|
Joseph Kabila dit non au duo De Gucht-Ruberwa à propos de l’Accord politique post-transion
J. Kabila a tenu le crachoir en ces termes: « Tous ceux qui se précipitent avec des analyses
comme celle d’un gouvernement d’union nationale après les élections, devraient tout de même savoir
que, pour la première fois pratiquement depuis 1960, le peuple congolais va s’exprimer à travers
les élections. Et ce n’est pas monsieur X, Y ou Z qui va venir dire au peuple congolais:
« Certes, vous vous êtes exprimés, mais, moi, je crois bien que ceci ou cela est bon pour vous ».
« Tout le monde sera obligé de respecter la volonté du peuple ».
Digitalcongo.net/MMC
Février 2005 | Politics
Dans sa livraison, le Palmarès, avait lâché l’un délices scoops sous le titre: « Tractations sur le gouvernement post-électoral; les Banyamulenge d’accord avec De Gucht: ils exigent un Accord politique! ».
Dans cet article, nous avions écrit que bien avant de fouler le sol congolais lors de son dernier séjour heurté, le bouillant ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, avait lancé une petite bombe dans les colonnes du journal Le Soir.
En effet, dans les colonnes de ce quotidien beige, De Gucht avait préconisé la constitution d’un gouvernement de large union nationale après les élections. Au sein de ce gouvernement, il faudra inclure même les perdants. L’objectif poursuivi d’après De Gucht, est d’empêcher les belligérants qui seront défaits aux élections, de reprendre les armes. Et De Gucht de préciser sa pensée : « Pour ma part, le meilleur système est inclusif. Il faut que les Congolais soient conscients que des élections ne s’analysent pas en termes de perdants et de gagnants. Je doute d’ailleurs même si les sondages pourraient inciter à penser le contraire, que ces élections désigneront un vainqueur à la majorité absolue ».
Les Banyamulenge exigent un Accord Politique
Face au caractère vague des propos de De Gucht sur l’après élection en Rdc, nos fins limiers se sont employés à sonder les milieux belges et même américains, britanniques et français. L’objectif, pour nous, est d’avoir une plus grande lisibilité de ce que préparent les Occidentaux sur cette question cruciale.
Bien nous en a pris! En effet, d’après nos services extérieurs, nombreux déplacements effectués par le vice-Président Ruberwa, ont eu comme ultime objectif, de convaincre nos partenaires occidentaux sur le bien fondé de la signature d’un Accord politique qui devra influer sur la composition du gouvernement poste électoral.
Pour les tenants de cette these qui sont, outre De Gucht, A. Ruberwa et ses frères, il faut ouvrir le prochain Exécutif même aux belligérants qui auront été défaits afin que ces derniers, sous l’effet de la frustration, ne reprennent les armes. En fait, les Banyamulenge partent du principe selon lequel les minoritaires qu’ils sont et qu’ils seront dans cette vaste Rdc, n’ont aucune chance de remporter les élections. Or, s’ils sont faibles démographiquement, ils sont forts par leur puissance de feu. D’où, il faut leur faire la part belle, en obtenant pour eux, des portefeuilles ministériels négociés au sein du gouvernement post-électoral. Et à ce sujet, l’histoire récente renseigne que le sage Nelson Mandela avait confié l’important poste de ministre de l’Intérieur à Buthelezi pour contenter les Inkhatas, lors de la constitution du tout premier gouvernement post-apartheid. Ceci explique-t-il cela?
Ruberwa dit « oui »...
Grand bénéficiaire de l’Accord politique propose et fin négociateur dont on connaît la vivacité d’esprit, A. Ruberwa n’a pas tardé à souscrire à la these émise par De Gucht. En effet, répondant aux questions d’une chaîne de télé de la place, l’actuel président du Rcd, a émis un « oui » aussi clair que les cloches pascales au sujet du fameux Accord politique. Mais, qu’en pensent les autres politiciens congolais?
