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REACTION D’UN COMPATRIOTE
Gué-guerre Yerodia-Vital Kamerhe, un faux problème
Albert MUKULUBUNDU
Front des Patriotes Congolais / PT
06.03.2005
«Habillez-vous d’abord avant de poursuivre
un fou»
(Sagesse
africaine).
Les articles parus dans beaucoup de journaux de la capitale
ont fait état d’une gué-guerre entre
Yérodia et Kamerhe ; les révélations
y contenues ainsi que les déclarations à
la télévision de Monsieur Kamerhé,
Secrétaire Général du PPRD, nous
conduisent, en tant que Patriote, à éclairer
l’opinion nationale comme internationale sur la
prétendue guerre des titans au sein de la famille
politique du chef de l’Etat. Nous parlerons de la
famille politique du chef de l’Etat, du PPRD et
des causes de l’agitation de certains membres de
cette famille politique.
I. De la famille politique de Joseph KABILA
Le nom de KABILA est plein de signification comme celui
de Laurent Désiré, il rappelle le ras de
marée qui a ébranlé le mobutisme
et mis un terme à quatre décennies du règne
de la terreur, de l’assujettissement du peuple congolais,
de sa paupérisation, de l’expropriation,
des prévarications et de la destruction du Congo
en tant qu’Etat et
espace de vie. Ce ras de marée était constitué
du peuple congolais tout entier qui ne voulait plus de
ces dirigeants qui avaient excellé dans les mauvais
coups contre lui et
des personnalités comme des organisations patriotiques
qui ont répondu à l’appel de l’AFDL,
laquelle avait déclenché la lutte armée
pour la libération nationale.
Dès le lendemain de la Libération Laurent
Désiré KABILA a été contraint
de gérer les partisans du statu quo, qui voulaient
réduire la Libération à la seule
fuite du Président Mobutu et du dernier carré
de ses fidèles.
Le 02 août 1998 a révélé à
la lumière du jour la conspiration contre notre
pays, orchestrée par certains éléments
issus de l’AFDL, qui ont facilité l’invasion
et l’occupation de notre pays par les troupes rwandaises,
burundaises et ougandaises. L’AFDL s’éclatât
et finit par être dissoute. Seuls étaient
restés autour de Laurent Désiré KABILA,
les patriotes décidés à résister
contre l’occupation du pays. Nous avons résisté
jusqu’à l’assassinat de M’zée
Laurent Désiré KABILA.
Comme Joseph, le nom de KABILA renvoie au chef de l’Etat
actuel de la République Démocratique du
Congo, certes, mais aussi au bien le plus précieux
que M’zée Laurent Désiré KABILA
nous a légué pour le continuer.
A son style et tenant compte des leçons de l’histoire,
Joseph KABILA a accéléré le chantier
de l’ouverture politique en vue de la démocratisation
de la vie nationale.
C’est dans cette foulée qu’est né
le PPRD, en trouvant autour du chef de l’Etat des
personnalités et des organisations patriotiques
que ce dernier n’avait
jamais rejetées. C’est cet ensemble qui s’appelle
Famille Politique du
Chef de l’Etat et que l’Accord de Sun-City
désigne “la composante Gouvernement’’.
Le PPRD est donc une organisation de la Famille Politique
du Chef de l’Etat ; il n’est pas la Famille
Politique du chef de l’Etat. Penser autrement c’est
verser dans le sophisme
politique et dans le surréalisme, une façon
certes originale, mais qui n’est pas objective.
Cette question ne devrait même pas se poser au niveau
de la famille politique où on devrait se réjouir
qu’il en soit ainsi. Que gagneront-on en sarclant
autour du Pprd ? A qui profiterait tel vide intentionnellement
ou imprudemment créé ?
II. Du PPRD
Le PPRD est un parti de la Famille Politique du Chef
de l’Etat ou de la ‘’composante Gouvernement’’.
