s’occupaient de leurs intérêts, non des intérêts de la compagnie, encore moins de la nation.

Nous voulons redresser la Gécamines, cet outil important de notre économie nationale. On disait que la Gécamines comptait 70% dans le budget de l’état , mais, nous, dépuis que nous sommes arrivés, il ne compte même pas 5%! C’est tout ce que nous avons trouvé. Est-ce que, ayant solicité le service des experts étrangers pour redresser la Gécamines, que cet expert, le blanc là, Billy Rochenberg… parcequ’il est Zimbabwéen par nationalité… est ce que cela signifie que c’est le Zimbabwe qui a la main là-bas? Non! Nous voulons seulement des gens qui nous comprennent. Lorsque nous avions mis des Belges dans le conseil d’administration de la Gécamines, personne ne nous a dit, voilà dans le conseil d’administration, il y a des Belges!

Vous êtes tellement habitués à l’Occident, que si nous voulons faire quelque chose de nous mêmes, vous êtes surpris, que ce n’est pas possible. Il fallait qu’on appelle un Français, il est là, PDG de la Gécamines, je n’entendrais pas d’autres sons de cloches. Tout le monde dirait, oui, oui, c’est vrai. Mais comme il n’est pas de cette nationalité attendue à cause des habitudes, c’est justement pourquoi notre combat est difficile! Nous faire comprendre d’abord par les notres qui sont tellement habitués à se faire rouler par les soit-disant bons pères, les Pères Noëls qui nous jettent des miettes: l’assistance, l’assistance, alors qu’il n’y a rien du tout! Mais ce combat est très difficile à cause de ça! Comment gagner votre confiance et votre comprehension.

C’est une question de culture. Vous avez été tellement occidenatlisés et même quand le Zaïre s’écroulait, vous ne voiyez pas croyant que tout allait bien! Finalement, il était par terre, on veut redresser la chose, on nous prête toute les intentions, y compris une accusation aussi grave et futile que Mugabe a envoyé les immigrés ici parcequ’il veut faire comme les Rwandais et les autres. Je vous dis que ce n’est pas vrai. C’est un Africain honnête, Il a d’abord assez de difficultés chez lui. Il a une politique qui se rapproche de la notre. C’est pourquoi il est dans les difficultés là-bas chez lui. Ne voyez-vous pas ce torrent de désinformation qu’on a déversé sur le Congo, nous accusant de faire des choses qu’on a jamais songé de faire. Mais il n’y a rien de tel.

Deuxièmement, c’est un pays pauvre, tout comme la Namibie et le Tchad. Qui paie la facture? Mais c’est nous mêmes Congolais qui devons payer la facture! Nous achetons tout. Armes, munitions, bombes, avions helicoptères, etc., nous achetons tout. Nous payons des salaires en devises étrangères pour les soldats engagés. Mais nous faisons tout, le transport, tous les avions, les hilouchines, mais c’est nous qui supportons, le tout, malgré notre pauvreté, et nous faisons cela. Donc ces gens ne peuvent pas prendre quelque chose de leurs budgets.

Et quand il arrivera le moment ou des sociétés mixtes vont se créer pour que nous soyons à mesure de supporter les efforts de la guerre, que ça soit dans le domaine minier, forestier, agricole, nous avons besoin des capacités des autre.s Eux sont travailleurs, ils ont une certaine discipline, même leurs banques ont une certaine discipline que nous n’avons pas ici. Alors, lorsqu’on travaille avec ces gens, il faut vraiment être créatifs. Il faut savoir comment vous allez soutenir l’effort de guerre, faire toutes les choses que j’ai dit ici. Le manger sur le front, ça coûte cher. Si vous comptez le nombre de soldats et que vous devez payer un dollar et demi pour une ration de campagne quotidiènement, et les alliés et les notres. Au moins là les Zimbabwéens nous aident. Et les Namibiens, ils supportent les leurs. Ça dit que c’est enorme, le poids de la guerre sur nous. Nous aurions du faire autre chose. Avec cet argent, dans le cadre de la reconstruction, ce pays serait transformé. Mais, malheureusement, on nous a voulu la guerre et nous la subissons. Je voulais dire tout simplement que vraiment, Mugabe n’est pas venu ici piller ou chercher à piller ce pays.»