J. Kabila dit non
En tant que numéro 1 du pays; J.Kabila ne pouvait pas se taire face à une question qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Ainsi, répondant à une question de la presse à ce sujet, J. Kabila a tenu le crachoir en ces termes: « Tous ceux qui se précipitent avec des analyses comme celle d’un gouvernement d’union nationale après les élections, devraient tout de même savoir que, pour la première fois pratiquement depuis 1960, le peuple congolais va s’exprimer à travers les élections. Et ce n’est pas monsieur X, Y ou Z qui va venir dire au peuple congolais: « Certes, vous vous êtes exprimés, mais, moi, je crois bien que ceci ou cela est bon pour vous ». « Tout le monde sera obligé de respecter la volonté du peuple ».
Voilà donc un point de vue qui est clairement exprimé et qui se situe aux antipodes de celui que défend, becs et ongles, le tandem De Gucht-Ruberwa. Des lors, le pire est à craindre. Car, l’une des bévues de cette transition, étant qu’on a laissé les belligérants garder leurs armes jusqu’à ce jour, il y a tout lieu de craindre que ces derniers fassent couler le sang parce que leur revendication n’a été prise en compte.
Wallons et Flamands transposent leur conflit ethnique en RDCongo
Joseph Kabila serait-il la pomme de discorde entre Wallons et Flamands?, s’interroge-t-on à Kinshasa. Les parlementaires francophones de Belgique qui ont séjourne à Kinshasa et à Lubumbashi, ont, partout où ils ont été reçus exprimé leur indignation face au comportement de leur ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, qui n’arrête pas de tirer à boulet rouge sur les dirigeants congolais.
Nous sommes tous conscients que la RDC connaît d’énormes difficultés socio-économiques. Mais nous n’avons pas à nous octroyer le rôle de censeur. Il nous appartient pas de fixer le timing électoral, a affirmé le chef de la délégation de la mission, Jean-Luc Crucké, au cours d’un point au Centre Wallonie-Bruxelles. Crucké a dénié à De Gucht le pouvoir de dire aux dirigeants d’un pays souverain ce qu’il pense d’eux ou de leur pays en des termes peu respectueux.
Après avoir pris langue avec Mgr Pierre Marini Bodho, président du Sénat, Olivier Kamitatu Etsu de l’Assemblée nationale, les parlementaires belges ont réaffirmé la « ferme volonté » des congolais d’aller aux élections. les parlementaires wallons ont visité quelques projets finances par leur région dans les domaines de la santé et de que nous avons vu, vu au delà du cliché qu’on nous a toujours présenté », a conclu le chef de la délégation.
Washington ne voudrait plus entendre parler du schéma « 1+4 » en vigueur en Rdc
Karel De Gucht, avocat des Banyamulenge ?
Il y a quelques jours, le ministre belge des Affaires étrangères a étonné l’opinion en suggérant, au lendemain des élections en Rdc, la création d’un Gouvernement d’union nationale à la place de celui qui devrait sortir des urnes
Kinshasa , 03.03.2005 | Politics
Entre la Belgique et l’ex-Zaïre redevenue République démocratique du Congo par la volonté de Laurent-Désiré Kabila, le climat des relations bilatérales s’étaient terriblement refroidis à la suite de l’expédition punitive lancée contre les étudiants de l’Université de Lubumbashi en 1990, et qui s’était soldée par le massacre de plusieurs d’entre ces derniers.
Ces relations ont retrouvé leur tonus à l’avènement de Joseph Kabila qui a véritablement impulsé les rapports entre Kinshasa et Bruxelles et permis aux deux capitales de renouer le fil du dialogue et de positiver leurs rapports.
Il faut avouer que, du côté belge, la présence d’un certain Louis Michel au sein du Gouvernement Verhofstadt en qualité du chef de la diplomatie a été un élément déterminant qui a su asseoir les nouvelles relations bilatérales sur une base de confiance réciproque. En effet, s'investisant à fond dans le rétablissement des relations belgo-congolaises, Louis Michel a su se départir des idées recues vis-à-vis de ses interlocuteurs congolais. En dépit des pesanteurs inhérentes à la formule 1+4 issue de l'Accord glabal et inclusif, Louis Michel a trouvé auprès de ses interlocuteurs un sens de responsabilité avéré, si bien que entre lui et ses répondants le courant n'a eu de cesse de passer pendant tout le temps qu’il a piloté la diplomatie belge.
