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Message du chef de l’Etat en rapport avec l’agression de la Rdc par le Rwanda
Kinshasa, 2 décembre 2004
Mes chers compatriotes,
Depuis quelques jours, les Forces Armées du Rwanda ont violé notre territoire en traversant frontière commune par plusieurs entrées, dans la province du Nord-Kivu.
Pour justifier leur aventure criminelle, les responsables rwandais avancent le prétexte de la chasse aux groupes armés rwandais sur le territoire de la République Démocratique du Congo.
Chers Compatriotes,
Je voudrais vous rappeler que ce problème des groupes armés, qui n’a pas été créé par le Peuple congolais, a servi de prétexte à la guerre que le Rwanda a menée contre notre pays depuis 1998 et qui a contribué à déstabiliser dangereusement la région des Grands Lacs.
Il faut également relever que, depuis 1999, notre pays a travaillé, en étroite collaboration avec la Communauté internationale en vue d’apporter une réponse adéquate aux préoccupations sécuritaires entre les deux pays.
En effet, outre l’Accord de Pretoria en 2002, nous avons signé, le 26 octobre 2004, l’Accord Tripartite avec le Rwanda et l’Ouganda, auquel s’est ajouté un mécanisme de contrôle et de vérification aux frontières élaboré et mis en place avec la participation de l’Union Africaine et des Nations Unies. Et, sur cette base, le Gouvernement a élaboré un plan détaillé de règlement définitif de la question de la présence des groupes armés rwandais dans notre pays. Cette tendance à l’apaisement et à l’assainissement des relations entre nos deux pays, en particulier, et entre les pays de la région des Grands Lacs, en général, a été confirmée par la déclaration finale du sommet des chefs d’Etat qui s’est tenu à Dar e-Salaam, sur la sécurité, la paix, la démocratie et le Développement dans la région des Grands Lacs.
C’est juste au moment où nous entrevoyions l’aboutissement heureux d’une démarche initiée depuis 1999 que le Rwanda rejette le prescrit de la résolution n° 1565 du 1er octobre 2004 du Conseil de sécurité des Nations Unies, renie les engagements qu’il a pris dans le cadre du récent accord tripartite du 26 octobre 2004 et méconnaît le contenu de la Déclaration de Dar es-Salaam du 19 novembre 2004.
Ce comportement du Rwanda ne peut pas étonner ceux qui ont suivi le processus de règlement de la question des groupes armés dans la région des Grands Lacs et qui ont constaté que, chaque fois que des avancées significatives étaient sur le point d’être réalisées, le Rwanda improvisait des initiatives qui, en définitive, avaient pour résultat, de torpiller le processus. En effet, de quelle logique procède la décision rwandaise de prétendre résorber la menace que représentent les groupes armés en deux semaines avec une armée qui a occupé les provinces de l’Est de notre pays depuis 1998, sans apporter un début de solution à cette question?
Chers Compatriotes,
En réalité, et si aujourd’hui le Rwanda a été contraint d’étaler au grand jour sa mauvaise foi, c’est parce que nous étions sur le point de vider complètement le prétexte des groupes armés dont il s’est toujours servi pour agresser notre pays. Dès le départ, les responsables rwandais ont toujours eu sur la République démocratique du Congo des visées politiques de domination et même d’occupation et des visées économiques d’exploitation et de prédation.
Or, ces objectifs ont été contrariés par la conclusion de l’Accord global qui réunifie les Congolais, leur restitue la prise en charge de leur pays, ouvre la porte aux élections démocratiques et donc la renaissance de notre pays aussi bien sur le plan tant politique, diplomatique qu’économique. Depuis lors, ces responsables se sont employés à entretenir l’insécurité et l’instabilité dans les régions de l’Est de notre pays, en vue de perturber le processus de transition et d’empêcher la tenue des élections prévues pour l’année prochaine. C’est dans ce cadre que s’inscrivent l’émergence des milices et autres factions dissidentes armées et les événements malheureux des mois de mai et juin 2004, à Bukavu, qui ont endeuillé inutilement notre pays.
