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Selon le journal Les Coulisses : RVA/Kisangani saignée à blanc. Le parti de Ruberwa s’octroie plus de cent mille U$ en vue des élections.
D’autres parts, Les Coulisses tire la sonnette d’alarme quant au lotissement des terres à Masisi et à Walikale par Eugene Serufuli
7.08.2005
Wimbi Dira Air ways a versé cinq mille dollars à la Coordination de la Régie des Voies Aériennes (RVA)/RCD/Goma le 7 avril 2005 (quittance n°23567 établie à Goma en charge de la RVA/MS), onze mille dollars U$ le 22 avril 2005 (quittance n°035451), dix-sept mille huit cents U$ perçus le 18 juin 2005 (quittance n°035451) par la Coordination de la RVA/RCD/Goma à Goma. Gas Polet Cargo a, quant à lui, versé successivement les montants de cinq mille soixante dollars U$ le 22 avril 2005 (quittance n°035119), le même montant perçu deux fois le 22 avril 2005 (quittance n°036198 et n°035200) soit un total de quinze mille trois cents dollars U$
La compagnie d’aviation Mango Mat a déboursé à la même structure une bagatelle somme de cinquante-sept mille dollars U$. En faisant le petit calcul, on voit bien que l’administration parallèle instaurée par Azarias Ruberwa qui gère encore l’aéronautique civile dans la partie Est de la RDC a perçu la somme de cent cinq mille neuf quantre-vingts (105.980) U$ pour la seule période du 7 au 22 avril 2005.
A cette somme s’ajoutent Quinze mille U$ pour l’exécution d’un contrat entre les aéroports de Kisangani et la société de télécommunication Vodacom. Le paiement aurait été effectué à Goma sur ordre de la Coordination.
Des manques à gagner importants sont signalés. La Coordination de la RVA du RCD de Me Ruberwa s’octroie mensuellement près de 50 mille U$ pour les billets d’avion des cadres du RCD et leurs familles, amis et connaissances. Raymond Sangara, le coordinateur fait débarquer ses hommes en mission à Kisangani trois fois par mois (mai 2005). Vache à lait du parti du vice-président Ruberwa, la RVA/Kisangani a produit pour ses deux aéroports les recettes ci-après durant les cinq premiers mois de 2005. Janvier (95.670,68 U$), février (80.154,16 U$), mars (103.270,02 U$), avril (114.471,71 U$), mai (72.489,88 U$). A cause de paiement des taxes de la RVA Kisangani à Goma par les compagnies d’aviation, les agents oeuvrant aux aéroports de la ville de Kisangani ne touchent que la moitié de leurs salaires. Cette mesure est d’application depuis le mois de janvier ; question de se faire une cagnotte pour permettre au parti de Ruberwa d’aller aux élections, a indiqué notre source.
En suivant les membres du RCD/Goma donner des leçons de moralité aux kinois, les populations vivant avec la guerre sont ahuries. Ces ex-rebelles sont sans foi ni loi. Car, si le ridicule tuait, ils devaient se taire et confesser. Dans la logique du RCD/Goma, l’argent produit à l’Est leur revient de droit et le principe de la réunification des entreprises publiques et paraétatiques avec leurs directions générales est un vain mot.
Voilà des gens, prédateurs nés qui poussent par leur comportement la communauté internationale à partager la souveraineté de la RDC. Ici, se pose l’équation : bible et politique. Comment allier la foi chrétienne et les pratiques de malhonêteté ? Qui crie Seigneur, Seigneur, n’entre pas au ciel.
Norbert Kisanga Yenge
Goma : Alerte générale : Eugène Serufuli lotit Masisi et Walikale
Déposséder de leurs villages et terres les populations autochtones des territoires sinistrés de Masisi et Walikale. Il n’y a que le gouverneur du Nord-Kivu, Eugène Serufuli qui peut le faire correctement. Tenez ! Par arrêté n°01/049/CAB/GP-NK/2004 du 23 décembre 2004 et quelques mois seulement après l’installation du chef de Division des Affaires foncières de Masisi-Walikale, sieur Bushiri, originaire du territoire de Walikale à Sake. Ce dernier bénéficiant d’une grande audience auprès du Vice-président Azarias Ruberwa et du gouverneur Serufuli, il a plu au gouverneur Serufulu de lotir Masisi et Walikale. Aux termes de l’Arrêté précité la quasi totalité des villages de deux territoires deviennent des centres extra coutumiers et seront lotis par les services des Affaires foncières et du Cadastre de Masisi – Walikale. Et ce, sans le consentement ni des populations concernées ni des chefs coutumiers qui, du reste, sont en débandade depuis les événements qui ont ensanglanté et décimé ces milieux.
Toute honte bue, M. Bushiri et ses commanditaires justifient leur note par la forte concentration et à l’explosion démographique toujours grandissante dans ces villages. Et pourtant ! Pourtant tous les jeunes, vieux, enfants, hommes et femmes de ces deux territoires ont cédé leurs terres aux interahamwe, maï-maï et les infiltrés de l’APR pour fuir dans les milieux urbains et autres centres périphériques comme Kanyabayonga, Kayna, Kirumba, Goma, Butembo, Bukavu voire Kinshasa et Kampala. Ainsi pour le gouverneur Serufuli et ses complices, ces pauvres paysans déplacés de force sont condamnés à rester et à vivre éternellement dans leur asile. Des réfugiés dans leur propre pays et dans les pays voisins.
Le gouverneur Serufuli sait mieux que quiconque que ce ne sont pas les originaires de Masisi et Walikale qui vont être bénéficiaires de ces lotissements. D’autant plus qu’ils sont très appauvris. Ces terres sont destinées à d’autres personnes faciles à deviner. De nombreux observateurs se posent la question de la motivation pour prendre un tel arrêté. Quelle motivation a conduit cette démarche du gouverneur Serufuli ? Pour les esprits avisés, les tutsi et les hutu qui n’ont jamais accepté qu’ils sont coutumièrement dirigés par les hunde et nyanga, pour eux, la création de ce genre de centres leur permet de prendre leur autonomie et de s’assumer. Comme dans le Rutshuru. Aucun texte légal ne prévoit ce genre de structure qui n’existe que dans les grandes agglomérations. Or, dans le cas d’espèce, il s’agit des localités et groupements coutumiers.
Cet acte est interpreté par d’autres gens comme les indices de l’aboutissement d’un agenda caché dès lors que l’acte en soi reste trop suspect. La face cachée de l’iceberg Eugène Serufuli devra répondre de ses actes s’il ne supprime pas cet arrêté, martèle un expert en droit foncier. Pourquoi M. Le Gouverneur ne lotit-il pas Rutshuru, Rugari, Jomba … ? On craint qu’après les villages vient le tour des forêts et steppes de Walikale et Masisi qui seront distribuées sans s’en référer au Parlement. Comme à l’époque de Mobutu, on peut distribuer des terres congolaises sans s’en référer au Parlement. Une cité ne doit être créée que par Arrêté ou Décret après analyse du dossier au Parlement. Ni le gouverneur moins encore l’administrateur de territoire n’a le droit de transformer, de son gré, une agglomération en une cité.
Un centre de négoce n’a aucune valeur juridique. N’importe qui peut déclarer une localité, centre de négoce. En tout cas, cet acte injustifié ressemble à l’arbre qui cache la forêt.
Les Coulisses, Service des enquêtes de la Rédaction
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