Exit Louis Michel, voici venu Karel De Gucht qui très rapidement et presque sans transition se met à marcher sur les plates-bandes que son prédécesseur a patiemment labourées, et traiter les dirigeants congolais de moins que rien.
Le plus étonnant est qu’aucun politicien congolais, hormis Joseph Kabila ne s’est senti concerné ni encore moins offusqué par les envolées oratoires injurieuses de ce ministre flamand des Affaires étrangères pourtant destinées à la consommation de l’ensemble de la classe politique nationale ! Alors donc que l’on s’était attendu à une levée de boucliers générale, on a eu droit à un silence des catacombes dans les états-majors politiques locaux, attitude qui ne pouvait qu’enhardir Karel De Gucht à récidiver dans l’effronterie, quitte à trouver des oreilles complaisantes qui sont même accommodées aux récents propos tenus par l’homme d’Etat belge qui suggère la formation d’un Gouvernement d’union nationale en République démocratique du Congo au lendemain des élections.
La suggestion, point besoin d’être sorcier fait la part belle à tous ceux qui se savent d’avance qu’ils ne sortiront pas des urnes sans avoir bu la grande tasse. A cette catégorie appartiennent entre autres les Banyamulenge d’Azarias Ruberwa, moins à cause de leur ascendance rwandaise qu’en raison des armes que leurs partisans ont daigné porté contre la République, qui ont endeuillé et qui continuent à endeuiller de nombreuses familles dans les deux Kivu !
L’autre argument qui tend à plaider en faveur d’une solution politique à la burundaise qui attribuerait d’office à la minorité banyamulenge un quota de postes dans toutes les institutions politiques post-électorales nous paraît aller à contre-courant de l’Accord global et inclusif qui préconise l’organisation des élections au terme de la Transition, nonobstant tout autre accord politique ultérieur qui sans aucune raison d’être sauf celle de sauver du naufrage politique les éventuels perdants aux élections.
Mais si tel est le but inavoué de Karel De Gucht, pourquoi l’on n’irait-on pas droit au but, plutôt qu’à anesthésier l’opinion avec des considérations d’ordre financier présentées comme obstacles insurmontables à la tenue de ces élections qui deviennent en fin de compte hypothétique ? Karel De Gucht milite en faveur de la survie politique des Banyamulenge, c’est clair comme l’eau de roche. Et l’empressement d’Azarias Ruberwa à appuyer la démarche du ministre belge des Affaires étrangères est l’indice plus que rassurant sur la connivence qui lie les deux hommes s’agissant de la place au soleil que l’on voudrait accorder à la communauté tutsie vivant sur la colline Mulenge.
Il est vrai que les Banyamulenge constitue une ethnie minoritaire dans le microcosme congolais, mais il est tout aussi vrai que certte ethnie a été superbement ignorée du temps de la colonisation qui n’a distingué que quelques 452 tribus sur tout le territoire du Congo belge, tous minoritaires entre eux.
Et qu’aujourd’hui, 45 ans après la proclamation de l’indépendance du Congo par la Belgique un ministre des Affaires étrangères de ce pays en vienne à revendiquer des droits pour une ethnie qui n’en a même pas le droit normalement, on en devine le bien-fondé réel d’une telle démarche susceptible de créer un fâcheux précédent historique, d’autant d’ailleurs que ceci ouvre la voie – et ce ne serait du reste qu’à juste titre –à une équation insoluble dans la mesure où, toutes les ethnies étant entre réputées elles minoritaires auraient de ce seul fait prétendre au bénéfice de ce de l’exception que Karel De Gucht cherche à obtenir pour les Banyamulenge.
Non, sincèrement Karel De Gucht doit cesser de distraire les Congolais qui ont le sentiment qu’il roule pour une minorité particulière à laquelle ses arrières-arrières grands-pères coloniaux n’avaient pas reconnus de droits particuliers parce que n’ayant pas une terre d’origine sur le territoire du Congo belge. Cela étant, on a aucune peine à comprendre ce que veut au juste cet homme auquel la nature a privé du moindre entregent nécessaire pourtant dans en diplomatie !