Il est né pendant que la famille politique était
en négociation à Sun City. Le Pprd a apporté
à la famille politique sa nouveauté notamment
à travers certaines personnalité qui ne
s’affichaient pas avant dans ce qu’il convenait
d’appeler la famille politique d’où
est issu Joseph Kabila. Ne pas reconnaître le Pprd,
c’est également sarcler autour de la famille
politique. Cela ne peut profiter à personne. Qui
de la famille politique , Qui veut réellement la
réussite politique de ce clan politique, pouvait
se mettre à pourfendre le Pprd ? Qu’on le
veuille ou non, Yerodia a toujours enseigné à
ses proches, à tous les members de la famille politique
que le Pprd et le marteau principal de la famille politique.
C’est Presque suppliant que Yerodia a toujours demandé
à tous les marteaux de frapper sur le même
objectif. Pour le moment, cet objectif, c’est l’élection
de Joseph Kabila.
La comédie conduit toujours à la tragédie.
Dès lors, il appartient au Secrétaire Général
du PPRD de faire le point de son fonctionnement et de
répondre à la question de savoir si le PPRD
peut gagner, seul, les élections annoncées.
Quant à nous, nous soutenons le camarade Yerodia
quand il parle de bouquet de fleurs et de plusieurs coups
de marteaux pour enfoncer le clou. En effet, il faut que
cents fleurs s’épanouissent. Le PPRD pourrait
être une belle fleur ; nous pensons qu’il
a sa place dans le bouquet. Seul il ne formerait pas un
beau bouquet dont la beauté viendrait évidemment
de la diversité des couleurs.
C’est une exigence politique aussi vieille que
le monde, surtout quand les circonstances similaires aux
présentes font face aux destins des Nations. Seul
celui qui n’est pas un vrai Révolutionnaire
ne peut comprendre cette dimension. Certains dirigeants
du PPRD, et non de moindres, mais tous heurreusement,
voudraient nous entraîner dans la praxis mobutiste,
dans laquelle ils ont toujours évolué. Cette
praxis est caractérisée par le mimétisme,
la corruption, l’esprit des clochers ; bref, par
le subjectivisme et l’individualisme très
prononcé. La caque sentant le hareng, ils voudraient
nous ramener aux temps de ‘’djalelo, de tata
bo moko, mama bo moko, mokonzi bo moko’’.
Malgré le fait que que tout cela s’est montré
inopérant. Le 24 avril ceux qui scandaient ce slogan,
ont changé de camps et se sont constitué
en opposition à Mobutu. Les plus résistants
ont déserté le camp le 17 mai 1997. Aujourd’hui
il ne reste de cette famille politique Que quelques vestiges
méconnaissables. Mais il 40 ans est mort Lumumba,
les lumumbistes même divisés sont là
luttant debout.
Dommage que certains de ces vestiges aient trouvé
asile dans notre famille politique. Ils sont aujourd’hui
à la base d’une agitation qui explique leurs
propres carences. Accrochés aux mamelles du mobutisme,
ils n’y ont pas appris à organiser un Parti
progressiste, ils le confondent aux ‘’moziki’’
au ‘’Groupe Kake’’ ou au «
Frojemo ». Voilà une question d’Ecoles.
Les patriotes ne se font jamais d’illusions. Nous
tenons compte des désires les plus simples de nos
compatriotes. Cela explique les nombreuses inaugurations
par Yerodia, qui font peur aux adversaires. Etonnant que
certains membres de la famille politique pensent qu’on
peut inaugurer quand on n’a rien entrepris et pensent
le travail politique devrait se limiter aux incantations
flatteuses.
En plus quelle inconséquence ! Celui qui a été
à Sun-City ne devrait pas avoir du mal
à comprendre que la Transition est régie
par un texte qui fixe, sans ambiguïté, les
attributions des différents acteurs. Le Président
de la République est dans son assiette,
comme les sont les quatre Vice-Présidents. Le Secrétaire
Général du PPRD, en battant campagne pour
le chef de file de la famille politique et pour le Pprd,
est dans son assiette. Mais qui a inventé pour
le Vice-Président Yerodia le rôle de fusible
pour le Chef de l’Etat. JP Bemba , Ruberwa et Z’Ahidi
Ngoma seraient des fusibles pour qui ? Il n’y a
personne qui bien compris que Yerodia son rôle auprès
du chef de l’Etat. Il est un vrai second. Ce que
certains ambitieux ne feraient pas.