Oui, Robert Mugabe à l’instar de Mzee Kabila, a une politique salvatrice pour son pays et pour toute l’Afrique. Après avoir lancé la reforme agraire par laquelle les pauvres noirs Africains au Zimbabwe ont récupéré leurs droits fonciers, longtemps confisqués par la minorité blanche, Mugabe vient de mettre de l’ordre dans le secteur minier et manufacturier dans son pays, par souci de corriger toute inégalité et bannir toute exploitation

Comme Mzee Kabila l’avait dit, Mugabe c’est un homme honnête qui exige maintenant que desormais tout investisseur dans le secteur minier au Zimbabwe doit accepter de retenir 50% des revenues et l’état Zimbabwéen en retiendra 50%. Un partage égale que les investisseurs prédateurs ne pouvaient pas accepter au Zaire de Mobutu, où ils se comportaient comme dans un terrain conqui. Ils s’imposaient, gardent 90% sans payer les taxes et les opportunists Zairois acceptaient les 10% pour le compte de l’état qu’ils empochaient en plus des aides bilatérales et les crédits leurs octroyés par le FMI et la Banque Mondiale. Et le pays se trouve dans un état de délabrement total.

D’autre part, Robert Mugabe a répri le contôle effectif du secteur manufacturier Zimbabwéens, qui était l’un des plus puissant d’Afrique avant que le gouvernement Zimbabwéen ait commi l’erreur de souscrire aux ajustements structurels dictés par le le FMI et la Banque Mondiale. Tout cela est desormais dans le passé au Zimbabwe et les Zimbabwéens et l’Afrique toute entière ne doivent qu’applaudir ces mesures salutaires. Malgré toutes les pressions, Mugabe tient bon et ne cède pas. Pourquoi nous cedons au Congo, jusqu’à faire fi de la Bourse des Matières Précieuses mises en place par Mzee Kabila et permettre à ce que les diamants Congolais soit vendus aussi loin qu’à Telaviv, en Israël?

La situation au Zimbabwe est aussi complexe qu’au Congo. Mais au Zimbabwe, le néocolonialisme est réjétté (Le Zimbabwe s’est rétiré du Commonwealth), les mercenaires blancs sont emprisonés, l’ordre règne. Au Congo, au contraire, l’état de droit est en passé à se reconstituer. Autrement Azarias Ruberwa serait poursuivi pour trahison. Autrement on ne songerais même pas à libérer les assassins d’un chef d’état. Autrement les criminels ne s’évaderait même pas de la prison sans moindre difficultés. Autrement la fraude ne demeurerait pas incontrôlée et les criminels n’accederaient pas au pouvoir... Appliquons donc la politique de Robert Mugabe chez nous, et le Congo sera sauvé.


Robert Mugabe a raison: Le Zimbabwe tout comme le Congo ne se laisseront pas faire!

Où se décide le sort de l'Afrique? Pour repondre à cette question, des hommes courageux qui ont opté pour l'indépendence totale (politique et économique) et l'auto-determination des peuples Africains ont payé de leurs vies: Patrice Lumumba, Laurent Désiré Kabila, Thomas Sankara, Kwame Nkrumah et tant d'autres.

