|
Didace Kaningini : « C’est vérifié : il y a des Rwandais détenant de pâturages en Ouganda et qui seraient chez nous au Sud-Kivu… » !
[Antoine Roger Lokongo, editeur, Panorama Congolais se félicite du fait que l'histoire lui donne raison presque chaque jour qui passe. Hier j'ai prédit que ces gens changeraient de noms: de Banyamulenge à Rwandophones et aujourdui “les Banyamutara”. Et demain?]
Please, read on...
Longue interview du vice-gouverneur du Sud-Kivu chargé des questions politiques et administratives survole tous les aspects des problèmes de cohabitation, de l’occupation de grandes portions de terres du Kivu par de soit-disant pasteurs rwandais qui font une transhumance plutôt militaire que pastorale
Kinshasa , 04.05.2005 | Politics
Vision: Excellence, vous êtes vice-gouverneur du Sud-Kivu en charge des questions politiques et administratives. Que doivent-ils connaître au plutôt savoir nos compatriotes sur votre Curriculum Vitae?
Didace Kaningini : C’est assez compliqué que quelqu’un pane de lui même. Je suis un ajout de carrière de service public de l’Etat car de 1981 a 1986 j’ai été préfet des études à Kitutu avant d’être recruté Assistant à l’ISP/Bukavu ; La guerre n’a pas été favorable à ce que nous faisons actuellement, mais, est-il que nous sommes entrain de nous organiser pour accéder au titre de chef des travaux. J’ai un passé fourni comme animateur, membre et dirigeant des associations de développement. Déjà en 1984 j’ai été représentant de la coopérative paysanne du territoire de Mwenga à la fédération provinciale de la solidarité paysanne.
J’ai été président du Comité des Hôteliers restaurateurs et Barmen du Sud-Kivu. J’ai été président de la société civile du Sud-Kivu. J’ai fait une carrière scolaire assez brillante par ce que, du petit séminaire de Mungombe où j’ai fait mes études secondaires jusqu’à l’Isp/Bukavu où j’ai distingue c’est ce qui m’a valu d’être assistant comme je disais tantôt. Je suis un homme des relations, j’aime beaucoup écouter les gens et j’ai aussi la capacité d’encaissé par ce qu’en tant que responsable, vous pouvez être diabolisé tout le monde peut ou ne par être de votre coté.
Vision : Les élections sont à l’heure qu’il est incontournable à Kinshasa comme à Bukavu votre fief, comment les préparez-vous avec beaucoup de cas d’insécurité et d’infiltrations étrangères signalées au Sud-Kivu?
Didace k : Vous savez que je suis issu de la composante société civile je ne veux pas dire que je viens d’Europe. Je continue à garder quelques attaches avec la société civile. Ma démarche s’inscrit dans un cadre d’administration et de sensibilisation. Nous sommes entrain de convaincre tout le monde a souscrire au processus electoral. Notre malheur c’est cette histoire du composantes : tant qu’il y aura des pesanteurs entre les différents animateurs de la chose publique, l’autorité de l’Etat ne sauna pas être rétabli sur tout le territoire national parce que, chaque fois que vous voudriez faire quelque chose de bien on vous dira « attention, ne faites pas ça vous risquez de la faire mais à l’encontre des intérêts de telle composante ou tel groupement...
Nous pensons que la préparation des élections passe par ce processus de sensibilisation. Nous faisons qu’il y ait un engagement de tout le monde vers les travaux d’intérêt communautaire notamment dans l’entretien et la rehabilitation des routes. Nous sommes entrain d’animer les groupements paysans et les associations pour que nous puissions commencer à ouvrir des voies qui conduisent aux centres qui servirons des bureaux de vote. Nous sommes là avec les Eglises et les associations dans une compagne d’imprégnation pour que la population ne cède pas au tribalisme, à la corruption et autres maux qui peuvent ronger les élections.
Vision : On signale les cas des centaines des vaches qui traversent la frontière Rwando-congolaise avec plusieurs personnes étrangères qui se volatilisent dans la vallée de la Ruzizi ; les vaches se retrouvent seules ou avec deux personnes! Que signifie cette histoire des vaches ?
Où vont les « bergers » accompagnateurs ? Que fait la province face à ces infiltrations de Mutarule et Buhegere où le journal vision a constaté les faits?
Didace K : Effectivement c’est une affaire bizarre comme vous le dites. Ajout été absent pendant trois semaines, à mon retour j’ai eu des rapports accablants. Selon les rapports, on signale que dans la plaine de la Ruzizi il y a des vaches qui entrent par centaines, peut être par milliers, mais des vaches qui ont pour bergers des personnes spécieuses qui s’appellent des “Banyamutara”qui sont des rwandais venant du nord. Les informations sont vérifiées qu’il y a des rwandais détenant des pâturages en Ouganda et qui seraient chez nous au Sud-Kivu (RDC).