Le Vice-Président Yerodia est là pour gérer,
suivant les directives du Chef de l’Etat, la ‘’composante
Gouvernement’’, la Constitution de Transition
plaçant le Chef de l’Etat au dessus de la
mêlée. Ceux qui exposent le chef de l’Etat,
ce sont ceux qui le ramènent au rang de’
chef de composante alors qu’il dit lui qu’il
est au dessus de la mêlée en tant que président
de la république. Tout cela parce qu’ils
ne veulent pas se reconnaître à Yerodia comme
coordonnateur de la composante.
Le problème de leadership ne se pose donc pas,
encore moins se justifie la prétendue guerre des
titans au sein de la Famille politique du Chef de l’Etat.
Le camarade Yerodia est notre patriarche. Il est le Gardien
du Temple qui perpétue le culte de vérité,
ressuscité par Laurent Désiré KABILA,
à la suite de LUMUMBA et de MULELE. Il a droit
à la révérence de tous les vrais
Patriotes sans qu’il n’ait besoin de couvre-chef.
Que l’on vienne du Frojemo ou du groupe «
Kake », quand on a adhéré au camp
politique, on doit se conformer aux règles générales
qui régissent le clan. On ne doit pas jouer le
sale jeu de détourner la famille politique de son
sens. Personne n’est distrait. Les attaques d’où
qu’elles viennent, ressembleraient à de la
bave du crapaud. Les patriots nationaliste ont la peau
dure. Yerodia n’a pas survecu à Mobutu et
au mobutisme pour disparaître sous les membres du
Frojemo incapables de mettre leur crai masque.
Il y a un adage qui dit:«Quand un politicien Congolais parle à partir de l'étranger, sa langue se délie davantage».
Vital Kamerhe à Londres: Les acteurs politiques Congolais agissent selon ce que leur dicte leur système digestif.
Par A.R. Lokongo
3.03.2005
Il y a uncertain temps dépuis que les violons ne s’accordent pas entre le Sécrétaire Général du PPRD et le Vice-Président Abdoulaye Yerodia Ndombasi, qui se veut le rassembleur des differentes composantes, mouvements, groupes d’opinion et partis se réclamant de l’obédience nationaliste et de la famille politique du Chef de l’État Joseph Kabila.
S’adressant à la communauté congolaise de Londres le weekend dernier , Kamerhe avait déclaré à ce sujet que «Mr Yerodia est membre du PPRD comme tous les autres, qu’au sein du PPRD, la difference d’opinion est le bien venu, car du choc des idées, jaillit la lumière mais que tout doit se faire au sein de la famille politique. Entre moi et le Vice-Président il n’y a pas de problème. Il y a des gens – nos ennemis politiques bien entendu, qui ont voulu exploiter nos differences d’idées».
Cette déclaration surprend dans la mesure ou, c’est Monsieur Kamerhe qui est allé laver les linges sales de la famille politique du Chef de l’État dans la presse même, à travers des articles injurieux contre le Vice-Président Yerodia parus dans le journal Le Palmares.
A la question de savoir pourquoi dans son allocution il n’avait pas touché au rôle négatif joué par les superpuissances occidentales dans la guerre d’agression contre le Congo, Mr Kamerhe a déclaré: «Nous ne devons pas nous tromper d’époque. Lumumba et Kabila ont prôné un langage direct qui leur a provoqué des conséquences néfastes. C’est ce que moi, dans ma position, je ne peux pas le faire. Mzee Kabila s’est même publiquement venté d’avoir décroché le téléphone à Madeleine Albright, l’anciènne Sécrétaire d’État Américaine, ce qui a produit des effets negatifs, tout comme le départ de Masire. Nous devons, dans le contexte du monde actuel, adopter ou privilègier une diplomatie non-confrontationelle.»
C’est dans ce contexte que Mr Kamerhe a évité de répondre à la question de savoir quelles sont les contrats qui sont signés avec quelles multinationales pendant la transition et quelles sont les dividendes pour l’État Congolais.
