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Des troupes rwandaises signalées à Rutshuru dans la province du Nord–Kivu.
Il est fait état d’une concentration des troupes rwandaises en territoire de Rutshuru. Des manœuvres des troupes en provenance du Rwanda via la localité de Ndamugenga ont été observées le 7 mars dernier. Les militaires rwandais ont, ensuite travaillé avec leurs complices et brûlé plus de 50 maisons dans la cité de Kiwanja tandis que les pillages ont été signalés à Kikuku et Kibirizi
Entre temps, Arthur Z’Ahidi Ngoma rencontre Paul Kagame à Cyangungu au Rwanda. Une rencontre qui suscite des interrogations. Au menu, le soutien de la candidature du Vice-Président en charge des questions socio - culturelles à la prochaine élection présidentielle
L'Avenir/Congo Matin
Kinshasa , 26.03.2005 | Politics
Le régime de Kigali a toujours nié être impliqué dans la guerre qui a sévi à l’Est de la République Démocratique du Congo depuis bientôt cinq ans, arguant qu’il n’a rien à voir dans une affaire qui ne concerne que les Congolais. Mais, à chaque fois qu’il est pris la main dans le sac ses hommes armés repérés sur le territoire Congolais, le pouvoir de Kigali, à l’instar de tout voleur professionnel pris en flagrant délit, ne manque pas de prétextes pour tenter de se disculper. C’est, a-t-il de tout temps explique, soit qu’il poursuit les soldats Congolais qui auraient violé ses frontières, soit qu’il tient à prévenir l’insécurité que représenteraient pour le Rwanda, les ex-Far et les Interahamwe exiles au Congo.
Ce dernier prétexte est devenu le fonds de commerce du Rwanda pour obtenir l’allégeance de la communauté internationale à ses interventions à l’Est de la RD-Congo.
Malheureusement pour Kigali, cette explication a été battue en brèche depuis que plusieurs étude ont démontré, de la part de Kagame, le manque de la moindre volonté d’épuiser la question de ses compatriotes vivant en exil.
A plusieurs reprises, il s’est oppose à leur retour au Rwanda, et pendant les cinq années qu’il a administré le Kivu, sous couvert de ses exécutants du Rcd, il n’a songé un seul instant à ce rapatriement ; choses dont il accuse curieusement aujourd’hui le gouvernement Congolais.
Aujourd’hui, il n’est plus un secret pour personne que le régime de Kigali pactise avec ceux qu’il appelle les génocidaires. En effet, selon plusieurs sources, ce sont les Interahamwe et les éléments des ex-Forces armées rwandaises qui creusent des minerais Congolais pour leurs frères tutsi au pouvoir à Kigali. Ils reçoivent des armes et munitions pour s’opposer à toute tentative de rapatriement force. Une stratégie pour pérenniser la présence rwandaise en RD-Congo.
La montée actuelle de tension
C’est chose connue que le régime de Kigali s’est installé dans une certaine aisance matérielle grâce au pillage des richesses du Congo. Il voit d’un mauvais oeil l’arrivée et la concentration des troupes fidèles au gouvernement Congolais, troupes issues du brassage, venues de Kinshasa, Gemena et Beni et mêlées aux Maï-Maï.
Le Nord-Kivu et Sud-Kivu ont constitué le poumon économique du Rwanda. Ayant perdu le Sud-Kivu, Paul Kagame ne peut se faire à l’idée de perdre le Nord-Kivu. Il s’activerait même, avec la complicité de ses hommes de paille installés à Goma, Bukavu ou Kinshasa, à récupérer les localités de Walikale et de Mubi, riches en mines d’or, de coltan et de cassitérite. Pour cette raison, le régime de Kigali et ses sbires sont détermines à créer le désordre à l’Est de la RD-Congo. Cela est corroboré par plusieurs faits Observes actuellement dans cette région.
En effet, dans un rapport de trois pages ; adressé aux autorités locales et aux organisations des droits de l’homme, le Groupe d’intérêt et de défense de développement du Nord-Kivu (Giddnki), démontre que les fauteurs de troubles sont toujours en action dans la province du Nord
Kivu, visant à dépouiller la population de ses droits les plus élémentaires.
Il épingle plusieurs faits troublants, entre autres des tentatives de meurtre ou d’enlèvement, notamment celle du chef coutumier des Bashali, M.. Nyanguba, qui a échappé à un assassinat le 6 mars 2005 à Kitshanga dans le Masisi. Il fait également état du vol de bétail ainsi que des infiltrations des éléments de l’armée rwandaise déguisés en civils, à Goma, à Kirolirwe et à Kiabati, avec comme objectif avoué de déstabiliser le centre de brassage de Mushaki. D’autres concentrations militaires sont signalées en territoire de Rutshuru. Des manœuvres des troupes en provenance du Rwanda via la localité de Ndamugenga ont été observées le 7 mars dernier. Les militaires rwandais ont, par la suite travaillé avec leurs complices hutu et tutsi, et brûlé plus de 50 maisons dans la cité de Kiwanja. Des scènes de pillage se sont produites à Kikuku, à Kibirizi.
Ce sont là autant de faits qui font craindre la reprise généralisée des hostilités dans la région. (FP)
L’Avenir
Mariage Paul Kagame Arthur Z’Ahidi Ngoma à Cyangungu au Rwanda
Une rencontre qui suscite des interrogations. Au menu, le soutien de la candidature du Vice-Président en charge des questions socio - culturelles à la prochaine élection présidentielle
Kinshasa , 26.03.2005 | Politics
Le Vice-président de la République en charge de la commission soci-culturelle, Z’Ahidi Arthur Ngoma a foulé le sol de Bukavu, dans la province du Sud-Kivu, dans le cadre de l’installation de la Barza intercommunautaire au Sud-Kivu. C’est une visite qui n’a pas manqué de provoquer la colère de la population de cette province. Dans sa valise le Vice-Président n’a rapporté aucun message de réconfort, nous a informé un correspondant de Bukavu. Pas une annonce de paie des fonctionnaires, pas de consolation ni de compassion pour les victimes des affres de la guerre.