Chers Compatriotes,
Depuis 1998, notre pays a connu différentes crises qu’il a toujours réussi à surmonter, avec votre concours et grâce à votre attachement à la Nation. L’agression opérée aujourd’hui par le Rwanda contre notre pays est un défi majeur, en ce qu’il touche à ce qui nous est le plus cher et sur lequel nous ne reculerons jamais, à savoir la souveraineté nationale, l’unité et l’intégrité de notre Pays. J’en appelle donc à votre vigilance habituelle, à la cohésion des citoyens face à cette nouvelle menace contre les institutions de la Transition et, au-delà, contre l’existence même de notre Pays. Evitons de tomber dans le piège des ennemis qui espèrent prendre prétexte sur nos divergences relatives à la politique interne pour fissurer le bloc de défense nationaliste.
Serrons-nous les coudes et tenons-nous prêts à relever le défi que nous pose aujourd’hui cette agression. Notre armée est en alerte et ses unités sont en cours de déploiement en vue de renforcer la défense du Territoire à l’Est, de bouter les forces d’agression hors de nos frontières, de faire face aux groupes armés rwandais encore présents sur notre territoire et d’assurer la sécurité des personnes et des biens.
Nous attendons que la Communauté Internationale tire toutes les conséquences de la violation délibérée, par le Rwanda, de la charte des Nations Unies et des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité. Nous rejetons la prétention des Dirigeants rwandais de croire qu’ils peuvent imposer à notre peuple et à notre pays leur volonté d’hégémonie et de domination qui contrarie et perturbe la dynamique de paix, de stabilité et de développement dans la région des Grands Lacs. La justesse de notre cause nous mènera à la victoire finale.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo.
Je vous remercie.
Le Président de la RDC, le Général-Major Joseph Kabila
Le plan secret de la guerre du Kivu
Au fur et à mesure que les jours passent et que les événements se précipitent à l’Est du pays, les prédictions de L’Avenir se confirment de plus en plus. C’est au regard de tout cela que les langues se délient davantage pour faire comprendre à l’opinion le plan caché de cette guerre que nous avons suffisamment annoncé. Pourtant, de nombreuses personnes ont crié à l’affabulation sinon à l’extrémisme. Avec le recul du temps, on se rend compte qu’il s’agit des personnalités impliquées dans ce plan à différents niveaux. A ce jour, nous sommes en mesure de dire ce qui va se passer dans les jours qui viennent.
En effet, notre édition d’hier a attiré l’attention des compatriotes de la diaspora qui n’ont pu retenir leurs larmes face à ce qui se trame contre ce pays. Ce faisant, plusieurs d’appels concordants nous ont livré la substance du plan qui est en marche, informations du reste confirmée par des sources diplomatiques. Etant donné l’échec du premier plan de la proclamation de la République des Grands Lacs, les commanditaires ont revu les calculs. C’est pourquoi, on a laissé pourrir la situation jusqu’à la prise de Bukavu par les Rwandais qui mettent à l’avant-plan Jules Mutebusi et Laurent Nkunda qui sont basés en Rdc. Ce sont ces deux personnalités qui ont reçu mission de faire des revendications irrationnelles. En faisant ainsi monter les enchères, ils placeront le gouvernement dans l’impossibilité de négocier. Cela leur permettra alors d’avoir une raison d’amorcer la deuxième étape du plan qui consiste à proclamer l’autonomie du Nord et du Sud-Kivu. Mais tout cela constitue une vaste diversion car, en définitive, c’est l’annexion de cette partie de la République démocratique du Congo au Rwanda qui est visée en douceur.
Selon nos sources, c’est Paul Kagame qui pilote l’opération en se donnant bonne conscience depuis la tripartite qui a eu lieu aux Etats-Unis. Il y a des signes qui ne trompent pas que c’est le Rwanda qui est au cœur de cette tourmente congolaise. Des témoins ont vu traverser des colonnes de soldats rwandais. N’en déplaise à quiconque prétend le contraire car les faits sont têtus. Et le Rwanda est soutenu dans cette sale besogne par les Travaillistes anglais. Les mêmes sources relèvent que cette clique au sein de laquelle on cite aussi des Sud-africains n’a pas reçu la bénédiction de l’administration Bush. C’est pour cela que les autorités de Londres n’auraient pas été invitées à la tripartite précitée.