Que le Premier Ministre Tony Blair fidèle au pricipe de ses ancêtres de «diviser pour mieux regner» exerce des pressions sur Thabo Mbeki et Obasanjo pour que le Zimbabwe demeure suspendu définitivement du Commonwealth, une vestige de l'empire britannique, disons l'emprise britannique sur ses anciènnes colonies et ces derniers obtempèrent, prouve que l'Afrique est loin de s'affrranchir de la tutelle occidentale. Tony Blair à même retarder son retour de Londres de plusieures heures pour tordre le bras de Mbeki qui a osé resisté. A la fin de compte, ce dernier a obtempéré et le Commonwealth a opté pour la continuation de la suspension du Zimbabwe jusqu'à ce que Robert Mugabe reponde à certains critères avant que son pays soit readmi. Le Commonwealth est animé d'une mentalité raciste car il ne traite pas les pays Africains comme partenaires égales à part entière. Elle est devenue donc anachronique!

Le critère pricipal consiste à ce que Robert Mugabe dialogue avec l'opposition incarnée par Morgan Tsvangirai, leader du MDC, un parti créee de toute hate et de toutes pièces par les fermiers blancs et soutenu par les gouvernements et grands argentiers américains et britanniques. Après seulement «huit mois d'existence», le MDC a failli gagner les dernières élections présidentiellles au Zimbabwe grâce à une campagne électorale directement financée par Londres à travers son «Westminster Foundation».

Notez bien, «huit mois d'existence!». Mais le peuple Zimbabwéen ne pouvait se laisser intimider ni sa laisser dupé. Il a re-elu Robert Mugabe. Les parrains du MDC, déçus et confondus ont choisi de diaboliser Mugabe, l'accusant d'avoir truqué les élections. Robert Mugabe, comme l'a fait Laurent Désiré Kabila, refuse à juste titre de traiter avec ceux qui, privés du soutien de l'exterieur, ne representent absolument rien devant le peuple et y voit dans l'insinuation des États-Unis et de la Grande Bretagne à travers le «Commonwealth» - qui signifie ironiquement un trousseau commun - un racisme aberrant non seulement dont est victime non seulement le Zimbabwe mais toute l'Afrique à l'oocurrence.

Malgré certaines imperfections, Robert Mugabe, après avoir attendu pendant 20 ans pour ne pas envenimer la situation en Afrique du Sud voisine et pour que Londres finance la réforme agraire selon les accords signés à Lancaster House, Londres, avant l'accession du Zimbabwe à la souverainété nationale - Claire Short lui a signifié par écrit que le Gouvernement de Tony Blair ne va pas financer la reforme agraire - a pri la situation en main pour regler définitivement l'injustice coloniale et remettre les terres à leurs propriétaires legitimes: les noirs Africains du Zimbabwe. En vrai panafricain, Robert Mugabe n'a pas hesité d'intervenir militairellement au Congo, assujeti à une agression barbare de la part de la coalition anglo-americano-rwando-ougando-burundaise. Voici pourquoi les pays blancs membres du Commonwealth gardent une «vendetta» contre Robert Mugabe.

Notons que de retour à Londres, Tony Blair a mi la toque du vainqueur en acceuillant l'equipe nationale de Rugby qui vient de gagner la coupe du monde en Australie, un pays occupé par les descendants des prisoniers criminels et terroristes britanniques bannis là bas par la justice de leur royaume. Il a même déclaré que «le Zimbabwe ne peut pas tenir longtemps sans le Commonwealth!», et que Robert Mugabe sera améné à «regretter» ce geste, a ajouté son ministre des affaires étrangères Jack Straw à partir de Bruxelles. ÇA C'EST UNE MENACE DE GUERRE. C'est aussi une façon de dire que l'Afrique ne peut pas tenir sans «l'aide» occidentale.

