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(Grands-Lacs Confidentiel 14/01/2005)
Naviguant entre Goma et l'Afrique du sud, le Rwandais Bizimana Karahamuheto, dit
Bizima Karaha négocie des contrats d'achat d'armes en Afrique du Sud pour
le compte des Rwandophones installes a Masisi, Rutshuru, Walikale et ceux établis
a Uvira et Fizi. Les navettes qu'il effectue entre Goma et l'Afrique du Sud rentrent
dans le cadre des préparatifs d'une nouvelle guerre contre la RDC qui serait
déclenchée avant les élections démocratiques au Congo.
Bugera centralise la collecte d'armes en Afrique du sud pour l'Est de Congo. Une
guerre totale serait lancée sur toute l'étendue de la RDC en partant
du Kivu.
Bujumbura est devenue la plaque tournante des activités de Bizima Karaha.
Chaque fois qu'il arrive à Bujumbura, il fait des réunions secrètes
dans les quartiers des riches tutsis de Mutanga, à Ngagara, à l'Hotel
Source du Nil ou au bord du lac Tanganyika au « Club des Vacances »
sur la route Bujumbura - Gatumba. Les rencontres préparatoires s'intensifient
avec comme participants des officiers tutsi du noyau dur de la suprématie
tutsi en Afrique centrale qui viennent du Rwanda et du Burundi. Il y a aussi des
participants congolais qui sont basés à Uvira, Bukavu et Fizi. Ceux-ci
repartent à chaque fois au Congo avec de nouvelles instructions pour les
préparatifs de cette guerre.
Grands-Lacs Confidentiel a appris de ses sources à Uvira que les rwandophones
reprennent d'eux-mêmes le chemin de l'exil vers le Burundi. Ceci ne présage
rien de bon pour les Congolais. En effet nous rappelons à nos lecteurs
que le même phénomène s'est produit quelques semaines avant
les massacres de Gatumba et que l'ennemi a tout fait pour utiliser ces massacres
comme prétexte pour envahir le Congo. Depuis, les rwandophones sont revenus
à Uvira, et repartent maintenant.
Nos sources précisent que dans ce même cadre de préparatifs
guerriers, le gouvernement tanzanien ainsi que l'Onu seraient très activement
impliques. Benjamin Mkapa aurait déjà donne son feu vert pour l'agrandissement
des deux camps abritant les réfugiés congolais dans la province
de Kigoma : Lugufu et Nyarugusu. Ces camps ont déjà une superficie
d'environ 5 km carrés chacun et seraient agrandis pour contenir de nouvelles
vagues des réfugiés congolais. Quelle prévoyance!
Le gouvernement burundais qui est directement implique dans le coup, comme par
hasard amenage aussi pour la même circonstance tant attendue par les ennemis
du Congo, le camp des réfugiés de Muyinga (nord-est de Ngozi). Il
fait aussi agrandir le camp, l'électrifie et bâtit des maisons beaucoup
plus solides pour les réfugiés congolais
A la suite d'une forte campagne clandestine menée par l'Angleterre pour
le positionnement des tutsis en Afrique des grands-lacs la Tanzanie est maintenant
convaincue de la nécessité de cette « guerre finale sur le
Congo » selon le refrain habituel que le Rwanda doit attaquer le Congo pour
assurer sa propre sécurité et pour éviter "un autre
génocide rwandais". En récompense les pays occidentaux favorables
a Kigali (dont en tête les États-Unis, Israël et le Royaume-Uni),
autorisent la Tanzanie à renvoyer massivement des rwandais qui vivaient
sur son territoire depuis les années cinquante, prétextant qu'ils
causeraient des troubles. Prétexte mensonger, il s'agit de les envoyer
au Congo peupler les territoires originairement occupes par les autochtones dont
la plupart ont été décimées.
Les Rwandais craignent que les élections en RDC les privent subitement
de leurs revenus des pillages au Congo, ce qui signifierait de ce fait même,
qu'ils devraient rentrer chez eux. Une partie de leur plan consiste a utiliser
Tshisekedi pour bloquer le processus électoral.
Le moment est favorable a l'organisation de la guerre car la communauté
internationale a les yeux aujourd'hui tournés vers l'Asie du sud-est où
un raz-de-marée d'origine douteuse a fait plus de 150 mille morts
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