Ce sont des informations à prendre très au sérieux et les institutions de la transition devraient prendre le taureau par les cornes. Evidemment, ce sont des institutions suffisamment infiltrées comme viennent de le démontrer les derniers événements où les ministres en charge de la sécurité et de la défense nationales ont été bloqués à Goma en compagnie d’une haute hiérarchie militaire, laissant ainsi les maillons de cette chaîne dite insurrectionnelle les mains libres. Ce sont eux qui communiquent à la seconde tous les secrets d’Etat.
L’heure étant grave, il faudrait que les institutions que sont le Gouvernement et les deux chambres du Parlement prennent la mesure de la chose pour que la population ne se prenne pas en charge. Car, la rue est toujours imprévisible.
L’Avenir
Mieux vaut tard que jamais
Après avoir interdit à la presse nationale de commenter l’agression qui se perpétrait à l’Est de la Rdc, le gouvernement vient enfin de se ressaisir. Le Conseil des ministres vient pour la première de reconnaître, malgré ses diversités, que tout ce qui se passe à l’Est est l’œuvre du Rwanda. Le gouvernement congolais a également affirmé dans son mea culpa d’hier, lu par le vice-ministre de la Presse et information, que la haine ethnique dont parlent le Rcd et ses parrains rwandais, n’est qu’un prétexte pour justifier l’agression que le Rwanda perpétue à l’Est de notre pays depuis 1998.
Si l’on va plus loin, on peut affirmer, sans risque d’être contredit, que le gouvernement a reconnu, dans ses non-dits, que le Rcd n’est en fait qu’une caisse de résonance de Kagame en Rdc, un cheval de Troie que le Rwanda a introduit à Kinshasa afin de préparer à l’annexion du Grand Kivu. Cette volte face du gouvernement arrive malheureusement en retard par rapport à ce que nous disions déjà.
Criez encore à l’affabulation ! Parlez encore de haine ethnique alors que la population de Kivu vient de démontrer spectaculairement aux yeux de la communauté internationale qu’elle n’est pas génocidaire ! Parlez encore des Interhamwe alors que ce sont une fois de plus les Rwandais qui attaquent la Rdc juste pour satisfaire leur visée expansionniste ! Accusez encore d’alarmisme les clairvoyants dont nous même qui dénoncions hier l’imminence d’une troisième guerre à l’Est !
A quelque chose malheur est bon, dit-on. Le Rwanda vient de se dévoiler et les Congolais se sont rendu compte qu’ils étaient floués. Les complices de Kigali ont été mis en garde par la population en colère. Maintenant, c’est la guerre contre le vrai ennemi de la paix au Congo : Kagame. Le Rcd avait tout mis en œuvre pour que la réunification de l’armée soit retardée afin que le moment venu, la proclamation de l’autonomie de Kivu et par dessus bord, la création de la République de Grands Lacs se fasse en toute quiétude.
C’est le moment où jamais pour le gouvernement de mettre de côté ses divisions internes afin de prouver au Rwanda que nous sommes une nation, un peuple qui n’acceptera plus jamais une colonisation, d’où qu’elle vienne.
Il faut aujourd’hui recréer le vrai « Camp de la patrie ». A défaut d’une telle mobilisation, demain, même ceux qui sont au pouvoir ne le seront plus avec un Rwanda qui ne se cache plus, comme hier, derrière le Rcd. Il faudrait aller plus loin que la simple reconnaissance de cette agression.
L’Avenir
Conséquence de la prise de, Bukavu par l'Apr, Emeute à Kinshasa, Kisangani et Bukavu
La situation s’est dégradée rapidement à Bukavu avec la prise de cette ville par les militaires du général Nkunda appuyés par 8.000 soldats venus du Rwanda hier mercredi. A 11 heures, l’Assemblée nationale a reporté sa séance plénière pour une date ultérieure en attendant que les présidents de différentes commissions tiennent leur conférence. 30 minutes après les députés de Bukavu sont en alerte, la plupart d’entre eux s’agitent, téléphone à l’oreille, suivant la dégradation des évènements.