Non, Karel De Gucht doit cesser de distraire les Congolais et surtout cesser de s’immiscer délibérément dans les affaires qui relèvent de notre seule souveraineté. Sa hargne à désacraliser la fonction présidentielle dans notre pays, ses manœuvres souterraines visant à déstabiliser le Président Joseph Kabila en distillant des contrevérités sur ses origines ne trompent personne sur les objectifs visés par cette campagne diffamatoire et politiquement préjudiciable au futur candidat aux élections que pourrait éventuellement être Joseph Kabila.
Le peuple congolais aspire à aller aux urnes et s’exprimer sur les hommes qu’il veut voit diriger ce pays. Il ne n’appartiendra nullement aux vainqueurs, au terme des élections à venir, à brimer les perdants, encore moins à leur refuser les droits que leur reconnaît la Constitution actuellement sous examen au Sénat. Pour cette raison, Karel De Gucht devrait plutôt apaiser les inquiétudes des uns et des autres et les assurer de la garantie de la communauté internationale quant à la protection des minorités au lendemain des élections en Rdc, au lieu de suggérer la création d’un Gouvernement d’union nationale qui restreindrait la capacité de travail des élus du peuple sortis des urnes.
Si l’on prend prétexte sur le danger que l’on pourrait craindre de voir l’un ou l’autre perdant retourner dans le maquis en cas de défaite électorale, eh bien dans ce cas, il ne nous restera qu’à avouer que la communauté internationale est ce que De Gaulle a appelé pour l’Onu, à savoir un « machin » incapable à imposer sa férule sur des trublions à l’heure de satellites espions et des sanctions contraignantes capables de ramener à la raison des gens qui rêveraient de recourir une fois de plus aux armes pour se faire justice après s’être noyé dans les urnes.
MMC
Les négociations secrètes se poursuivent au niveau de la troïka occidentale sur la situation en République démocratique du Congo. Ce qui présage des jours déterminants pour le reste du processus de la transition. D’ores et déjà, il nous revient que les Américains ne voudraient pas entendre parler du shéma 1+4 pour le reste du processus en cours en Rdc
Kinshasa , 18.03.2005 | Politics
Les négociations secrètes se poursuivent au niveau de la troïka occidentale sur la situation en République démocratique du Congo. Ce qui présage des jours déterminants pour le reste du processus de la transition. Le dossier « Rdc », remis sur la table, est en train d’être examiné attentivement à Washington avant que les ministres des Affaires étrangères de la Belgique, des Etats-Unis et de la France lèvent une option définitive.
D’ores et déjà, il nous revient que les Américains ne voudraient pas entendre parler du schéma 1 + 4 pour le reste du processus en cours en Rdc.
L’on se rappellera que Le Potentiel avait fait état de la réunion du 15 mars 2005 entre les ministres des Affaires étrangères de la Belgique, de la France et des Etats-Unis. Elle est intervenue à la suite des entretiens que le président George Walker Bush avait eus, quelques semaines auparavant, avec le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht.
Au cours de cette rencontre, les trois personnalités avaient convenu de s’entendre sur le calendrier de travail relatif à l’évolution de la transition en Rdc, son incidence sur la paix et la sécurité dans la région des Grands Lacs. Mais, aussi sur les priorités et les échéances qu’il reste à fixer pour que cette transition soit une réussite, comme le confirment les « Dépêches de Brazzaville » citées par Africatime.
Le document de travail, élaboré par le ministre belge des Affaires étrangères - ainsi que nous l’écrivions dans l’une de nos dernières livraisons — est donc examine par les délégations belge et américaine depuis mardi dernier. Les discussions y sont laborieuses, apprend-on de sources concordantes.
Des divergences, trois idées forces Le document présenté par les Belges aux Américains est l’objet de divergences, rapportent les mêmes sources qui indiquent que, selon 1’état des lieux établi par Bruxelles qui s’appuie sur les récents voyages de son ministre des Affaires étrangères en République démocratique du Congo, le retard accumulé, sur les plans politique et sécuritaire ainsi que dans la mobilisation des ressources, ne permet pas d’envisager un scrutin sérieux au 30 juin 2005 ; peu d’acteurs politiques Congolais de la transition tiennent réellement à l’organisation des élections ; les élections ne peuvent être envisagées que vers la fin de l’année en cours.
