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Débat sur la nationalité: Le HCR en quelque sorte tranche en répatriant 283 immigrés Rwandais de «Deuxième Génération» chez eux.
Par A.R.Lokongo, 29.07.2004
D’après une dépèche de l’IRIN, datée le 27.07.2004, le Haut Commissariat au Réfugiés vient de répatrier 283 immigrés d’origine Rwandaise de «Deuxième Génération» qui occupaient les terres à Kalehe, à l’est de la République Démocratique du Congo.
Un agent du HCR a déclaré à l’IRIN: «Ce groupe de 283 personnes était composé des Rwandais de «Deuxième Génération» dont les parents se sont émigrés au Congo pour travailler dans des mines d’or ou comme des fermiers.»
Ils étaient transportés par trois camions du HCR de Bunyakiri jusqu’à Bukavu, avant d’être répatriés au Rwanda.
Un agent du HCR après les avoir interviewés, a catégoriquement réjété les mensonges colportés par Mussa Fazil Harerimana, le gouverneur de la ville Rwandaise frontalière de Cyagungu, selon lesquels des cas de viols et de tortures, ont été enregistrés, ainsi qu’une détention forcé de deux semaines par les soldats Congolais dans un camp militaire pour contraindre les infortunés à accepter qu’ils étaient des Rwandais et non des Congolais, en dépit de leur cartes d’identité.
«Personne parmis ces gens ne nous a déclaré pendant l’interview qu’ils étaient torturés. Cette information nous surprend et elle est tout à fait nouvelle pour nous, » a déclaré ce t agent du HCR.
«Comment est-ce qu’ils pouvaient nous déclarer qu’ils étaient des Rwandais au Congo et dès qu’ils ont franchi la frontière, ils sont devenus des Congolais?», s’est-il demandé.
Cette répatriation intervient juste au moment ou la loi sur la nationalité est au centre d’un vif débat au parlement de transition à Kinshasa, surtout en ce qui concerne le problème de la double nationalité. Ça beaucoup de problèmes au Zimbabwe ou le gouvernement du Président Robert Mugabe a démandé à tous les fermiers blancs de renoncer à leurs nationalités ou passeports britanniques au profit de la nationalité et du passeport Zimbabwéen s’ils aiment vraiment le Zimbabwe et ne veulent privilègier que son intérèt national. Très peu ont obtempéré à cette demande et ont préféré quitter le Zimbabwe pour la Grande Bretagne, les États-Unis ou l’Australie.
Ce problème se pose avec plus d’acuité au Congo, d’autant plus que certains acteurs politiques du gouvernement de transition – disons ministres - sont détenteurs d’une double nationalité, ce qui s’avère très dangereux dans l’état ou se trouve le Congo actuellement. Les ministres avec double nationalité sont intouchables au sein des gouvernements Africains, car leurs pays d'adoption, souvent des superpuissances haussent le ton contre au cas ou on veut led demettre même s'ils commettent des bavures: incompétences, detournement, corruption.... On en a vu pendant le tout dernier rémaniement ministerial au Congo.
«Personne ne peut servir deux maîtres, ou bien il haira l’un et aimera l’autre, ou bien il privilègiera l’intérêt de l’un et minimisera l’intérêt de l’autre». C’est une vérité biblique, sans pourtant oublier que même ceux des Congolais qui n’ont pas changé la nationalité sont aussi capables de brader le patrimoine national. Ce ne sont pas les preuves qui manquent (…).
Quant au phénomème «Banyamulenge», nous pouvons conclure que certains parmis eux veulent tout simplement garder des terres au Congo, mais à vrai dire leur coeur se trouve au Rwanda. C’est là ou le problème de «double nationalité» se pose. Ce sont ces «Banyamulenge» là, auteurs de tous les crimes qui viennent de mettre en jeu, d’hypotèquer leur «Congolité». Ils ne meritent pas la nationalité Congolaise parcequ’on ne peut pas considérer un pays comme sa patrie et l’agresser, détruire les maisons, tuer les intellectuels, piller ses richesses, violer ses filles. C’est justement ce que font ces «Banyamulenge» à l’Est de notre pays dépuis 1998.
Pendant les élections de l’année dernière, il y a des «Banyamulenge» qui ont franchi la frontière pour aller voter Kagame et par après son revenus au Congo. Ça c’est de la duplicité et nous la condamnons vivement. Nous condamnons aussi certaines tendances fédéralistes au sein de la communauté «Banyamulenge». Ni Lumumba, ni Mulele, ni Kabila n’ont prôné le fédéralisme.
C’est suite à cette duplicité qu’une fois remarquée, Mobutu, maître en calcul politicièn, s’est rendu compte tard et est revenu sur sa décision d’avoir accordé en 1976, une nationalité de couverture à tous les «Banyamulenge» sous l’impulsion de Bisengimana, alors son directeur de cabinet et lui même un «Munyamulenge». Il leur a rétiré la nationalité et quand les «Banyamulenge» se sont soulévés, il les a mâtés en lancant «l’Opération Mbata» contre eux.
La nationalité ne s’acquiert pas par la seule force des armes. Au Congo, le problème de nationalité ne peut jamais se resoudre par des accords abracadabrants. Mobutu a donc été rattrapé par l’histoire. Qu’on le veule ou pas, l’histoire temoigne qu’avant la conférence de Berlin, le sultanat du Rwanda est l’habitat des Tutsi, des Hutu et des Twa (pygmées), tandisque le Kivu est l’habitat des Bahololo, des Bahavu, des Babembe, des Bashi, etc.
L’ancien président Hutu Rwandais, Pasteur Bizimumngu qui vient d’echopper 15 ans en prison au Rwanda a desinformé l’opinion internationale en brandissant une vieuille carte qui montrait que les deux Kivu étaient jadis partie du Royaume du Rwanda. C’est faux et archifaux. Bizimumngu a été utilisé par Paul Kagame pour la sale besogne. Et maintenant, c’est le même Paul Kagame qui l’a fait écroué pour avoir osé former un autre parti politique autre que le FPR des Tutsi. Manger avec Kagame c’est manger avec le diable!
Le problème des Tutsi Congolais d’origine Rwandaise est une conséquence de la colonisation, des luttes tribales entre Hutu et Tutsi chez eux au Rwanda et au Burundi, et de la dictature de Mobutu. Au Congo, ils sont devenus le «Cheval de Troie» du Rwanda, un Rwanda avec des velléités hégémoniques. Après la récuperation de Bukavu, cette stratégie ne va plus mordre. Vive la vigilence Congolaise!
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