« Un député éteint son téléphone et raconte aux quatre autres de son groupe que d’après le message téléphonique qu’il vient de recevoir, Bukavu est tombé entre les mains des insurgés appuyés par le renfort venu de Goma. Celui qui me parle est dans la Cathédrale. La ville est livrée au pillage, les entrepôts des armes et munitions de la Monuc sont également pillés par les assaillants. La radio privée de l’ancien gouverneur Chirubanya est en train d’émettre en vantant la victoire et le contrôle de la ville par les hommes de Nkunda. Mais la Monuc dit qu’elle contrôle la situation. C’est une mascarade, la Monuc est complice dans la prise de cette ville. Le général Mbuza Mabe ne parle pas. On ne sait pas là où il est, … ». Au demeurant, les étudiants attendent à la porte du Palais du peuple pour exprimer leur mécontentement. Dès ils sont informés, ils changent de stratégies et décident de se rendre à la Monuc pour protester contre la prise de la ville de Bukavu. Ils se fixent rendez-vous à la gare centrale au centre ville.
De la gare centrale, les étudiants des instituts supérieurs et universitaires de Kinshasa déclenchent leur marche ; les « Shegues » et les handicapés s’y mêlent. A 14 heures, les manifestants arrivent au siège de la Monuc sur l’avenue des Aviateurs à côté de l’Ambassade de la Chine, en proférant des menaces contre William Swing. En tout cas, sur les papiers duplicateurs qui leur servent de calicots on peut lire entre autres : Swing et Ruberwa sont des assassins, Monuc complice, non à l’agression de la Rd-Congo, rien ne sera comme auparavant, le peuple congolais s’est réveillé, Swing doit démissionner ».
Abordés par la presse, certains étudiants disent qu’ils sont venus déposer leur mémorandum à la Monuc, dans lequel ils réclament le départ de Swing et le rétablissement de la situation à l’Est. En un clin d’œil, la situation déborde, tous les véhicules de la Monuc parqués ont été saccagés, pare-prise brisé, des pneus dégonflés et des essuie-glace arrachés. La police est déployée sur les lieux. En colère, les étudiants demandent à celle-ci de laisser faire, car à Goma et Bukavu, les Congolais sont tués et la Monuc ne dit rien, on ne peut pas protéger leurs voitures ici. La situation devient pire et de casses, on au passe à l’incendie des véhicules.
Le climat est paralysé et la police anti-émeute, Pir et consorts déplongées en renfort sur les lieux. La situation dégénère encore, certains agents de la Monuc ont trouvé refuge à l’Ambassade de Belgique. Selon les étudiants, ces pressions vont se poursuivre jusqu’à ce que les Nations Unies trouvent une solution définitive à la crise congolaise entretenue à l’Est par les insurgés et le Rwanda. Cependant la police a observé une attitude paisible, aucun coup de feu n’a été tiré en l’air. « Plus jamais les choses ne seront comme avant » scandent les étudiants pour dire que le jeu est déjoué ; les Congolais doivent prendre leur destinée en main pour défendre l’intégrité territoriale.
Les mêmes actes sont signalés à Goma et à Kisangani où les étudiants sont descendus dans la rue pour protester contre la prise de Bukavu et exiger du gouvernement de transition de prendre des mesures qui s’imposent pour rétablir la paix.
A Kinshasa, les étudiants fâchés ont saccagé également le siège social du Rassemblement congolais pour la démocratie (Rcd). Ces derniers reprochent à Azarias Ruberwa, président de ce parti de n’avoir pas discipliné ses troupes pour ne pas troubler l’ordre public au print de comploter contre la République en recourant de nouveau à la rébellion. Mais le Président de la République Joseph Kabila a annoncé à la télévision nationale congolaise que le pays est agressé par les troupes rwandaises de Paul Kagame à partir de l’Est.