Quel défi pour l'Afrique toute entière? Comprenne qui peut! Mais qui est le vrai vainqueur dans cette affaire? Ce n'est pas Robert Mugabe en tant qu'individu, mais le peuple Zimbabwéen dans tout son ensemble qui soutien sa décision souveraine de refuser le dictat de Londres et de retirer le Zimbabwe du Commonwealth. Après tout, le Zimbabwe n'est pas une province de la Grande Bretagne pareil à l'Irlande du Nord (...), ni une filiale du FMI et de la Banque Mondiale. Rappellons que le FMI a déjà initié les procedures pour expulser le Zimbabwe parmi ses rangs! Voyez que la Banque Mondiale, le FMI, les Églises, les ONG et les organisations des droits de l'homme travaillent ensemble pour appliquer la politique étrangères des pays les plus puissants de la planète, les États-Unis et la Grande Bretagne.

La décision de Robert Mugabe est salutaire pour toute l'Afrique, une Afrique déjà subjuguée par les mêmes forces qui l'ont extorquée de ses resources naturelles, minérales et humaines dépuis le 15eme siècle jusqu'à nos jours. L'agression barbare dont est assujetti le Congo de Patrice Lumumba, de Laurent Désiré Kabila et de Pierre Mulele reste une preuve éloquente.

Dans la vie nationale de chaque pays il faut faire un choix, coûte que coûte: ou bien se soumettre au dictat des impérialistes qui ne nous veulent pas du bien, ou bien prendre son propre destin en main. Mugabe a choisi le dernier, fort du soutien de son peuple et a révélé par là le lèche-bottisme de certains dirigeants Africains. Mais le Zimbabwe tout comme le Congo ne se laisseront pas faire.

Les déclarations suivantes du Président Robert Mugabe demeurent pertinentes pour l'Afrique en générale et pour la République Démocratique du Congo en particulier: «S'il faut vendre notre souverainété pour être re-admi au Commonwealth, et bien, nous allons dire aurevoir au Commonwealth, et peut être que maintenant il est temps pour nous de dire aurevoir au Commonwealth.»

Robert Mugabe a critiqué certains leaders Africains pour ne pas defendre la souverainété et la solidarité africaine: «IL y a en d'autres qui veulent s'excuser pour être nationalistes, qui ont peur d'être Africains, hesitent à exprimer leur solidarité avec nous, et redoutent d'être le guardien de son frère Africain clairement ménancé. Ils permettent aux neo-colonialistes et aux neo-impérialistes de nous amener à nous excuser pour avoir poursuivi nos intérêts légitimes, pour vouloir être maitres de notre propre destin».

«Le temps est venu pour que l'Afrique traite avec le reste du monde comme un partenaire puissant et sur base des pricipes égalitaire; comme un continent doté de beaucoup de richesses naturelles abondantes, et d'un peuple ingénieux. L'Afrique a besoin de s'unir sur un objectif commun à suivre, sur une vison claire pour reclamer sa dignité, sa fierté et sa place dans le concert des nations. C'est ridicule que l'unité du continent Africain est directement perçue comme irréaliste et irrealisable parce qu'on nous perçoit toujours comme un peuple faible, incapable et servile, ce qui va necessairment coûter à l'Afrique son âme, sa dignité au profit des puissances dominatrices qui l'ont maintenue en esclavage pour une si longue durée!»

«Nous existons comme créatures du Dieu tout puissant, créees à son image. Nous ne sommes pas issus d'une faveur ou d'une initiative génereuse et procreative de l'Occident. Nous ne sommes pas crées par la seule volonté des États-Unis, et de la Grande Bretagne. Nous sommes crées par l'Afrique, pour l'Afrique. Nous sommes Africains et nous ne cherchons pas à appartenir à une autre race ou à un autre peuple. Nous avons un destin bien different de celui des autres peuples, un destin Africain!» «L'Afrique est assez mature et capable de se tenir sur ses propres pieds dans un monde brutale et unipolaire dirigé par la volonté aggressive et unilatérale du plus puissant. Le continent Africain doit developer ses propres priorités et defendre ses propres principes fondamentaux.

