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Au service de Katebe Katoto pour une attaque contre Kinshasa, James Kabarehe à Brazzaville
*On sait maintenant que le financier de l’opération « Pentecôte », c’est Katebe Katoto et le Rcd *Selon le nouveau plan mis en place par cet ancien mouvement politico-militaire ( ?), une nouvelle attaque pourrait avoir lieu jeudi prochain * A Bukavu et Goma, Katebe Katoto recrute moyennant 100 dollars Us. *A Kinshasa, une certaine Fifi est à la tête d’une bande de femmes pour recruter les gens par séduction et éliminer par poison.
Les événements qui ont endeuillé Kinshasa dans la nuit de samedi à dimanche derniers, on en parle encore. Pendant que Kinshasa, selon les officiels du Congo Brazza, a été le premier à faire un geste de bonne volonté en direction du Congo Brazzaville, les nouvelles qui nous parviennent démontrent qu’on est loin d’un dégel total et sincère. Kinshasa n’a peut-être pas encore compris qu’en politique et en Afrique on tue avec le sourire. Les Congolais de la Rdc qui se posent encore des questions sur la bonne foi de Brazzaville apprennent que le chef d’Etat major rwandais, James Kabarehe que les Kinois connaissent très bien, est attendu à Brazzaville. Notre source estime même que l’âme de la guerre d’agression que la Rdc a subie pendant cinq ans serait arrivé hier vendredi à Brazzaville en provenance de Goma où il a tenu deux à trois réunions avec le noyau dur du Rcd dirigé par Katebe Katoto et Kin Kiey Mulumba (le directeur de campagne de Paul Kagame).
Au cours de ces réunions, il était question des préparatifs de la nouvelle guerre. Katebe Katoto a sorti ses griffes après l’échec de l’opération pentecôte. La même source indique qu’une nouvelle attaque contre Kinshasa pourrait avoir lieu avant la fin de la semaine prochaine. La journée de jeudi a été particulièrement citée. C’est donc en prévision de cette attaque que James Kabarehe séjournerait à Brazzaville où il pourra rester jusqu’à dimanche.
Dans le cadre de la même opération, une délégation a quitté Bukavu pour Kinshasa sous l’étiquette d’un organisme international dénommé Ocha. Toutes les personnes qui composent cette délégation, seraient selon nos sources, chargées d’une mission auprès de Moïse Nyarugabo, cerveau moteur du complot. Sur place à Kinshasa, une bande de femmes parmi lesquelles une certaine Fifi non autrement identifiée se charge de recruter les Kinois et en éliminer ceux qu’on juge dangereux et difficilement manipulables.
La même opération de recrutement, selon nos sources se fait à l’Est, à Goma et à Bukavu.
Une somme de 100 dollars est payée à ceux des Congolais qui acceptent le projet de Katebe Katoto de déstabiliser le Congo. Le poissonnier, selon certaines indiscrétions, voudrait faire mieux que la deuxième guerre. Ainsi, pense-t-il mettre à genou les Maï-Maï en utilisant tous les moyens notamment les armes chimiques. Question de semer la terreur pour dissuader la population, refuge des éléments Maï-Maï.
Katebe Katoto, financier de l’opération « Pentecôte »
Un coin de voile est levé sur les attaques que les Kinois ont déplorées contre des objectifs militaires dans la capitale. On sait désormais que le financier du coup d’Etat manqué du week-end dernier, c’est Katebe Katoto. On l’avait un peu oublié. Et, le poissonnier du Katanga n’a jamais fait mystère sur ses ambitions de devenir chef de l’Etat. Et pour ce faire, il n’a jamais lésiné sur les moyens.
C’est pendant que le Dialogue inter congolais se recherchait que Katebe Katoto est sorti de sa réserve mettant en avant-plan ses millions.
Alors qu’il fallait appartenir à une composante pour conquérir un poste quel qu’il soit, Katebe s’est déclaré candidat à la présidence de la République. Il se jettera la tête en avant dans ce combat jusqu’au moment où il a compris qu’il n’avait aucune chance de se positionner à la tête de l’Etat. A moins d’adhérer à une composante. C’est ce qu’il fera, en adhérant au Rcd où il est directement copté vice-président.
C’était un peu tard, mais juste au moment où se faisait encore le partage du pouvoir par des composantes.
Le Rcd désigne Ruberwa au poste de vice-président de la République. Illusions perdues pour le richissime katangais. Il est obligé de gérer le mouvement politique qui, entre temps, s’est mué en parti politique ( ?). Il refuse de rejoindre la direction du parti à Kinshasa. Sa présence à Goma était un langage. Le Rcd n’a jamais adhéré au processus de transition. Katebe a signé un autre contrat avec Kagame pour reconquérir le pouvoir en Rdc. James Kabarehe est encore en service. Sa présence à Brazzaville se justifie. Encore une fois, Katebe ne lésine pas sur les moyens. Ce qui compte pour lui, c’est oser. Il a donc tout fait pour exploiter le mécontentement de l'ancienne garde de Mobutu. A coup d'argent, d'armes et munitions, il les a jeté à Kinshasa pour semer la mort et conquérir le pouvoir.
Kinshasa-Brazzaville, la méfiance vaut mieux que la confiance aveugle
L’opinion est loin de comprendre la souplesse officielle. Il est vrai qu’il faille attendre les résultats de l’enquête avant de se prononcer. Mais de là à offrir des embrassades là où on attendait des condamnations, il y a de quoi ne plus rien comprendre. Car, avant l’enquête, la prudence aurait conseillé un statu quo. S’il faut refaire confiance à Brazzaville, c’est après l’enquête. Avant cela on devrait s’interdire le jugement par l’absurde.
Si nos sources sont confirmées, personne ne comprendrait que Brazzaville joue à la dangereuse coquette qui montre son anneau à celui-ci, fait un clin d’œil à celui là et sourit à tel autre. La politique de bon voisinage, c’est le propre des Congolais, mais cela ne doit pas continuer au risque d’hypothéquer la sécurité. Ceux qui utilisent Brazzaville ne sont pas des enfants de choeur. Il est étonnant qu’à Kinshasa on n’ait pas encore compris la nature du régime de Brazzaville.
Tout ce qui reste au chef de l’Etat, c’est de comprendre que la politique du gouvernement dans la gestion du conflit actuel – parce qu’il y a effectivement conflit – n’est pas en sa faveur. Si ses pairs du gouvernement refusent jusqu’aujourd’hui à réunifier le pays, on ne sait pas pourquoi ils condamneraient un putsch qui leur offrirait la tête de Joseph Kabila sur un plateau en or. Contre la fumée, le seul remède, c’est de fuir. Si toutes ces informations sont confirmées, Brazzaville c’est pire que de la simple fumée.
L’Avenir
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