L’Avenir
Le Gouvernement instruit le Chef de l’Etat de décréter l’état d’urgence
Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Le gouvernement a demandé au Chef de l’Etat de décréter l’état d’urgence. C’est ce qui est contenu dans le communiqué que nous publions ci-après. Entre temps, le Président de la République a parlé de cette situation mais le message est passé inaperçu dans l’opinion car faiblement médiatisé. Seule la chaîne nationale en a eu l’exclusivité. Prises de court, certaines chaînes privées ont tenté de capter le signal de la chaîne nationale mais c’était peine perdue car le signal était très faible pour les chaînes utilisant une technologie de pointe à l’instar de la RTG@. Dans l’opinion, on regrette que pareille déclaration soit passée inaperçue au moment où l’heure est très grave.
Communiqué du Conseil des ministres
1. Le Conseil des Ministres de la République Démocratique du Congo s’est réuni ce mercredi 02 juin 2004 en session extraordinaire à la Cité de l’Union Africaine sur convocation de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Général Major Joseph KABILA ;
2. L’ordre du jour comportait un seul point à savoir: la situation à Bukavu;
3. Après avoir entendu la Communication du Président de la République sur l’évolution de la situation militaire à Bukavu, le Conseil des Ministres a engagé un débat dont les conclusions sont les suivantes:
3.1 La République Démocratique du Congo, notre pays, fait l’objet depuis le 26 mai 2004 d’une tentative de déstabilisation au Nord et au Sud Kivu, qui a abouti ce jour à l’occupation de Bukavu par l’Armée Patriotique Rwandaise;
3.2 Les problèmes ethniques et plus précisément la protection des Banyamulenge allégués pour l’attaque de Bukavu constituent une manœuvre du Rwanda pour justifier son agression de la République Démocratique du Congo, comme ce fut le cas autrefois.
Le Gouvernement félicite la population Congolaise de n’avoir pas cédé à cette provocation.
En réalité, l’objectif poursuivi est de mettre fin au processus de réunification effective du pays. La simultanéité entre le déclenchement des événements de Bukavu et la prestation de serment par les Gouverneurs et Vice Gouverneurs de province en est une parfaite illustration.
4. Le Gouvernement condamne avec la dernière énergie la violation de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la République Démocratique du Congo par le Rwanda, au mépris des dispositions pertinentes de la Charte de Nations Unies et des résolutions de l’Union Africaine;
5. Le Gouvernement invite le Conseil de Sécurité des Nations Unies à condamner fermement le Rwanda pour cet acte d’agression et exige que le Conseil de Sécurité prenne des mesures appropriées prévues par la Charte des Nations Unies pour y mettre fin
6.. Dans le même ordre d’idées, le Gouvernement met devant ses responsabilités le Conseil de sécurité et de paix de l’Union Africaine et attend de celle-ci qu’elle sanctionne de manière effective la violation de son Acte Constitutif que représente la nouvelle agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda;
7. Le Gouvernement invite tout le peuple Congolais à se mobiliser comme un seul homme du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, pour faire échec aux manœuvres diaboliques tendant à déstabiliser le pays; pour sauver le processus de Transition en cours, en évitant tout débordement;
8. Conformément à l’article 74 de la Constitution, le Gouvernement demande au Président de la République, compte tenu de l’extrême gravité de la situation, de prendre, toutes affaires cessantes, des mesures prévues par les articles 135 et 136 de la Constitution en vue de décréter l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national;
9. Pour faire face à la situation et pour préserver le processus de transition, le Gouvernement a mis en place trois Cellules de crise chargées respectivement:
1. des questions militaires et sécuritaires ;
2. de la diplomatie et de la communication;
3. des finances et de la logistique.
Fait à Kinshasa, le 2 Juin 2004.