Pendant que la population du Sud-Kivu remue ses plaies provoquées par la présence d’Arthur Z’Ahidi NGOMA à Bukavu dont le prétexte demeurait « l’installation de la Barza Inter-Communautaire au sud-Kivu », poursuit notre source, le vice-président n’a pas hésité de se rendre à Ciangungu au Rwanda pour y rencontrer le Président Paul Kagame. L’opinion se souviendra en effet que c’est Zahidi Ngoma qui a fait accréditer auprès de la communauté internationale la thèse de la guerre civile à l’Est de la RDC, soulevée par des congolais rebelles, dont lui même, mécontents du régime de Mzée Laurent Désiré Kabila, en place. C’est avec Zahidi Ngoma en tête que l’on a enregistré les massacres de Makobola, de Kasika, de Katogota et l’enterrement des femmes vivantes à Mwenga.
D’où, de nombreuses questions sur ce déplacement. D’aucuns estiment que Zahidi Ngoma continue à se remémorer ses actions et ses ambitions au sein du RCD/Goma, ce qui l’a amené à traverser la frontière congolaise de Ruzizi la nuit même de son arrivé le vendredi 18/03/2005 à 22h’(heure de Cyangungu) pour rencontrer le maître à pensées et à stratégies , le rwandais Paul KAGAME.
Arthur Z’Ahidi Ngoma a été accompagné dans sa mission par M. Augustin BULAIMU WITE NKATE MYANDA, Gouverneur du Sud-Kivu. Selon les proches de Arthur Z’AHIDI NGOMA qui n’ont pas digéré cette mission à Cyangugu, l’entretien de deux personnalité, a tourné autours du renforcement des relations entre lui et Paul KAGAME. Le soutien de sa candidature aux prochaine présidentielles et la neutralisation du Président Joseph KABILA KABANGE.
Manifestations à Bukavu contre Z’Ahidi Ngoma et les barza communautaires
Bukavu, chef-lieu du Nord Kivu. a été le théâtre de manifestations publiques, mercredi dernier. La population, parmi laquelle de nombreux élèves, réagissait contre l’organisation des barza communautaires. Une importante délégation gouvernementale, composée de près de dix ministres, séjourne depuis une semaine à Bukavu, conduite par le vice-Président de la République chargé des questions sociales et culturelles, Arthur Z’Ahidi Ngoma, initiateur du projet.
Les habitant de Bukavu estime que cette démarche est sans objet d’une part en raison de l’absence de la ville des principaux leaders des groupes sociaux, surtout du côté des populations rwandophones, et, d’autre part parce que, à leur sens, il n’y a pas de problème de cohabitation, mais un refus d’intégration de certaines communautés voulant s’imposer sur d’autres.
La mission de Z’Ahidi est intervenue également alors que la province connaît des problèmes au son sommet à cause des difficultés de cohabitation entre le gouverneur de Province, Bulayimu Wite Nkate et ses deux adjoints. Arrivé à la tête de la province grâce à Z’Ahidi Ngoma, son parrain politique, Bulayimu est, accusé de graves malversations financières et de spoliation du patrimoine foncier et immobilier de l’Etat.
Deux écoliers ont été blesses et quatre personnes arrêtées lors de la marche contre les barza communautaires. “Trois enseignants out été arrêtés et conduits vers une destination jusque là inconnue et deux élèves ont été blessés un cours de cette marche. pourtant pacifique mais réprimée violemment par la police” a déclaré à la presse Pierre Kabeza, porte-parole des enseignants de Bukavu. Les éléments de l’armée et de la police ont également arrêté le coordinateur des écoles catholiques, Jean-Baptiste Murengezi
Une centaine d’élèves des écoles conventionnées catholiques et leurs enseignants sont descendus dans la rue pour protester contre l’installation samedi par Z’Ahidi Ngoma d’un cadre de concertation visant le règlement pacifique des conflits intercommunautaires la fameuse barza communautaire. Les manifestants ont tenté de converger vers la résidence de Z’Ahidi, scandant des slogans hostiles. Mais ils on été détournés puis dispersés par a police.
Les enseignants de la ville ont, cependant, adressé un mémorandum au vice-Président pour exiger “le paiement de salaires des enseignants et le versement de la solde des militaires”, tout en reprochant à ZAhidi. Ngoma d’utiliser les fonds de l’Etat dans des projets bidons”.
Le vice-Président chargé de la commission socioculturelle est aussi récusé par les intellectuels et autres élites de la province qui estiment que l’initiative qu’il conduit à Bukavu relève de la compétence de la commission vérité et réconciliation ou de la colonne politique, défense et sécuritaire du gouvernement que dirige Ruberwa et dont l’absence est observée comme un mépris.
Une tension s’est installée dans la province du Sud-Kivu depuis juin 2004, à la suite de l’occupation, pendant une semaine, de la ville par des soldats insurgés de l’ex-ANC du Rcd-Goma alliés au Rwanda. La situation a exacerbé les conflits, jusque-là latents, entre communautés banyamulenge (Tutsi congolais) et bashi (ethnie majoritaire du Sud-Kivu).
Congo-Matin
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