«Le Zimbabwe a, à sa façon, défini et elargi la définition et les paramètres de la révolution Africaine en s'embarquant dans un programme de reforme agraire. A travers notre programme de reforme agraire, nous avons hissé haut l'étendard de la seconde lutte que doit mener l'Afrique: la lutte pour son émancipation économique. C'est ça le fond de la seconde révolution africaine, voire même de la renaissance [NDRL: Thabo Mbeki doit prendre ça au serieux] du continent».

S'addressant au 56eme Congrès du Commité Central de son parti, le Zanu-PF, Robert Mugabe a fustigé les attitudes opportunistes parmi certains cadres qui causent la division au sein du parti. «Il est question de notre comportement et de notre intégrité parmi les masses. Les masses nous perçoivent-elles comme vrai dirigeants ou comme des gens corrompus deviés des toutes normes et des principes de notre révolution?»

«Certains cadres sont devenus chercheurs d'argent. Faire l'argent, faire l'argent, gagner beaucoup plus d'argent par tous les moyens es t devenu leur but ultime! Acquerir plus d'argent que les autres, chercher à misapproprier les autres de leurs terres et jaloux de ce que les autres possèdent. Les langues commencent à se delier parmi les masses parcequ'elles voient ce qui se passe. Ceux parmi nous qui s'adonnent à de telles pratiques, pourquoi pas changer? Qui parmi nous sont entrain d'amener notre parti à être isolé et évité? Allons-nous comme les héros de notre révolution nous tenir au dessus des machinations par lesquelles les forces externes visent à nous affaiblir, à nous diviser? Le parti occupe une place centrale dans la vie de notre peuple. Il est impératif qu'il amène le gouvernement à rendre compte au peuple et à trouver des solutions adéquates aux problèmes epineux auxquels le peuple fait face.»

«Notre programme de reforme agraire ne doit pas être perçu comme l'appanage d'une minorité. C'est un un programme nationale qui vise à vraiment donner un pouvoir économique à la majorité de notre peuple. Notre desire constant est de proteger ces terres même pour des générations à venir qui vont apprendre sur notre programme de reforme agraire à partir des livres d'histoire.» «Les principes de l'indépendence, de la souverainété nationale et de l'auto-determination doivent être bien assimulés par notre peuple pour qu'il ne se rende pas victime sans le savoir de l'arrogance, l'avarice d'un Occident vil et ignoble; tout comme de la soit-disante opposition qui n'est pas une création de notre peuple. C'est un monstre créee de toutes pièces, que nous avons maintenant rendu impuissant et vulnerable, malgré le fait qu'il a été créee pour semer la division, et ainsi perturber notre paix et notre stabilité, mais surtout pour derailler notre programme de reforme agraire. C'est une créature sans âme, sans direction, sans pudeur et sans honte, prête à être utilisée pour detruire cette liberté rencherie par tous les vrais Zimbabweens.»

Pour terminer, le Président Robert Mugabe a invité le peuple à la vigilence car, a-t-il- declaré, «l'ennemi ne va pas facilement rompre avec sa machination». Tous ces discours de Mugabe s'appliquent en Afrique en général et au Congo en particulier.Vive Robert Médard Mugabe. L'agression contre le Zimbabwe ne passera pas. Le peuple est avec Mugabe. Le Zimbabwe tout comme le Congo ne vont jamais se laisser faire. Jamais!

FMI et la Banque Mondiale. Tout cela est desormais dans le passé au Zimbabwe et les Zimbabwéens et l’Afrique toute entière ne doivent qu’applaudir ces mesures salutaires. Malgré toutes les pressions, Mugabe tient bon et ne cède pas. Pourquoi nous cedons au Congo, jusqu’à faire fi de la Bourse des Matières Précieuses mises en place par Mzee Kabila et permettre à ce que les diamants Congolais soit vendus aussi loin qu’à Telaviv, en Israël?

