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MOTION DE CORRECTION DU DISCOURS HISTORIQUE DU CHEF DE L’ETAT, LE GENERAL MAJOR JOSEPH KABILA DEVANT LE SENAT BELGE
MOTION AVANCEE PAR ANTOINE ROGER LOKONGO
Vue l’occasion historique qui a premi au président Joseph Kabila d’être le premier Chef d’État Africain admis à s’adresser devant le Sénat belge,
Vu le bilan positif du dernier périple européen du Chef de l’État au cours duquel il a bien articulé les aspirations du peuple congolais en lutte et qui souffre tant, notamment sur le nécessité d’un nouveau parténariat mûr et equitable entre la République Démocratique du Congo et l’Union Eurpéenne en général et le Royaume de Belgique, l’ancienne puissance coloniale en particulier; un appel pathétique aux investisseurs français, britanniques, allemands et belges à venir investir au Congo; l’établissement d’un tribunal pénal spécial et international pour le Congo; et enfin sur le soutien financier matériel et logistique pour la tenue de la Conférence Régionale sur le Région des Grands Lacs et la tenue des élections libres et transparentes à la fin de la transition, la prémière dépuis que la démocratie a été décapitée à la suite de l’assassinat combien sauvage du Premier Premier Ministre démocratiquement élu, j’ai cité l’illustre Emery Patrice Lumumba;
Vue la determination du Chef de l’État, le Général-Major Joseph Kabila de combattre l’impunité sous toutes ses formes et de ne jamais laisser aucun crime de guerre et aucun contre l’humanité commis sur le sol Congolais impuni;
Avec tout le respect et l’admiration que je porte envers le Chef de l’État, le Général Joseph Kabila, qui incarne la continuité Lumumba-Mulele-LD Kabila, je propose une motion de correction du discours du Chef de l’État, plus précisement la dernière phrase qui clôture le troisième paragraphe du dit discours dans laquelle le Chef de l’État «salue la memoire des pionniers de la colonisation belge au Congo»; et j’avance les raisons suivantes:
1. Le régime colonial Léopoldien étant caractérisé par la terreur, les travaux forcés, les massacres et un génocide de plus de 15 millions de Congolais, il serait une contradiction de saluer la mémoire des crminels d’hier (surtout que les crimes n’ont jamais été amendés, et ne le seront plus) et de vouloir combattre l’impunité et punir les crimes contre l’humanité aujourd’hui commis au Congo dépuis la liquidation combien sauvage Premier Premier Ministre démocratiquement élu, Emery Patrice Lumumba; le régime sanguinaire de Mobutu qui a réproduit le système Léopoldien, la guerre d’agression et de pillage nous assujettis par la coalition anglo-américano-rwando-ougando-burundaise qui vient de coûter la vie à plus de 5 millions de Congolais, un veritable génocide perpétré sous silence et à la grande indifference de la communauté internationale.
2. Cette phrase est susceptible d’être interprétée par les médias réactionnaires occidentaux, mêmes les criminels Mobutistes, comme une contradiction à la déclaration du Père de l’indépendance Congolaise; j’ai cité Emery Patrice Lumumba, qu’il a fait le 30 juin 1960 devant le Roi Baudouin I: «Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire». Ce qui ne peut que nuire à notre souverainété acharnement défendue par le Président Joseph Kabila. Il ne faut jamais leur donner cette opportunité. Il s’en servent pour nous faire diminuer, mais nous ne sommes pas naifs. Mais n’oublions pas qu’ils sont plus nombreux que nous et leur voix mensongère produit des échos formidables au sein de l’opinion publique nationale et internationale toujours habituée à des frivolités emanantes de leur part. Evidemment, certains journeaux belges, réagissant au discours du Chef de l’État, ont publié les photos dépictant des Congolais manchots, avec des bras amputés exactement comme Bemba le fait en Équateur. C’est comme s’ils disaient: «Voilà, qui oublie son passé est condamné à le revivre!».
3. Par mesure de comparaison, je doute fort que les Sud Africains, en dépit de toutes les bonnes infrastructures que le régime raciste apartheid a construit, pourront se lever un jour et saluer la mémoire des pionniers du système d’apartheid.
4. Considéré dans son propre contexte, nous proposons comme suit la reformulation de ce passage du Chef de l’État:
«L’histoire de la République Démocratique du Congo, c’est aussi celle des belges, missionnaires, fonctionnaires et entrepreneurs, hommes et femmes de leur temps. Le peuple Congolais et le peuple belge peuvent ensemble tourner cette page de l’histoire et recommencer à nouveau sur bases des termes égalitaires pour bâtir un avenir meilleur pour nos deux peuple.»
5. Nous savons bien que le Chef de l’État, en prononçant ce discours, a été conscient des rapports de force qui regissent le monde aujourd’hui et a pleinement usé de la tactique pour se faire mieux comprendre à son audience. Mais s’arranger du côté des puissants sans se laisser engloutir, c’est pratiquement impossible. Avec les impérialistes, on ne peut entreprendre une opération de charme et se tirer d’affaires sans se bruler les mains. Les investisseurs occidenatux savent que le peuple Congolais est un peuple nationaliste et révolutionaire. Ils vont certianement poser des conditions avant de revenir. Et les multinationals belges n’ont-elles pas pri part au pillage de nos richesses au sillage des troupes d’occupation?
L’experience d’un passé récent doit nous rendre sages. Les rapports de force ont toujours regi le monde. Rappellons que Patrice Lumumba a été sauvagment liquidé au moment ou l’Union Soviétique était aussi puissante que les États-Unis. Ne perdons jamais de vue, qu’à cette de la globalisation, comme Ludo Martens le dit brillamment dans son livre, Kabila et la Révolution Congolaise, l’intégration du Congo dans l’économie capitaliste mondiale, c’est l’intégration d’une pétite antilope dans cage d’un lion affamé. Solution? Il nous faut un état populaire fort au Congo qui n’engage le reste du monde qu’à ses propres termes. Mzee a trouvé le pays completement devasté, comme il est exactement aujourd’hui, mais il a rélevé bien des défis en un lapse de temps. Tous ensemble, tous unis avec le peuple, tout est possible. Il faut impliquer le peuple dans tout l’exercise du pouvoir. L’organisation est essentielle à toute survie.
6. Sachant que la Belgique a démandé pardon au peuple Congolais dans le cadre de la Commission Parlementaire sur l’assassinat de Patrice Lumumba, un pardon qui ne l’engage pas juridiquement, nous souhaitons qu’après les élections, une commission congolo-congolaise soit établi pour établir la responsabilité des Congolais qui ont trempé dans ce massacre odieux, quelques uns étant encore vivant, car un toiletage complet de notre histoire s’impose.
J’ai dit et je vous remercie.
Antoine Roger Lokongo
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