Mr Kamerhe a évoqué le modèle du Zimbabwe, dirigé par le Président Robert Mugabe. Ce dernier, a-t-il dit, a bien contruit son pays, même s’il reçoit les foudres de la Grande Bretagne l’anciènne puissance coloniale.
Or, au Zimbabwe, Robert Mugabe invite les investisseurs dans son pays et non des prédateurs et leur demandent de payer 50% des leurs investissements à l’État Zimbabwéen. Quelle tolée cela provoquerait au Congo, ou les commissions ministérielles sont à l’ordre du jour même si l’investisseur, surtout dans le secteur minier, ne verse même pas un sout à l’État. Au Zimbabwe les ordinateurs sont distribués au niveau des écoles primaires même, alors qu’au Congo, ce sont les parents qui doivent supporter la scolarisation de leurs propres enfant en payant les enseignant. D’ailleurs les élèves s’asseoint sur le sol pour suivres les leçons alors que le Congo est riche en bois!
Mr Kamerhe a fustigé la politique du ventre qui fait courir les acteurs politiques Congolais, les soi-disant opposants, acharnés jusqu’à aller manipuler la dipolomatie belge chapeautée par Karel De Gucht.
Il a sévèrement critiqué les acteurs politiques qui agissent selon ce que leur dicte leur système digestif, les mêmes, a-t-il dit, qui ont entouré Mobutu et étaient plus mauvais que lui.
«Mobutu n’avait pas toujours tort dans tout ce qu’il faisait. Il y avait des individus plus pire que lui autour de lui.»
Mr Kamerhe, qui a déjà déclaré que personne ne gagnera les élections avec une grande majorité, a évoqué un autre prétexte courant, notamment l’âge du Chef de l’État et la date butoir du 30 juin 2005 pour organiser les élections, en insistant sur la compétence et la sagesse dont Joseph Kabila fait preuve. Il a invité ceux qui entretiennent des bruits autour de la date butoir du 30 juin de fournir dees moyens réquis avant cette date pour qu’on aille aux élections.
«Mais, face à toutes les insanités, Joseph Kabila – le seul qui n’a pas ménacé de quitter les institutions de la transition jusqu’à ce jour, lui, est blindé, comme il l’a déclaré lui même. Faire la politique au Congo, c’est fabriquer des mensonges à partir de Kinshasa. Moi j’ai silloné tout le pays, à l’intérieur et j’ai pu bien identifier les aspirations de notre peuple, » a-t-il déclaré en substance.
Mr Kamerhe a dénoncé ceux qui font circuler «des documents fictifs faisant état des accords de Lemera que Laurent Désiré Kabila aurait signé avec les Rwandais» avant la geurre de l’AFDL. Il y avait évidemment de tels gens dans la salle, comme Mr Robert Mbelo, pour ne citer que celui là. Ce dernier n’a pas lévé un seul doigt pour contredire Kamerhe.
Mais là ou le bas blèsse, c’est lorsqu’à la question de savoir ou le Sécrétaire Général du PPRD (tous les membres de sa famille ont démandé asile en Europe, selon une source qui a réqui l’anonymat) trouve de l’argent pour entreprendre des voyages à l’étranger, Mr Kamerhe a répondu que le PPRD est un grand parti qui fonctionne grâce à la cotisation de ses membres. Il a donné comme example le fait que les délégués venus de l'Europe ont payé leur propres billet et a pointé du doigt une dame qui était dans la salle, qui, a-t-il dit lui a offert gratuitement de l’argent dès son arrivée.
Madame Mamy Amato, parce que c’est d’elle qu’il s’agit, coordinatrice de la charité Bondeko à Londres, mariée à un Irlandais. Cette dame a insulté l’auteur de cet article l’accusant d’un fanatique Kabiliste et l’avait invité de parier sur le retour immiment des Mobutistes au pouvoir.
Finalement Mr Kamerhe nous a informé que l'illusion n'était plus permise. Le Nord-Kivu se trouve aux mains des Rwandais (...).
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