La situation au Zimbabwe est aussi complexe qu’au Congo. Mais au Zimbabwe, le néocolonialisme est réjétté (Le Zimbabwe s’est rétiré du Commonwealth), les mercenaires blancs sont emprisonés, l’ordre règne. Au Congo, au contraire, l’état de droit est en passé à se reconstituer. Autrement Azarias Ruberwa serait poursuivi pour trahison. Autrement on ne songerais même pas à libérer les assassins d’un chef d’état. Autrement les criminels ne s’évaderait même pas de la prison sans moindre difficultés. Autrement la fraude ne demeurerait pas incontrôlée et les criminels n’accederaient pas au pouvoir... Appliquons donc la politique de Robert Mugabe chez nous, et le Congo sera sauvé.


Le démantèlement des pré carrés français, belges, britanniques, américains… voila l’objet de la seconde lutte pour une indépendance totale de l’Afrique

«Ne traiter avec le reste du monde qu’à nos propres termes», voilà ce qui a coûté la vie à Emery Patrice Lumumba, Pierre Mulele, Laurent Désiré Kabila, Thomas Sankara, Kwame Nkrumah et tant d’autres héros africains;. En d’autres termes, le démantèlement en Afrique des «pré carrés» ou des chasse-gardées françaises, belges, britanniques, américaines, que sais-je encore et l’établissement d’un seul pré carré: le pré carré africain.

Cet idéal noble est entrain de faire des victimes à cette heure même en République Démocratique du Congo (où les différentes superpuissances se disputent l’hégémonie); au Zimbabwe (dont le retrait d’un Commonwealth anachronique fait encore jaser); ou en Côte d’Ivoire (où l’hégémonie française est maintenant détestée par la majorité).

En ce qui concerne le Zimbabwe, Thabo Mbeki, malgré son double jeu dans le cauchemar Congolais, vient de déclarer publiquement son soutien à Robert Mugabe, principal allié du Congo dans la guerre d’agression. Mbeki vient d’accuser les leaders des pays membres du Commonwealth qui ont voté pour le maintien de la suspension du Zimbabwe du Commonwealth, d’avoir adopté une attitude biaisée envers le programme de reforme agraire entrepris par le Président Robert Mugabe pour redistribuer les terres à leurs propriétaires légitimes: les noirs Africains du Zimbabwe.

L’Afrique fait envie, l’Afrique fait pitié, et cela à causes de ses nombreux fils et filles qui choisissent facilement la voie de la traîtrise parce que les puissances dominatrices, esclavagistes, impérialistes et suceuses de sang africain leur propose pouvoir, argent et confort au détriment de leurs pays et de leurs frères et soeurs Africains.

Compagnon de Patrice Lumumba, Mzee Laurent Désiré Kabila ne pouvait l’exprimer aussi grandiosement quand il s’est adressé à une Conférence Panafricaine qu’il a convoquée à Kinshasa en juillet 1998:

«Après plus de 40 ans d’indépendance, l’Afrique offre au reste du monde un spectacle malheureux d’un continent pillé et humilié, et cela avec la complicité de ses propres fils et filles. Nous émettons le souhait de voir l’Afrique entrer au 21eme siècle totalement affranchie de toute tutelle étrangère. La lutte que nous menons au Congo c’est pour le bienfait de toute l’Afrique. Nous voulons exporter à partir du Congo la sécurité, la paix et le développement au reste de l’Afrique. Un Congo affaibli c’est une Afrique malade de son coeur».

Joignant la parole à l’action, Laurent Désiré Kabila, déçu par le lèche-bottisme des dirigeants Ougandais, Burundais et Rwandais a fait du Congo membre de la SADC, Communauté Économique des Pays de l’Afrique Australe. Pendant l’exercice du pouvoir, Kabila a toujours placé la révolution Congolaise dans le contexte Africain. Il a prôné la coopération Sud-Sud et il a cherché des alliés en Afrique d’abord et ensuite en Asie et plus particulièrement en Chine. Il a prôné de bonnes relations avec les États-Unis, la Belgique et la France mais sur une base d’égalité de d’avantages réciproques.