Le Vice-ministre de la Presse et Information
Simon Tshitenge
Déclaration de l’Opposition politique suite à la situation de Bukavu
Depuis quelques jours, la province du Sud Kivu, en général, et la ville de Bukavu, en particulier, sont la proie d’affrontements militaires entre, d’une part, les troupes régulières des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et, d’autre part, une faction rebelle de ces mêmes Forces Armées. Ces affrontements ont déjà causé la perte de plusieurs vies humaines et provoquées d’énormes dégâts matériels. La Composante Opposition Politique est frappée par la coïncidence entre ces évènements tragiques et la récente mise en place dans la territoriale. Elle se demande si la contestation provoquée par la désignation on ne peut plus cavalière d’un Gouverneur peu connu et non rassurant au Sud Kivu, n’aurait pas servi aussi de détonateur à une telle conflagration militaire.
Quoiqu’il en soit, la Composante Opposition Politique condamne avec véhémence ces actes de violence que rien de censé ne peut justifier. Au moment où la population congolaise reprend l’espoir d’une vie paisible et où les institutions de la transition ainsi que la Communauté internationale s’attèlent à consolider le processus de paix et de la réconciliation nationale issu du Dialogue inter congolais, elle ne peut admettre qu’une guerre aussi absurde qu’inutile vienne une fois de plus endeuiller le Peuple congolais.
C’est pourquoi, la Composante. Opposition politique demande avec insistance à la Communauté internationale d’établir, par la Monuc, les responsabilités de cette énième guerre et de prendre des sanctions exemplaires contre ses auteurs. Par ailleurs, l’Opposition Politique stigmatise la duplicité des Gouvernements congolais et rwandais dans la gestion de la question des Interhamwe et des ex-Far que chacun instrumentalise, tantôt comme un épouvantail, tantôt comme un alibi, pour bloquer le processus de transition en cours et entraver l’organisation des élections libres, pluralistes et transparentes.
Elle fustige l’irresponsabilité et l’incapacité du Gouvernement de transition de rétablir l’autorité de l’Etat congolais sur l’ensemble du territoire national et de doter le pays d’une armée nationale, restructurée, intégrée, puissante et dissuasive. Face à la gravité de la situation et aux faiblesses du Gouvernement de transition, la Composante Opposition Politique :
1. Demande à la Communauté internationale représentée par le Comité International d’Accompagnement de la Transition, Ciat, d’accorder une priorité absolue et toute l’urgence requise a la mise en œuvre programme Ddrrr afin de débarrasser définitivement la .Rd-Congo des milices Interhamwe et des ex-Far dont elle, n’a nullement besoin;
2. Demande à l’Onu et à l’Union Africaine de condamner les incursions des troupes rwandaises en territoire congolais ainsi que le soutien que le Gouvernement du Rwanda apporte aux mutins de Forces Armées de la Rdc en violation flagrante du droit international;
3. Exige du Gouvernement de transition et des ex belligérants de libérer la mise en place d’une armée nationale, restructurée et intégrée conformément à l’Accord global et inclusif sur la transition en Rd-Congo et aux Résolutions pertinentes du Dialogue Inter congolais;
4. Demande à l’Assemblée Nationale d’user de tous les pouvoirs de contrôle lui reconnus par la Constitution pour contraindre le Gouvernement à exécuter les Résolutions du Dialogue inter congolais et les dispositions de l’Accord global et inclusif notamment en ce qui concerne la réconciliation nationale, l’armée, la police et les services de sécurité de manière à assurer la réunification du pays, le rétablissement de l’autorité de l’Etat et la défense de l’intégrité du territoire national;
5. Appelle les Congolais à plus de vigilance et de solidarité pour sauver la Nation en danger d’éclatement et faire échec à toute entreprise et complicité internes ou externes visant à saboter la transition ainsi que le processus électoral.