A 1’analyse de cet état des lieux établi dans l’intention de lever une option définitive, la Belgique semble faire encore confiance au leadership Congolais actuel, avec la perspective de réunir les préalables au niveau de la sécurité pour une organisation crédible des élections en décembre 2005, au plus tard.
Si les Américains partagent ces inquiétudes, ils n’adhérent pas pour autant à ce schéma. Les « Dépêches de Brazzaville » relèvent que, pour les Etats-Unis, tout ce retard accumulé découle de l’échec du leadership actuel au pouvoir à Kinshasa. Selon eux, la transition doit être arrêtée au terme de 24 mois, il faut prendre en compte la rue et les forces politiques et sociales opposées à toute prolongation de la transition. Le Département d’Etat se montrerait réservé sur le fait qu’on puisse faire confiance à une direction qui a échoué.
Les divergences, comme on le voit, apparaissent nettement entre Washington et Bruxelles. Aussi apparaît-il que les Etats-Unis remettent manifestement en cause la formule « 1 + 4 », laissant à lors libre cours à toutes les interprétations.
Quand bien même ils partageraient les mêmes inquiétudes, les Belges et les Américains ne disposeraient pas d’un même schéma. Ainsi, les négociations secrètes en cours visent à accorder les points de vue sur l’action à entreprendre ensemble.
Evidemment, ces divergences suscitent plusieurs interrogations. Que veulent dire exactement les Américains lorsqu’ils affirment que la transition est de 24 mois ? Ou, encore, que la « direction » a échoué ? Admettons qu’ils arrivent à convaincre les Belges pour qu’ils rallient leur point de vue, qu’adviendra-t-il ?
Il est bien entendu que de nombreuses stratégies sont envisagées. Mais, elles dépendent surtout de la volonté politique des acteurs Congolais de conduire cette transition à bon terme. D’aucuns sont convaincus que la pression qu’exerce actuellement le Comite international d’accompagnement de la transition (Ciat ) devrait exhorter les acteurs politiques Congolais à évoluer dans le bon sens.
Dans ce contexte, Bruxelles et Washington prendront alors en compte toute évolution positive en vue de rencontrer les préoccupations du peuple Congolais. Car, à en croire des informations en provenance des Etats-Unis, un débat houleux s’est déroulé récemment à la Chambre les Représentants sur la contribution à la Monuc de Washington, qui intervient à hauteur de 40% dans son budget annuel. Les députes américains exigeraient être fixes sur l’évolution de la transition en Rdc et les chances d’aboutir à un résultat satisfaisant, lequel serait couronné par un retour de la paix sur le territoire Congolais et dans la région des Grands Lacs.
L’ultimatum de Kofi Annan : élection en 2005
Dans une déclaration faite mercredi à New York le Secrétaire général de l’Onu, a invité les autorités Congolaises à tout mettre en oeuvre pour organiser les élections dans les délais prévus. Précisément en 2005. Plus qu’une simple déclaration, il s’agit d’un autre ultimatum en direction de la classe politique Congolaise pour que la transition prenne effectivement fin cette année.
M. Kofi Annan soulève ici les préoccupations de la Communauté internationale, lasse des tergiversations des hommes politiques Congolais. Mais, coincée aussi par la facture de plus en plus élevée de la mission de paix de l’Onu au Congo. Une facture qui se chiffre à quelque 746 millions de dollars Usd annuellement, sans oublier les pertes en vies humaines.
En d’autres termes, Kofi Annan qui est étroitement associé à cette démarche de la troïka occident, partage les mêmes inquiétudes belges et américaines quant à l’évolution de la transition en Rdc. Or, toutes les parties soulignent qu’il n’y à plus d’autres alternatives que l’organisation, en 2005, des élections en République démocratique du Congo. Tel est le point de convergence de toutes les parties.
Le Potentiel
Back to top |