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Les rétombés de Gatumba: Ménacés et intimidés par les hommes de Nkunda, les réfugiés Congolais en Ouganda délient leur langues.
Par A.R. Lokongo, 19.08.2004
Les enquêtes en perspective par la Cour Criminelle Internationale sur le génocide de plus de 5 millions de Congolais commencent à donner des insomnies à l’un de ses auteurs, le général Munyarwanda Laurent Nkundabatware. Ce dernier essaie déséspément de couvrir les évidences en cherchant à museler certains Congolais qui ont trouvé asile à Kampala en Ouganda et qui sont des temoins occulaires incontournables des crimes contre l’humanité commis par Nkunda. Pour bien mener son «Opération Effacez le Tableau», Nkunda actuellement s’adonne à des intimidations et à des ménaces de mort à l’encontre de ces Congolais sisnistrés et determinés à livrer leurs temoignages Cour Criminelle Internationale.
East African, un hebdomadaire basé à Nairobi, dans son édition du 16.08.2004, a dénoncé une chasse à l’homme entreprise par les hommes de Kagame et de Nkunda pour traquer les réfugiés Congolais, temoins occulaires incontournables des crimes contre l’humanité. East African a aussi révélé comment les autorités Ougandaises exigent des rélations sexuelles avec les femmes Congolaises en contre partie de l’octroi du statut de réfugié politique.
East African cite le cas de «Maman Bernadette» qui a fui son village de Rutsuru, attaqué en avril 2000 par les troupes Rwandaises et du RCD; une attaque pendant laquelle, tous les membres de sa famille élargie ont été massacrés. «Maman Bernadette» a reussi de fuir avec ses enfants, ne sachant pas où se trouvait son mari Munyamulenge pendant l’attaque. Jusqu’alors, il demeure introuvable. Quand elle a commncé à parler de ses expériences, sa fille a été attaquée une nuit par les actvistes du RCD à Kampala en Octobre 2004.
Les réfugiés Congolais à Kampala ne jouissent pas ni de la prtection de la police Ougandaise, ni du Haut Commissariat aux Réfugiés.
L’autre cas, mis en evidence par East African, c’est celui de «Maman Agathe», «la Princesse du Royaume des Bafulero» comme elle est connue au Sud Kivu, où les Rwandais qui fuient les tuéries inter-ethniques entre Hutu et Tutsi chex eux, ont toujours trouvé réfuge.
«Maman Agathe» a été arrêtés par les hommes en uniformes du RCD en 2002. Écrouée à la prison centrale de Bukavu où elle a été torturée et violée à plusieures réprises. Elle a perdu une dent par la suite et a acqui des cicatrices dans ses bras. Elle a reussi à s’échapper de la prison en échangeant sa montre en contre partie de la liberté. Elle a quitté Bukavu pour Bunagara chez sa mère, mais ils l’ont encore poursuivie jusque là. Elle a fui chez son oncle à Goma. Là elle n’était pas en sécurité non plus, jusqu’à ce qu’elle a décidé de quitter le Congo pour l’Ouganda avec sa mère et ses enfants. Elle y a acqui un statut de réfugié, mais peu après sa mère avancé en âge n’en pouvait plus et elle a succombé à l’hypertension. Mais dans la nuit du 2 juillet 2003, des hommes qu’il a reconnus comme des Rwandais ont forcé la porte de la maison qu’elle louait dans un banlieue de Kampala. Elle a crié fort et les voisins sont venus à son sécours. Elle s’est présentée au Haut Commissariat aux Réfugiés pour chercher protection, mais là on lui a dit qu’ils ne pouvaient pas intervenir sans une lettre de la police.
Plus tard, à la Station de la Police de Queen’s Way à Kampala, elle s’est rendue compte qu’une telle lettre lui coûterait 10,000 Shilling Ougandais, soit $5,7. Quand elle a répondu qu’elle n’avait pas d’argent, le Commissionaire de la Police lui a déclaré: «Pour les femmes, ça ne pose aucun problème. Elles n’ont qu’à se déshabiller en contre partie de la lettre».
Selon East African, Zachary Lomo, le directeur de «Refugee Law Project»de la Faculté de Droit à l’Université de Makerere, a condamné l’inaction de la police Ougandaise et du Haut Commissariat aux Réfugiés face aux drame des réfugiés Congolais qui sont visés par les hommes de Nkunda qui veulent couvrir leur culpabilité.
Il a déclaré: «La Cour Criminelle Internationale doit sérieusement faire son travail et ne pas précipiter les choses. Elle doit écouter les réfugiés Congolais. Un génocide risque d’éclater au Congo. Si les Banyamulenge se disent victimes d’une discrimination, les autres tribus se considèrent comme de vraies victimes. Plus de 3,5 millions de Congolais ont été massacrés, mais qu’est ce que la communauté internationale a fait? Rien! Ces gens disent que l’Ouganda et le Rwanda ont envahi le Congo sans que la communauté internationale intervienne, lève un seul doigt pour soit mettre fin à cette invasion, soit pour la condamner». Heureusement il y a aussi des Ougandais qui comprennent.
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