Fait à Kinshasa, le 31 mai
02 juin 2004 : Le Porte-parole de la Monuc affirme n’avoir pas enregistré un quelconque cas d’extermination de la population banyamulenge, sauf prétexte de Mutebusi
La Monuc, par son Porte-parole Hamadoun Touré, affirme n’avoir enregistré aucun cas d’exaction sur une quelconque communauté. A part la liste de 14 personnes envoyées par Mutebusi qui, semble-t-il, ont été tuées et que la Monuc s’attelle à enquêter. Il précise qu’il s’agissait des militaires qui ont été victimes lors de cet incident et que cela aurait été peut-être un prétexte qu’aurait utilisé Mutebusi pour faire son jugement. Il a ajouté que pour parler du génocide il faut que certains éléments soient réunis ou quelques conditions remplies; bref, pour l’instant, rien ne le prouve.
Guerre d'agression ou declaration de cessession au Nord-Kivu(RDC)?
Au moment ou ailleurs comme a la MONUC -Goma on qualifie d'allegtions la presence confirmee des militaires rwandais en RDC;
Au moment ou le senat congolais s'etait reuni le vendredi et a sorti une declaration comdamnant la enieme agression rwandaise et ou il avait ete exige la publication de cette declaration qui curieusement n'est apparue dans aucun media (presse ecrite et parlee) de la capitale;
Le moment ou la guerre fait rage a Walikale,Masisi,Rutshuru et les observateurs qui relevent l’indécision du Conseil de sécurité alors que le Ciat a déjà parlé « d’une agression extérieure » contre la Rdc;
Le temps ou l'UA demande a appelé vendredi le Rwanda et la République Démocratique du Congo « à la retenue » et à « résoudre pacifiquement leurs différends »;
Une reunion vient d'etre tenue aujourd'hui 06.12.04 dans la matinee a Goma (Chef-lieu du Nord-Kivu) a l'Hotel IHUSI (domaine appartenant a un sujet rwandais et qui a toujours servi de cadre pour des reunions destabilisatrices de la RDC,ex :La reunion tenue par les rwanophones le 16.juin 2004 pour lancer la chasse aux ressortissants du Sud-Kivu).
Les decisions prises pendant la reunion nous laisse comprendre une declaration de la cessession du Nord-Kivu.
Les participants ont declare ne plus dependre de Kinshasa et ont demande a Kinshasa de ne pas oser deployer les militaires au Nord-kivu pour toute intervention,dans le cas contraire,tout militaire qui viendrait de kinshasa sera considere comme "interahamwe" et par consequent ennemi des eleemnts militaires presents au Nord-kivu.
On se rappelera que c'est la meme procedure qu'avait suivi le RCD le 02.Aout 1998 lorsque le Rwanda avait commence sa guerre contre la RDC par le pont des traitres congolais qui avaient transforme plus tard leur mouvement d'agression en rebellion bidon. On n'oublie pas qu'un certain ILUNGA avait declare a cette epoque aux radio locales que les garnison de Goma et Bukavu ne dependaient plus de Kinshasa.Et apres,ca ,la suite a ete vecue et connue de tous jusque maintenant. Cette declaration vient de concretiser ou rendre reelle la enieme guerre menee par le rwanda contre la RDC et qualifiee de"Operation RECTIFICATION"pour l'annexion de la partie Est de la RDC.
Etaient presents a la reunion:
1.General BORA:militaire condamne par coutimance dans l'affaire Assassinat du President Mzee Laurent KABILA et qui benefice de la converture de son mouvement(RCD-Goma).
2. Mr SERUFULI Eugene:gouverneur du Nord-kivu et a qui appartient la milice sur-armee du Nord-Kivu dite local defense.
3. Mr Xavier CIRIMANYA:Ex-gouverneur du Sud-kivu et condamne par coutimence aussi dans le dossier assassinat de Mzee Laurent Kabila.Sa presence dans cette reunione suprendra personne car il a toujours ete du cote de NKUNDA et il ya quelques jours ou il venait de lancer un message sur interet avec comme sujet:Une reflexion sur une nouvelle alternative en RD-Congo après un constat d'échec de la Transition.
C'est a son domicile aussi qu'avait ete decouvert des munitions a Bukavu.Histoire qui avait risque gros au brave general NABIOLWA a l'epoque commandant de la 10 eme region militaire.
4.Cdt CLAUDE:sujet rwandais qui a dirige la reunion et commandant du groupe AGIT: Anti-Genocid Team.