Je crois que lors d’une réunion de sécurité au niveau de la province on a évoqué ce cas. Nous avons mis sur pieds une équipe d’enquête pour que nous puissions nous imprégner de la réalité. Mais on signale que ce sont les mêmes personnes qui ramènent les vaches au Sud-Kivu pour les revendre. Le vrai problème c’est que ces gens sont perçues par nos populations comme des envahisseurs, je ne dirai pas des envahisseurs parce qu’ils passent quand même à nos postes de frontières. Mais les gens qui posent des problèmes sont ces étrangers qui, plus tard, poseront le même problème que ce que nous connaissons avec le résultat de Mib mission indigène ainsi de suites vous connaissez l’histoire.
Et donc nous risquons d’avoir une autre tribu qui s’appellent déjà les Banyamutara, ça signifie qu’ils cherchent une identité traditionnelle, bantouisante et donc, congolaise. C’est une réalité, la première des choses à faire, c’est de chercher un nom “les Banyamutara”. Ils ne sont plus Tusi, ni Hutu.. c’est là que nous disons « attention ». Car nous ne voulons plus d’autres personnes sur notre territoire et nous n’avons pas besoin de connaître d’autres situations à cause d’eux.
Le deuxième problème est que notre administration est transformée, j’ai demandé à l’administrateur d’Uvira qu’il me fasse rapidement des relevés des noms, âges, etc., de toutes ces personnes. Pour les autres qui prennent une autre destination vers les hauts plateaux, on saura, c’est une autre dame, même si c’est politique. Mais, on voudrait que l’état civil enregistre tout mouvement pour que nous ne puissions pas léguer à notre progéniture des problèmes. Voilà pourquoi, je suis de l’avis qu’il faut les remballer le plus vite possible.
Vision: les infiltration étaient encore signalées à Mumosho. Vers NYANGEZI pour atteindre les environs de WALUNGU. Peut-on avoir une idée sur la politique provinciale pour la protection de la population
Didace K : la politique provinciale oui ! mais naturellement elle passe par un outil qu’on appelle « armée ». Nous avons le commandement de la 10ème région militaire à contribution l’armée pour cette mission traditionnelle pour sécuriser la population et ses biens. Il y a deux éléments : vous savez que tous les mutins qui étaient derrière Kundabatare et Mutebuzi, tous ceux-là qui ont constitué ce qu’on a appelé « ILEC » font de libération de l’Est du Congo, se retrouvent aujourd’hui au Rwanda et font navette entre Goma, Kigali et Bujumbura.
On raconte beaucoup des choses mais les éléments en notre possession disent que ce sont les éléments de Mudundu 40 qui sont du coté de Mukungwe, Chizi, Lubonalushinga et Lubonatondo. Ce sont des personnes identifiées comme des Nilotiques Tusi. L’information étant connue, nous avons demandé à l’armée de faire son travail. Même chose pour les services de renseignement, entre-temps nous disons à nos populations de nous signaler tout mouvement suspect.
La deuxième chose dont je voulais parier est que cette histoire du Rwanda ne doit pas créer une psychose dans le mental des congolais pour dire que du Rwanda ne viendront que des gens qui peuvent exterminer les congolais. Là, nous ne ferons jamais rien, nous avons été ici (au Sud-Kivu) sons occupations Rwandaise ; nous les avons combattue et chassées même si ce n’était pas à bout de canon nous avons exercé des pressions entant que société civile et le Rwanda est parti. Nous pensons donc, que ceux qui veulent s’aventurier sur le sol de nos ancêtres, nous trouverons sur place. Nous sommes là, donc, entrain de ire à la population que, plus vous fuyez plus vous cédez a l’ennemi qui trouve la porte ouverte résistons. Je crois que notre discours est entrain de passer.
Vision : A propos de la visite du vice-Président de la République à charge des questions socioculturelles a Bukavu, Est ce vrai qu’il est venu pour la concrétisation du “Barza intercommunautaire ? Que signifie Barza pour les congolais ?
Quelle est votre position là dessus entant que pionnier de la société, ci vite d’abord puis entant que vice gouverneur chargé des questions polico-administratives ?
Didace K : Je vais commencer par la dernière question. En tant que vice-gouverneur, je suis lié à mon serment par rapport au Président de la République. Tant qu’on présente le Barza comme une initiative au participant activement aux activités…
Vision
Back to top |