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COMPTE TENU DE LEUR NAIVETE, LES CONGOLAIS ONT MORDU, MORDENT ENCORE ET MORDRONT TOUJOURS AU VIEUX PRINCIPE QUI CONSISTE A «DIVISER POUR MIEUX REIGNER» BRANDIT PAR LES FORCES EXTERNES
Par A.R. Lokongo
Le Congo est desormais célèbre dans le monde comme le havre de l’impunité où tout se permet pour la conquète du pouvoir. Massacres, viols, cannibalisme, pillages, nouvelles vagues de guerre, redeployement des troupes d’agression sur le sol Congolais, nouvelles factions rebelles… sont devenus normals dans les territoires occupés tout comme des discours démagogiques et une misère infra-humaine dans les territoires sous-contrôle gouvernemental, La ville de Kinshasa, la capitale, elle même accuse d’un Congo marginalisé, paupérisé, sombré dans l’anarchie et le chaos dont personne ne connait l’issue à cause de la manque de volonté politique au niveau national, africain et internationale; mais d’où les «investisseurs», profitant de ce chaos, se ruent nuit et jour pour s’activer dans les secteurs du diamant, de l’or, du cobalt, du cuivre, du coltan et autres richesses.
Et le pétit peuple laissé à lui-même paye le pot cassé des intérêts égoïstes de chaque protagoniste de cette guerre injustifiable - y compris nous autres - en subissant ses affres pendant que chaque bélligérant tire sa belle part de richesses.
Ce pétit peuple devient de plus en plus nostalgique des temps passés quand les colons belges et Mobutu faisaient la loi, et l’exploitait jusqu’à la moëlle épinière - c’est ça «l’esclavage sans le savoir – mais il était sûr, se dit-il, de ses soins médicaux, sa nourriture, son transport assuré, et les enfants scholarisés.
Mais qu’est ce que ces impérialistes ont laissé dérrière eux? Le rosaire Catholique et la Bible protestante pendant qu’ils ont expatrié toutes les richesses pillées, y compris les oeuvres d’art Congolais et ont gardé à eux seuls les connaissances technologiques qui facilitent le progrès et le development d’un peuple sans les inculquer aux pauvres Congolais.
Il parait que plusieurs générations successives des Congolais soumis aux corvées dans les plantations caoutchouc, dans les mines d’or, de diamant, de cuivre et de zinc et d’uranium sous Léopold II - tout comme aujourd’hui dans les mines de coltan - n’avaient aucune idée de la valeur de ce qu’ils produisaient et à qui ça profitait.
Les 5 millions des Congolais massacrés dépuis le 2 août 1998 sont victimes de la naïvété des lèche-bottes Congolais – aujourd’hui au pouvoir, ce qui est incroyable mais vrai - qui se contentent des mièttes de nos richesses pillées alors que les étrangers s’emparent de la part du lion.
Pour quand la maturité? Tout indique que l’ont est pas au bout du tunnel. L’ordre politique, social et économique déjà amorcée par feu Mzee Laurent Désiré Kabila et auquel le peuple aspire est loin d’être assuré, la souverainété nationale et l’intégrité territorial de notre pays demeure encore hypothétique malgré tous les accords, surtout quand les agresseurs se permettent de préparer de nouvelles guerres sur le sol Congolais.
Mais qu’est ce qui fait que ce statut quo innaccepatable s’enlise? La réponse est claire et nette. La plupart des protagonistes dans l’imbroglio Congolais s’appuient sur l’Administration Républicaine Bush aux États-Unis, une administration qui s’est écartée des idéaux des pères fondateurs de l’Amérique, tel que Franklin Rosevelt.
C’est une administration illégitime qui n’a pas gagné les élections, mais déclarée victorieuse par une Cour Suprême de Justice dominée par des judges républicains; une administration soutenues par les multinationales du pétrole, du coltan, de l’or, du cuivre, du diamant et du cobalt dont regorge le Congo, ainsi que des vendeurs d’armes de destruction massive – ile les ont vendu même à Saddham Hussein lorsque ce dernier était hier un allié incontournable des Américains. Incroyable mais vrai.
Une administration qui n’a pas même honte de corrompre les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU pour voter en son faveur pour une résolution contre l’Iraq. A propos de cette administration, le Président Zimbambwéen Robert Mugabé a déclaré lors du dernier Sommet des Pays Non-Alignés tenu à Kual Lumpur, Malaisie: «Les États-Unis qui possède des tonnes et des tonnes des armes de destruction massive doivent montrer l’exemple en les détruisant d’abord avant de faire des pressions sur l’Iraq de detruire les siennes, si ce dernier en a réellement.»
Hélas! Les voix commencent de s’éléver aux États-Unis même. John Brady Kiesling, un diplomate de carrière Américain, conseiller spécial de l’ambassade des États-Unis à Athènes vient de claquer la porte. Kiesling qui a servi à Tel Aviv et Casablanca cite comme motif de sa démission «notre poursuite fervente de la guerre contre l’Iraq, qui va nous amener à gaspiller notre estime au niveau international.» A bon entendeur, salut!
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