NB:Il est a signaler que toutes ces personnalites sont membres influents du RCD-Goma(mouvement politico-militaire present dans les institutions de la Transition de la RDCongo).
Ces personnes forment le tenor du goupe terroriste qui vient de naitre dans la region des grands lacs sous la benediction de Kagame.
Tout en condamnant la presidence du senat de n'avoir pas publie la declaration faite en Assemblee generale pour des rasions qui sont siennes, Tout en comprennant que le terrain est mine a tout le niveau pour la destabilisation et la partition de la RDC,il est a reconnaitre qu'il existe des congolais animes de l'esprit patriotique.Au courant de la meme journee d'aujourd'hui,les militaires de ce groupe des terroristes ont tente de desarmer les militaires du General MUFU (Cdt-adjoint de la 8 eme region militaire du Nord-Kivu et issu de la composante Ex-gouvernement).Heureusement que ces patriotes ont reste et soumis les ennemis a l'echec.
De part l'evolution de la situation sur terrain a l'Est de la RDC,qu'on le veule ou pas,tout le monde doit comprendre que l'etat est tres grave car la population congolaise dit en avoir assez avec l'orgeuil de Kagame(marche des femmes a Bukavu,manifestation des etudiants a Kisangani,celle de la population auRond Point carrefour a Kadutu-Bukavu,...),certes que les consequences de cette attaque toleree par la communaute internationale va coute que coute embraser toute la region.
Face a cet etat des choses,nous recommandons:
1.Au gouvernement congolais :
-d'etre uni qu'a jamais et envoye plus des militaires que possible a l'Est pour faire face a cette geurre qui n'a autre objectif que le massacre de la population,le pillage et l'annexion de la partie Est.
-de motiver les militaires et mettre a leur disposition tout ce qu'il faut pouvant leur permettre de faire face a ces assassins terroristes.
-d'agir le plus tot que possible et ne pas attendre ni la permission des Nations Unies ni de l'UA car chaque pays a le droit le plus legitime de se defendre quand il est menace ou attaque.Ce qui est le cas aujourd'hui.
-de faire une bonne selection entre le bon et mauvais grain(evieter une confience aveugle aux ressortissants du RCD-Goma).
-de decreter un Etat d'urgence en exigeant au RCd-Goma plus de clarte face a cette situation.
2.A la population congolaise
-de tenir bon malgre tout et collaborer avec les militaires congolais pour denoncer tout ennemi ou tout collaborateur de l'ennemi.
-de resister jusqu'a sa derniere energie jusqu'a la defaite de l'ennemi.
3. Aux militaires congolais
-de faire montre de plus d'engagement et de patriotisme
-de servir efficacement sous le drapeau en ramenant la guerre de la ou elle est venue.Cela dissuadera le rwandais qu'il n'est pas invincible et prouver a Kagame qu'il n'a pas l'armee la plus forte de l'Afrique.
4.A la communaute internationale et bailleurs de fonds du Rwanda:
-de tenir compte des recomandations de Human Rights Watch,du Reseau Europeen pour l'Aide a l'Afrique Centrale qui qui disent non a la 3 eme guerre exigent la suspension de toute aide au Rwanda et lui impposer d'autres sanctions contraignantes.
-d'exiger hinc et nunc au Rwanda de retir ses militaires de la RDC.
-d'accelerer tout mecanisme devant mettre fin a ce terrorisme nuisible au monde entier.
-de faciliter la creation du tribunal international sur la Rdc capable de juger tous ces criminels congolais et etrangers.
-d'imposer un ambargo des armes contre le Rwanda et tous les mouvements rebelles affilies.
-donner a la MONUC un mandat plus clair et efficace devant aider le gouvernement congolais a proteger son territoire et sa population contre toute attaque et violation.
Contrairement a ca,cette communaute sera tenue responsable de toute degeneration de la situation car une fois passe,deux fois lasse et trois fois casse.
Que vive le peuple congolais,
Que vive la RD dans toute son integralite.
Marcellin MUSEMAKWELI.
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