«Pendant plus de 37 ans, on ne parlait que des intérêts des français, des belges et des américains au fameux Zaire. Personne ne parlait des intérêts du peuple Congolais. Le moment est venu, plus que jamais pour parler des intérêts du peuple Congolais,» a-t-il déclaré. Ou encore: «Ils m’ont dit qu’on va collaborer comme avant. Je leur ai répondu que je veux bien. Mais où est le peuple dans tout ça?»

Après l’agression rwando-ougando-burundaise inspirée par les États-Unis et la Grande Bretagne, Laurent Désiré Kabila a fait un front uni avec tous les pays Africains qui refusaient cette agression contre le Congo, avec tous les pays qui voulaient soutenir les efforts de défense du Congo, et même avec les pays impérialistes - comme la France - qui refusaient que le Congo tombe sous la coupe des États-Unis.

Ah oui! Le compagnon de Lumumba était avant tout un nationaliste fondamentalement attaché à l’unité de son pays et un panafricaniste, qui, au fond ne connaissait que l’Afrique. Il s’était méfié de l’assistance étrangère et des miettes du FMI et de la Banque Mondiale et mettait volontiers l’accent sur l’autosuffisance à travers un projet de société les CPP pour remettre le pouvoir directement au peuple pour qu’il se prenne en charge et devienne maître de son propre destin. Voilà pourquoi les «pré caristes», à travers une main africaine l’ont arraché de l’affection populaire à la suite d’un assassinat combien ignoble. Kabila est mort dans presque les mêmes circonstances que Lumumba et presque à la même date.

Rappelons que même l’Église Catholique n’est pas innocente de la mort de Patrice Lumumba. Après , le massacre de Lumumba et ses deux compagnons Okito and Mpolo, les bourreaux des services secrets belges Verscheure et Huyghé, qui ont pris part au meurtre vont demander conseil auprès de Joseph Cornélis l’archevêque d’Elisabethville, l’actuel Lubumbashi. Celui-ci réagit toute fois comme son entourage blanc; le moine bénédictin «qui n’a jamais caché son antipathie à l’égard de Lumumba, les avait tout simplement rassurés quant à leur conduite». «C’est un péché déjà pardonné,» les avait-il rassurés.

Kabila est mort en héros, parce qu’il a été trahi comme Lumumba, laissant le pays sans avoir contracté des dettes extérieures. Sa tête a coûté $30 millions!

$30 millions c’est une somme dérisoire par rapport au $250 millions, le prix mi sur la tête de Saddam Hussein. Qui pouvait résister à cette somme colossale et ne pas s’adonner au pourboire? Mais plus que jamais l’occasion se présente pour l’ancien dictateur Irakien - capturé le 13 décembre à la suite d’un pourboire, donc d’une trahison dans son propre village de Tikrit même - de dénoncer pendant son jugement, tous les gros poissons à Londres et à Washington qui lui ont fourni les armes de destructions massives et qui ont financé son offensive militaire contre l’Iran. Certains sont encore au pouvoir.

La tournure des événements en Irak appelle aussi une fois de plus, comme en Irak, à l’établissement d’un «Tribunal Spécial pour le Congo» afin de juger les crimes contre l’humanité commis par Museveni, Kagame et Buyoya et leurs laquins Congolais à l’instigation de la Grande Bretagne et des États-Unis, et le soutien financier des multinationales occidentales. Ces derniers ne doivent plus se dérober; malgré le retour des anciens dignitaires du régime mobutiste qui récupèrent déjà des biens dont ils n’ont jamais donné la preuve de les avoir bien acquis. Il ne faut pas que «la transition» soit seulement une occasion de blanchiment des biens mal acquis, de génocide et crimes contre l’humanité. L’avenir proche seul nous le dira. Après tout le sang des 5 millions de Congolais versé inutilement crie justice!

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